A monde ouvert : sciences, cycle 3, niveau 1. Livre de l’élève PDF

Formation : Manuels scolaires et matériel didactique, e-292, Janvier A monde ouvert : sciences, cycle 3, niveau 1. Livre de l’élève PDF, pp. Au bout du compte, il semble qu’on ait peu écrit à propos d’une question fondamentale : les manuels scolaires sont-ils efficaces ? Comment en effet isoler l’effet du manuel scolaire qui n’est qu’un outil dans un attirail pédagogique ?


Une découverte des sciences qui s’inscrit dans la logique de l’organisation en cycles de l’école primaire. Deux niveaux pour le cycle 3 : niveau 1 : une approche concrète des notions à partir d’expériences simples. Mettre en œuvre une démarche scientifique ; apprendre à formuler des questions et à proposer des solutions à partir de l’observation et de l’exploitation de documents. Découvrir par un premier contact avec des images et des schémas scientifiques. Apprendre en suivant une leçon structurée. Approfondir par une recherche personnelle.

Dans les pays en voie de développement, la question a fait l’objet de plusieurs études tant il est vrai que le manuel est perçu a priori comme étant un élément-clé pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement en fournissant, si possible à chaque élève, un outil susceptible de l’accompagner directement dans son apprentissage. Les études pour les pays occidentaux sont plus rares, voire inexistantes, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’indicateurs. Il semblerait par exemple qu’en Communauté française de Belgique, huit élèves du primaire sur dix n’ont pas de manuels, alors qu’en Flandre, ceux-ci sont quasiment présents en permanence. Il existe aussi des études qui ne portent pas directement sur les manuels scolaires, mais qui considèrent la présence de ceux-ci comme une des variables explicatives de la part de variance de l’efficacité pédagogique dans un domaine donné. Ainsi, les résultats d’une étude réalisée en 1996 sur le niveau de maîtrise de la lecture en 2e année primaire en Communauté française de Belgique apportent des données intéressantes, même si elles ne constituent pas son information principale . Une autre étude, portant directement sur les conditions de choix et d’utilisation des manuels scolaires, a été initiée par l’IUFM de Paris et l’association SAVOIR LIVRE.

De 1995 à 1999, tous les élèves de 63 classes de CP au CM2, à Paris, en Île-de-France et en province, ont été dotés et ont utilisé des manuels et des cahiers d’exercices choisis par leurs enseignants. Les enfants réalisent un meilleur travail. La mauvaise réputation des manuels scolaires Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si les manuels n’avaient pas si mauvaise presse ! Ce document s’engage, dans la Priorité 6 Doter les élèves et les enseignants des outils du savoir, à « charger la Commission de pilotage d’accorder, sur la base d’avis remis par les services d’inspection, un agrément à des manuels scolaires. Cet agrément qui aura une fonction indicative attestera de la conformité du manuel avec le prescrit du  décret « Missions » et les référentiels pédagogiques communs. C’est vraisemblablement un beau résultat qui, semble-t-il, n’est pas amoindri par le risque que nous énoncions à l’époque de décourager les auteurs potentiels à rédiger des manuels scolaires.

Déplacement des processus de création et de validation Il est d’ailleurs intéressant de constater, dans l’histoire du manuel scolaire en Belgique, le déplacement du processus de création. En 1938, Maurice Grevisse confiait directement à un imprimeur l’impression d’un manuscrit qui allait devenir, pour des décennies, « la » grammaire française de référence pour des milliers d’élèves, d’étudiants et d’enseignants. Petit à petit, les maisons d’édition spécialisées ont pris en charge la réalisation du manuel, mais l’initiative restait dans les mains des auteurs. Il faut d’ailleurs relever que la mise en place d’une procédure d’agrément n’a fait qu’entériner le déplacement d’un autre processus, celui de la validation des manuels scolaires. En effet, même dans un cadre tout à fait libéral du marché du manuel scolaire, il existe de facto une « labellisation », décernée par les enseignants eux-mêmes.