Affaires d’Orient. La question tunisienne et l’Afrique septentrionale. Angleterre, France. Italie PDF

L’histoire de la Tunisie affaires d’Orient. La question tunisienne et l’Afrique septentrionale. Angleterre, France. Italie PDF celle d’une nation d’Afrique du Nord indépendante depuis 1956. Continuité de la civilisation punique ou rupture ? La recherche historique décolle difficilement en Tunisie.


Affaires d’Orient. La question tunisienne et l’Afrique septentrionale. Angleterre, France. Italie
Date de l’édition originale : 1881
Sujet de l’ouvrage : France (1870-1940, 3e République)

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C’est peut-être le secteur le plus sous-développé ou le plus sous-analysé des sciences sociales. Des sujets politiques, en dehors de l’étude du mouvement national, et éducatifs sont également abordés. Article détaillé : Préhistoire de la Tunisie. Les premières traces de présence humaine en Tunisie datent du Paléolithique.

D’un point de vue ethnologique et archéologique, le Capsien prend une importance plus grande puisque des ossements et des traces d’activité humaine remontant à plus de 15 000 ans sont découverts dans la région. Bref, la question des origines du peuple berbère reste encore ouverte et soumise à débat de nos jours, mais sa présence est attestée depuis le IVe millénaire av. On observe le passage de la Préhistoire à l’Histoire principalement dans l’apport des populations phéniciennes, même si le mode de vie néolithique continue un temps à exister aux côtés de celui des nouveaux arrivants. De phénicienne au départ, la cité constitue rapidement une civilisation originale dite punique. L’expansionnisme punique dans le bassin occidental de la Méditerranée se fonde sur le commerce, même si la thalassocratie trouve face à elle l’expansion romaine à volonté continentale et hégémonique. Puniques s’effacent finalement, non sans avoir marqué de leur empreinte l’espace tunisien, que la puissance de Rome ne va pas effacer totalement.

La Tunisie accueille progressivement une série de comptoirs phéniciens comme bien d’autres régions méditerranéennes, du Maroc à Chypre. C’est ici que prend racine une puissance fondamentale dans l’histoire de l’Antiquité dans le bassin méditerranéen. Cintas, trouvée dans le tophet de Carthage par Pierre Cintas en 1947. La population originelle de l’espace tunisien est libyco-berbère et, lorsqu’elle vit à proximité des comptoirs, elle se punicise dans une certaine mesure.

Afrique du Nord — du Maroc à la Libye —, qui est partagée entre les Grecs de Cyrénaïque et les Carthaginois y compris sur la côte atlantique du Maroc. De plus, les Carthaginois s’appuient dans ces régions sur une présence phénicienne antérieure à la création de Carthage, sauf peut-être le long de la côte atlantique. La nouvelle puissance de Carthage supplante celle déclinante des anciennes cités de Phénicie dans cet espace de la Méditerranée. Le cœur carthaginois qu’est la Tunisie, à la veille des guerres puniques, possède une capacité de production agricole supérieure à celle de Rome et de ses alliés réunis, et son exploitation fait l’admiration des Romains.

Parallèlement à cette expansion — la Sardaigne est en voie de colonisation et les implantations espagnoles se consolident —, la superpuissance commerciale, maritime, terrestre et agricole est en passe de vaincre les Grecs en Sicile. Les relations entre Rome et la thalassocratie punique sont d’abord cordiales, comme en témoigne le premier traité signé en 509 av. Toutefois, les relations se dégradent et laissent place à de la défiance à mesure que se développent les deux cités-États, l’affrontement devenant dès lors inévitable. La lutte entre Rome et Carthage prend de l’ampleur avec l’essor des deux cités : ce sont les trois guerres puniques, qui faillirent voir la prise de Rome mais se conclurent par la destruction de Carthage, en 146 av. La Première guerre punique, qui couvre les années 264 à 241 av. Rome et Carthage, l’enjeu principal étant la possession du détroit de Messine.

Les Carthaginois prennent d’abord la ville de Messine, ce qui inquiète les Romains, cette cité se situant à proximité des villes grecques d’Italie qui viennent de passer sous leur protection. La Deuxième guerre punique, dans les années 218 à 202 av. Italie : le général Hannibal Barca, issu de la famille des Barcides, parvient à traverser les Pyrénées et les Alpes avec ses éléphants de guerre. Pourtant, il renonce à entrer dans Rome.