100 chefs d’oeuvres méconnus des musées de France PDF

Artiste au confluent des cultures nordique, italienne et française, contemporain de Jacques Callot et des frères Le Nain, La Tour est un observateur pénétrant de la réalité quotidienne. Son goût prononcé pour les jeux d’ombres et de lumières fait de lui l’un des continuateurs les plus originaux du Caravage. Le rapport entre 100 chefs d’oeuvres méconnus des musées de France PDF et peinture : comment son œuvre picturale a-t-elle imprégné la littérature ? Georges de La Tour est baptisé le 14 mars 1593 à Vic-sur-Seille, siège du bailliage de l’évêché de Metz.


Dès que le mot chef d uvre est prononcé, ce sont toujours les mêmes uvres fameuses, réalisées par les maîtres les plus célèbres, qui reviennent. N y a-t-il pas nombre d « uvres d art particulièrement accomplies » (Larousse) dans les musées de France, que l on oublie d admirer ? Jean-Luc Chalumeau a par exemple été frappé par le fait que dans le plus grand musée du monde, le Louvre, le défilé des visiteurs est continu dans la « Galerie Médicis » présentant les grands Rubens, alors que tout à côté, presque personne ne pénètre dans une petite salle contenant notamment une pure merveille : L élévation de la croix du même Rubens, esquisse à l huile de petit format qui n en est pas moins un authentique chef d uvre. Parcourant une quarantaine de musées en France, il a sélectionné cent cas de ce genre, souvent uvres de grands artistes abusivement considérées comme « mineures », mais parfois aussi d autres, tout autant de premier ordre, négligées parce que leurs auteurs sont plus ou moins tombés dans l oubli. On trouvera ainsi les noms attendus de Raphaël, Léonard de Vinci, Watteau, Chardin, Poussin, David, Ingres, Manet, Degas etc. Mais aussi ceux de Lorenzo Lippi ou Louise Moillon, injustement oubliés. Le livre va du Quattrocento aux temps modernes en cinq parties : 1. Les chefs-d uvre intemporels. 2. Les chefs-d uvre classiques. 3. Les chefs-d uvre maniéristes. 4. Les chefs-d uvre baroques. 5. Les chefs-d uvre modernes.

L’acte de baptême de Georges de La Tour, conservé au Musée départemental Georges-de-La-Tour à Vic-sur-Seille, indique qu’il est le fils de  Jean de la Tour boullengier  , et de Sibylle de Crospaux, issue également d’une famille de boulanger. Il est le deuxième des sept enfants de la famille. Son parcours, et particulièrement sa formation initiale, restent méconnus. Il se marie le 2 juillet 1617 à Vic-sur-Seille avec Diane Le Nerf, membre d’une famille noble de Lunéville. Mais à partir de 1633, la Lorraine, dirigée depuis peu par le maladroit duc Charles IV, et jusque-là prospère et sûre, sombre dans les destructions de la guerre de Trente Ans. Il se rend à Paris puisque l’on sait qu’en 1639 il y reçoit le titre de  peintre ordinaire du roi  ainsi qu’un logement au Louvre, le roi Louis XIII possédant un Saint Sébastien soigné par Irène de sa main. Mesnil près de Lunéville, et gagner ses lettres de noblesse, pour faire oublier son origine roturière.

Très réputé à son époque, Georges de la Tour sombre ensuite dans l’oubli. Certaines de ses toiles se retrouvent même sous le nom de Quentin de La Tour, à cause de la proximité du patronyme avec celui du peintre lorrain, et ce, bien qu’il soit né plus d’un siècle après Georges de La Tour et qu’il peigne dans un style complètement différent. Orangerie de novembre 1934 à février 1935, permet au public de le découvrir. C’est la première fois que sont réunis treize des quinze tableaux alors attribués à l’artiste et c’est une révélation. En 1948, une thèse de François-Georges Pariset renforce les travaux de Voss.

Des artistes contemporains insistent sur l’influence que Georges de La Tour a pu ou peut encore avoir sur leurs œuvres. Richelet se réclame ainsi de lui pour ses représentations de corps décharnés inspirées par son Saint Jérôme pénitent. La Tour est particulièrement célèbre pour les effets de clair-obscur qu’il introduit dans ses scènes nocturnes, technique qu’il a développée bien mieux que tous ses prédécesseurs du nord de l’Europe, tout en transférant son usage, jusque-là réservé à la peinture de genre par les Hollandais, à des sujets religieux. Cette deuxième phase dans sa production picturale commence à partir des années 1640. Le style unique qu’il a développé, ainsi que sa prédilection pour des sujets nocturnes au cadrage serré, où la source de lumière n’est la plupart du temps qu’une chandelle, permettent également bien souvent de reconnaître d’emblée un tableau comme étant de sa main ou, tout du moins, de son école.