1871 La Commune de Paris : Souvenirs d’un insurgé PDF

La Semaine sanglante, du dimanche 21 au dimanche suivant 28 mai 1871, est l’épisode final de la Commune de Paris, 1871 La Commune de Paris : Souvenirs d’un insurgé PDF elle est écrasée et ses membres exécutés en masse. Contexte d’après-guerre franco-allemande, perdue par la France. Article détaillé : Ordre de bataille de l’armée versaillaise.


Après la déchéance de Napoléon III, l’imbroglio politique de
Bordeaux et l’incompétence des généraux commandant les
armées de province, Paris se trouva seul et, une seconde fois,
assiégé par les Prussien. En désaccord avec le gouvernement
de Bordeaux, qui négociait la capitulation, la Commune se
révolta et fit de la poursuite de la guerre et du rejet du
gouvernement, le même combat. Malheureusement la
Commune n’eut pas les hommes à la hauteur de cet enjeu et
manqua beaucoup trop de rigueur politique et militaire. De
plus elle batailla contre les Versaillais armés par Bismarck
sous l’oeil impassible des Prussiens. Elle n’avait aucune
chance. Qu’espéraient donc les Communards ? Cette défaite et
ce massacre voués à d’innombrables commémorations ! On a
souvent insulté les insurgés. On les a traités d’ivrognes, en
oubliant un peu trop vite que la révolution est une ivresse et
l’insurrection un alcool brûlant. Le drame a tant marqué les
esprits que certaines formations politiques se réclament encore
aujourd’hui de la Commune.

Barricade place de la Concorde, au fond l’église de la Madeleine. L’hôtel de ville avant et après la Commune. Ce dimanche après-midi, les troupes versaillaises du général Douay pilonnent et assiègent le saillant que forme le rempart du Point-du-Jour. Les Versaillais occupent les fortifications d’où ils échangent quelques coups de feu, puis le terrain jusqu’à la ligne de chemin de fer de petite ceinture. Le Comité de salut public dépêche un observateur qui est fait prisonnier par les Versaillais, qui occupent Auteuil et Passy.

Longchamp, à la lisière du bois de Boulogne dominant l’hippodrome. Au même moment se déroule la dernière réunion du Conseil de la Commune. En fin de soirée, un concert a lieu au Louvre au bénéfice des  veuves et orphelins . Ils installent de l’artillerie sur la colline de Chaillot et à l’Étoile. Le reste de Paris apprend enfin la nouvelle par une affiche signée de Charles Delescluze, délégué à La Guerre. Des combats ont lieu place de Clichy et aux Batignolles. Les Allemands autorisent les Versaillais à traverser la zone neutre au nord de Paris, ce qui leur permet de prendre les Batignolles à revers.

En fin de journée les Versaillais occupent l’Élysée, la gare Saint-Lazare, l’École militaire, où sont stationnés les canons de la Commune. Le Comité de salut public et le Comité central de la Garde nationale font placarder, à l’attention des soldats versaillais, des appels à la fraternisation. Les hostilités cessent aux Batignolles malgré les efforts des troupes commandées par Benoît Malon et la butte Montmartre tombe pratiquement sans combat du fait de la désorganisation. Les incendies du 23 se poursuivent, y compris des immeubles d’habitation rue de Lille, Saint-Sulpice et du Bac.

Les dirigeants communards évacuent et font incendier volontairement l’hôtel de ville, la préfecture de police et le palais de justice. Theodor Hoffbauer, L’incendie de l’Hôtel de ville de Paris. Combats acharnés à la Butte-aux-Cailles, où résiste Wroblewski, et place du Château d’Eau, où Charles Delescluze, délégué à la Guerre de la Commune, est tué. Les cinq dominicains d’Arcueil et neuf de leurs employés sont soupçonnés de travailler pour  Versailles  et d’avoir mis le feu au siège de l’état-major du 101e bataillon proche de leur école.