11 grandes notions de neuropsychologie clinique PDF

La motivation est, dans un organisme vivant, la composante ou le processus qui règle son engagement pour une activité précise. Elle en détermine le déclenchement dans une certaine direction avec l’intensité souhaitée et en assure la prolongation jusqu’à l’aboutissement ou l’interruption. 11 grandes notions de neuropsychologie clinique PDF notion se distingue du dynamisme, de l’énergie ou du fait d’être actif. La motivation prend de nos jours une place de premier plan dans les organisations.


La neuropsychologie est une discipline scientifique qui étudie les fonctions cognitives dans leurs rapports avec les structures cérébrales.
Cet ouvrage présente, sous forme de fiches notionnelles, un certain nombre de fonctions cognitives majeures qui impactent la vie quotidienne de l’individu lorsqu’elles commencent à dysfonctionner : la mémoire, le langage, les fonctions exécutives, la cognition sociale. Chaque fiche comprend : une présentation des concepts, de courtes définitions, les outils d’évaluation disponibles pour apprécier les différentes fonctions abordées, des illustrations issues de cas cliniques et/ou de recherches cliniques en laboratoire.

Mais plus qu’une forme  d’énergie potentielle , la motivation est une instance d’intégration et de régulation d’une multitude de paramètres relatifs aux opportunités d’un environnement et aux sollicitations d’une situation. L’idée de motivation est déjà présente dans la division tripartite de l’âme chez Platon. L’epithumia est à l’origine du désir de manger ou de se reproduire. Au Moyen Âge comme aujourd’hui, le type d’organisation est en relation avec le type de métier considéré. Ainsi, on peut prendre l’exemple de l’artisan. Jeremy Bentham conçoit l’individu comme répondant à l’utilitarisme, en particulier en se livrant à une subtile arithmétique des plaisirs. Kant exprime deux origines de la motivation.

Dans sa conception de rivalité des motifs d’action, Arthur Schopenhauer qualifie le motif vainqueur comme celui qui répond le mieux au vouloir vivre de la personne. France par la  psychologie des tendances  ou  inclinations  :  tendances primitives  voisines de l’instinct,  tendances sociales ,  tendances idéales , etc. La démarche inductive, à laquelle incite le questionnement quant à la motivation, est absolument la même que celle que la science psychologique a généralement à l’égard de la personne :  Mais comment fonctionne cet animal singulier pour se manifester avec si peu de cohérence ? Cela revient à dire qu’on ne peut parler pratiquement de  motivation  sans se situer plus ou moins explicitement dans un cadre conceptuel ou théorique du sujet. La motivation a-t-elle un contenu valide dans toute théorie du sujet ? Ou existe-t-il au moins une théorie incompatible avec tout usage de cette notion ? Peut-on élire la motivation comme objet théorique assez général pour favoriser la synergie des différentes écoles ?

Question qui — dans une approche plus épistémologique — peut prendre une autre forme : malgré ou à cause de son ambiguïté conceptuelle, la motivation ne pourrait-elle permettre une connaissance réunifiée du sujet, au-delà des approches partielles ? Pour être crédible, l’hypothèse de cette dernière question doit résister à une dramatisation de l’ensemble de ces interrogations. Selon la complexité de l’organisme étudié, les éléments théoriques peuvent plus ou moins se simplifier en modèles adaptés aux objectifs. Selon une autre optique, les intérêts subjectifs existeraient avant l’entrée en scène de la motivation, celle-ci ayant pour seul rôle de mobiliser l’individu entre ces préférences et les buts proposés : la motivation ne gère plus l’orientation du comportement, mais uniquement ses aspects dynamiques.