Ada byron, la comete et le génie PDF

France, mais ada byron, la comete et le génie PDF nombreux développeurs connaissent le langage Ada, nommé en son honneur. Portrait par Alfred d’Orsay en 1822, conservé au Somerville College d’Oxford.


Ada était la seule fille légitime du poète Lord Byron et de son épouse Annabella Milbanke, une femme intelligente et cultivée, cousine de Caroline Lamb, dont la liaison avec Byron fut à l’origine d’un scandale. Ada naît en décembre de cette même année. Annabella quitte Byron le 16 janvier 1816, gardant Ada avec elle. Le 21 avril, Byron signa l’acte de séparation, puis quitta le Royaume-Uni pour toujours.

Ada lui donnent une éducation approfondie en mathématiques et en sciences, ce qui était tout à fait inhabituel à l’époque dans l’éducation d’une jeune fille de la noblesse. Parmi ses autres connaissances, on compte David Brewster, Charles Wheatstone, Charles Dickens et Michael Faraday. Son titre et son nom complet furent pendant la plus grande partie de sa vie La très honorable Augusta Ada, comtesse de Lovelace. Elle est plus connue sous le nom de Ada Lovelace ou Lady Lovelace. La santé fragile d’Ada, mise à l’épreuve par les grossesses, ainsi que ses responsabilités de mère et de maîtresse de maison, la tiennent écartée de ses activités mathématiques jusqu’en 1839. Babbage de lui recommander un tuteur : le célèbre mathématicien Auguste De Morgan accepte cette charge.

En 1841, Ada a de nouveau des problèmes de santé, mais elle revient aux mathématiques fin 1842. Elle tourne dès lors entièrement son travail vers la machine analytique de Babbage, et propose à ce dernier ses services pour en poursuivre le développement et la promotion. Elle passa neuf mois, entre 1842 et 1843, sur cette traduction. Il demanda alors à Ada pourquoi elle n’avait pas fait elle-même un mémoire présentant la machine analytique, ce à quoi elle répondit que l’idée ne lui était pas venue à l’esprit. Babbage proposa alors à Ada d’augmenter la traduction avec des notes développant et commentant certains aspects du mémoire, idée immédiatement adoptée avec enthousiasme par Ada. Elle ajouta à cet article sept notes, labellisées de A à G, représentant près de trois fois le volume de texte de l’article original.

Ce qui semble sûr c’est qu’Ada a eu l’idée de donner un exemple de programmation de la machine en utilisant le calcul des nombres de Bernoulli, et que Babbage a fourni à Ada au minimum les formules mathématiques de base. Selon Stephen Wolfram, on n’a jamais retrouvé, dans les documents et publications de Babbage, des algorithmes aussi complexes et aussi propres que celui sous-jacent au programme de calcul des nombres de Bernoulli. Babbage avait une vision de sa machine comme étant tournée vers le calcul numérique, avec à la limite des extensions vers le calcul algébrique avec la possibilité de manipuler des symboles plutôt que des chiffres. Beaucoup de personnes s’imaginent que parce que la Machine fournit des résultats sous une forme numérique, alors la nature de ses processus doit être forcément arithmétique et numérique, plutôt qu’algébrique ou analytique. Il fallut attendre les années 1930 avec Alan Turing pour formaliser une telle notion de calculateur universel qui manipule des symboles généraux, et abandonner la notion de calculatrice purement numérique.

Dans l’espoir de subventionner les projets de Babbage, qui n’avaient pas obtenu de financement du gouvernement britannique, Lady Lovelace se mit à jouer. Elle travailla à un système qui devait lui permettre de remporter le derby d’Epsom mais ne l’entraîna que dans l’accumulation de dettes. Elle mourut à l’âge de 36 ans d’un cancer de l’utérus, dans d’horribles souffrances. Elle laissait deux fils et une fille.

Cette dernière, Anne Blunt, est connue pour avoir voyagé au Moyen-Orient et pour avoir élevé des chevaux arabes. Elle fut enterrée conformément à son souhait près de son père qu’elle n’avait jamais connu, à l’église Sainte Marie Magdalene de Hucknall, à Newstead Abbey, dans le comté de Nottingham. Tombés dans l’oubli, Ada Lovelace et ses travaux furent exhumés avec l’avènement de l’informatique. Ada Lovelace est considérée par les historiens de l’informatique comme la première programmeuse de l’histoire. On peut voir notamment son portrait sur les hologrammes d’authentification des produits Microsoft. Lynn Hershman Leeson, établit un parallèle entre l’existence d’une Britannique contemporaine et la biographie d’Ada Lovelace.