7 contes japonais : Edition bilingue français-japonais PDF

Japon, ou sur trois lignes, dans son adaptation francophone depuis 7 contes japonais : Edition bilingue français-japonais PDF. En 1891, Masaoka Shiki forge le mot haïku qui est la contraction des deux mots cités précédemment.


« On trouve dans les contes japonais cette honnêteté, cette modestie, ce respect envers autrui si propres à la culture japonaise. Je pense que cet esprit souffle aussi sur l’art, la cuisine ou encore le manga japonais, qui rencontrent aujourd’hui un vif succès en France. Je serais heureux qu’à travers ce livre, les lecteurs français puissent comprendre davantage encore le Japon. » Tomonori Taniguchi.

17 mores et un verset de 14 mores. Contrairement au waka ou tanka, le haïku n’est pas chanté. Les écrivains occidentaux ont alors tenté de s’inspirer de cette forme de poésie brève. La plupart du temps, ils ont choisi de transposer le haïku japonais, qui s’écrivait sur une seule colonne sous la forme d’un tercet de 3 vers de 5, 7 et 5 syllabes pour les haïkus occidentaux. Ce haïku est celui que l’on présente le plus lorsqu’il s’agit d’expliquer ce qu’est un haïku. Il en existe de multiples traductions.

C’est surtout le troisième vers qui pose problème. Le texte ne donne aucune indication de pluriel ou de singulier, ni aucune indication de temps. Dans la langue japonaise commune  grenouille  se dit  kaeru . Le sens d’un haïku se révèle, pour la plupart des cas, dans sa proximité avec d’autres haïkus, lorsqu’il fut publié dans des éditions collectives, ou dans son rapport à une histoire, lorsqu’il fut publié dans des récits en prose. Les maîtres du haïku classique vivaient de la correction des haïkus de leurs élèves, c’est dire si le haïku répond à des règles de composition rigoureuses et particulièrement ardues.

La langue utilisée dans le haïku classique diffère de la langue parlée ou écrite à la même époque, et c’est une des principales difficultés de sa composition. Un haïku ne se contente pas de décrire les choses, il nécessite le détachement de l’auteur. Il traduit le plus souvent une sensation. Il est comme une sorte d’instantané. Cela traduit une émotion, un sentiment passager, le haïku ne se travaille pas, il est rapide et concis. Il doit pouvoir se lire en une seule respiration et de préférence à voix haute. C’est au lecteur qu’il revient de se créer sa propre image.

Ainsi, le haïku ne doit pas décrire mais évoquer. Plutôt qu’une phrase répartie sur trois lignes, le haïku procède par une notion de césure, le kireji. La scène décrite dans un haïku n’est pas regardée par un observateur externe. L’une des principales difficultés pour les haïkistes francophones est de retrouver une notion de flou qui est plus appropriée à la langue japonaise, celle-ci étant davantage contextuelle que le français, et utilisant moins d’articles et de formes de conjugaison.