4 ANS DE LUTTE SUR LE SOL LIMOUSIN (N.ED.) PDF

Royal Standard of the King of France. La Touraine est une des anciennes provinces de France héritière de la civitas turonensis ou cité des Turones, dont elle tire son nom. C’est pourquoi le département d’Indre-et-Loire créé à son intention en 1790 donnant lieu à d’âpres tractations se décale vers l’ouest, préservant toutefois 4 ANS DE LUTTE SUR LE SOL LIMOUSIN (N.ED.) PDF’essentiel du vieux territoire provincial. Géologiquement, la Touraine fait partie du Bassin parisien.


La construction de la ligne TGV, qui relie Tours à Paris en moins d’une heure, en a fait un lieu de résidence pour des personnes travaillant dans la capitale et en quête de qualité de vie provinciale. La province de la Touraine et les communes actuelles. La Touraine est peuplée depuis le Paléolithique. La province tire son nom de la tribu des Turones ou Turoni, sans qu’il soit possible d’affirmer qu’il s’agissât du peuple autochtone héritier de la culture du Grand-Pressigny, ou s’il s’agissât d’une immigration postérieure à la fin du Néolithique d’origine rhénane. Des cités gallo-romaines sont fondées, prenant ainsi le relai des anciens peuples. Le moine Martin fonde Marmoutier et accède à l’épiscopat de Tours.

Tours et commence à se peupler d’églises et de sanctuaires. Les médecins travaillant auprès des moines de Marmoutier sont très tôt renommés. Les propriétaires de grands domaines gallo-romains, parmi lesquels l’évêque, dominent la Touraine. Dans son Histoire des Francs, Saint Martin évoque l’athéisme, qui reste ancré dans la population. L’arrivée des Francs de Clovis sur la Loire et les rixes incessantes avec les prestigieux Wisigoths, maitres de guerre qui décident aussi avec brutalité de la conformité religieuse en imposant leurs conceptions ariennes, rendent le pays de moins en moins sûr et fréquenté. Tours est capitale du missaticum toronicum. Carolingiens en décadence ne protègent plus les axes de circulation du pays.

Au centre de la stratégie capétienne naissante, la Touraine isolée sous forme de comté ou de vicomté ne parvient ensuite plus à unir ses intérêts. Elle devient la proie des deux maisons aristocrates vassales qui ont reçu charge de vicomté du domaine capétien sur la Loire, respectivement en aval et en amont. Toutefois Tours et surtout ses sanctuaires demeurent sous suzeraineté royale. Le fondateur de la maison de Blois possède aussi les places fortes de Chinon, Montaigu, Vierzon, Sancerre et Saumur. Son fils Eudes Ier lutte contre les comtes d’Anjou, en particulier Foulque Nerra, qui essaie de s’infiltrer entre ses terres, alléché par la Touraine.

L’issue de la guerre après de longues rixes est profitable à la maison d’Anjou. Une lutte haineuse entre les deux maisons se poursuit en Touraine, cœur de conflit, et chaque camp installe châteaux et hommes d’armes, non sans effusion violente. Thibaut III de Blois refuse l’hommage au roi de France, Henri Ier. La Touraine est possédée par la maison d’Anjou, qui, par sa branche aînée Plantagenêt, va cumuler les terres sous l’imperium du royaume d’Angleterre. Henri II se révèle, d’après les archives, un bienfaiteur pour la Touraine. En 1312, la sénéchaussée héréditaire, acquise par Amaury de Crau, est cédée au roi de France. Désormais, la Touraine est devenue duché.