Actes du Colloque international Roger Martin du Gard: Nice (4-6 octobre 1990) PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Fondée en 1821, l’École est placée sous la tutelle du ministère chargé actes du Colloque international Roger Martin du Gard: Nice (4-6 octobre 1990) PDF l’Enseignement supérieur et possède le statut de grand établissement.


Ces communications mettent en évidence la richesse de la correspondance de l’écrivain : très discret sur sa vie privée (et celle des autres), il engage avec ses amis des discussions passionnantes sur le travail du romancier, la création littéraire ou sur les événements politiques. L’examen de la technique romanesque dans Maumort montre que, dans ce dernier ouvrage, l’auteur avait une parfaite maîtrise de son art ; les questions morales que pose l’écrivain ont aussi été étudiées de près. La diversité de ces travaux, leur qualité, leur originalité éclairent l’oeuvre de Roger Martin du Gard d’un jour vraiment nouveau. Et ils permettent ainsi de mieux comprendre les problèmes du roman dans notre premier demi-siècle.

La porte de l’hôtel de Clisson, entrée de l’École des chartes de 1846 à 1866. En effet, la Révolution, avec ses confiscations, la suppression des congrégations et le transfert de compétences de l’Église à l’État, implique un changement radical y compris dans le domaine de la culture. C’est finalement le philologue et anthropologue Joseph Marie de Gérando, baron d’Empire et secrétaire général du ministre de l’Intérieur Champagny, qui est à l’origine de l’institution. Néanmoins, l’envoi de Gérando en mission administrative en Italie marque un coup d’arrêt.

Le contexte des années 1820 est favorable à la création de l’École des chartes. D’une part, l’engouement romantique pour le Moyen Âge invite à former des spécialistes capables de renouveler l’historiographie française, en se fondant sur l’étude directe des archives et des manuscrits confisqués sous la Révolution. Cette première expérience est peu concluante, en particulier parce qu’aucun débouché n’est réservé aux élèves. Après une longue période de somnolence, le ministère de l’Intérieur désire néanmoins la réouverture de l’école. Le  moment Guizot  favorise l’École, qui réussit rapidement à s’imposer dans le champ historique, en particulier celui du Moyen Âge.

Bibliothèque de l’École des chartes afin de diffuser les travaux des chartistes. C’est l’une des plus anciennes revues scientifiques françaises. L’interdisciplinarité, caractéristique essentielle de l’École, est alors inscrite dans la réforme qui prévoit un éventail de six enseignements, dont certains ne sont encore enseignés nulle part ailleurs. Les élèves de la promotion 1867. Les élèves reçoivent des enseignements de paléographie, sigillographie, numismatique, philologie, classement des archives et des bibliothèques, géographie historique, système des monnaies et des poids et mesures, histoire des institutions politiques de la France, archéologie, droit civil, droit canonique et droit féodal.

Ainsi, en s’insérant progressivement dans le réseau des services d’archives, royales puis nationales et départementales, les chartistes participent à sa densification et à l’amélioration des principes archivistiques. Peu à peu, décrets et arrêtés ménagent des conditions favorables à l’accès des chartistes aux emplois dans les bibliothèques. L’École déménage en 1866 à l’hôtel de Breteuil, rue des Francs-Bourgeois, dans des locaux plus adaptés, sans que cela affecte beaucoup l’enseignement. Malgré un certain conservatisme, l’École accueille, dès 1906, une femme parmi les élèves, Geneviève Acloque, bien avant les autres grandes écoles. Georges Bataille ou Roger Martin du Gard.