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Couverture 2 BD pour le prix d’1 : Trolls de Troy T2 + Atalante T2 gratuit PDF magazine pulp américain Weird Tales d’août 1934 figurant une aventure de Conan par Robert E. La fantasy fait partie des littératures de l’imaginaire. Dans la fantasy comme dans le merveilleux, le surnaturel est généralement accepté, voire utilisé pour définir les règles d’un monde imaginaire, et n’est pas nécessairement objet de doute ou de peur. La fantasy est une littérature fantastique incorporant dans son récit un élément d’irrationnel qui n’est pas traité seulement de manière horrifique, présente généralement un aspect mythique et est souvent incarné par l’irruption ou l’utilisation de la magie.


Marie-Cécile Guernier part de la définition du dictionnaire historique Robert :  le mot fantasy se rapporte au mot ancien français fantasie regraphié fantaisie vers 1450. En effet, ce dernier se définit comme l’intrusion du surnaturel dans un cadre réaliste, autrement dit l’apparition de faits inexpliqués et théoriquement inexplicables dans un contexte connu du lecteur. Le roman de fantasy serait alors une sorte de conte merveilleux. Tolkien, auteur fondamental du genre, inscrivait son œuvre dans ce qu’il appelait la  Faërie , sorte de conte de fée.

La Faërie recèle bien d’autres choses, en dehors des fées et des elfes, mais aussi des nains, sorcières, trolls, géants et dragons : elle recèle les mers, le soleil, la lune, le ciel ainsi que la terre et toutes les choses qui s’y trouvent : arbres et oiseaux, eau et pierres, pain et vin, et nous-mêmes, mortels, lorsque nous sommes gagnés par l’enchantement. SF, comme Poul Anderson ou Robert A. Heinlein, se sont amusés à bâtir des univers autour de cette ambiguïté. Article détaillé : Histoire de la fantasy. Saint Georges pourfendant le dragon, tableau de Paolo Uccello, v. 1456 : un épisode hagiographique devenu un cliché des récits de fantasy. On peut dire, en revanche, que les auteurs et artistes de fantasy aiment à voir dans ces auteurs anciens des précurseurs, et il est très fréquent qu’ils puisent leur inspiration dans de telles œuvres et se réclament de l’imaginaire qu’elles véhiculent.

La Plaine étincelante avec son titre enluminé et sa première page à l’encre rouge et noire. Première page du roman de William Morris La Plaine étincelante dans sa réédition de 1894, élaborée par Morris dans sa maison d’édition Kelmscott Press et illustrée par Walter Crane. Dans le même temps, la musique classique s’empare de thèmes relevant du merveilleux inspirés du folklore et des mythologies, ce qui donne naissance à des œuvres qui serviront à leur tour d’inspirations fortes aux auteurs de fantasy. Clark Ashton Smith, proche de Lovecraft, écrit davantage dans ce genre.

Tolkien, auteur britannique du Seigneur des Anneaux, ici en 1924. C’est dans les années 1950 que la fantasy, genre devenu populaire mais manquant encore de reconnaissance, connaît un succès à la fois public et critique avec Le Seigneur des anneaux de J. En littérature, on ne compte plus le nombre de romans, de nouvelles, de sagas publiés, de qualité inégale, mais assurément teintés d’imaginaire exotique. Essentiellement anglo-saxon à l’origine, le genre se développe plus tardivement en France : il a fallu attendre 1972 pour que Le Seigneur des anneaux soit traduit aux éditions Christian Bourgois.