813 (Arsène Lupin 12) PDF

Rouen, et mort le 6 novembre 1941, 813 (Arsène Lupin 12) PDF Perpignan. On peut visiter la maison de Maurice Leblanc, le Clos Lupin, à Étretat, en Seine-Maritime.


Avec L’Aiguille creuse, 813 est la plus longue, la plus brillante et la plus célèbre des aventures d’Arsène Lupin. Tout commence par une multitude de meurtres dans un hôtel chic parisien. C’est M. Kesselbach qui est assassiné, et tous les doutes semblent se porter sur Arsène Lupin, qui pourtant ne tue jamais, mais il faut bien une première fois, comme dirait l’inspecteur Ganimard.
Lenormand, ancien de Cochinchine, mène l’enquête et ne croit pas à la thèse défendue par le juge d’instruction, celle de la culpabilité de Lupin. Il se lance donc avec ses hommes sur la piste des mystérieux criminels : le tueur au couteau effilé, et son complice, le major Parbury, alias le boxeur espagnol Ribeira, alias le baron Altenheim. Au passage, les indices se suivent mais ne se ressemblent pas : étiquette bordée de bleu portant le chiffre 813, lettres APOON, puis nouvelle étiquette avec le chiffre 813, homme mystérieux au doigt coupé…
Lupin est dénoncé à la police et jeté en prison. Un jour, un personnage mystérieux lui rend visite dans sa cellule : c’est le Kaiser, l’Empereur d’Allemagne. Des papiers compromettants, se rapportant à un incroyable projet d’accord secret entre l’Angleterre, la France, et l’Allemagne, sont dissimulés dans un château. En effet, vingt ans avant les faits, les dirigeants des trois pays avaient envisagé un accord tripartite par lequel l’Allemagne recevait un grand Empire colonial en échange d’une modération de ses ambitions navales pour satisfaire l’Angleterre, et de la restitution de l’Alsace et la Lorraine à la France. Lupin devra résoudre l’énigme du chiffre 813 pour empêcher la guerre.

L’aiguille d’Étretat forme d’ailleurs l’un des décors du roman L’Aiguille creuse. Pendant la guerre franco-allemande de 1870, son père l’envoie en Écosse dont les paysages ont dû fertiliser son imagination. De retour, il achève ses études à Rouen. Refusant la carrière que son père lui destine dans une fabrique de cardes, il  monte à Paris , en 1888, pour écrire.

Il éveille l’intérêt de Jules Renard et d’Alphonse Daudet, sans succès public. Il fréquente les grands noms de la littérature à Paris : Stéphane Mallarmé ou Alphonse Allais. Maurice Leblanc manipule une marionnette à l’effigie d’Arsène Lupin. Deux ans plus tard, Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur est publié en livre. Domicile de Maurice Leblanc à Étretat, aujourd’hui musée.