Affiche ton poème ! : 27 poètes pour le droit des enfants à la poésie PDF

Please forward this error screen to cloud1. Delavigne connaît la affiche ton poème ! : 27 poètes pour le droit des enfants à la poésie PDF lorsque, après la défaite de Waterloo, il publie ses Premières Messéniennes. Son père, Louis-Augustin-Anselme Delavigne, était arpenteur géographe des forêts du Roi.


Cet album exceptionnel réunit des poèmes-affiches inédits, autrement dit des textes très courts, des haïkus, des aphorismes portés par un  » typo-graphisme  » tonique et ludique. Ces poèmes disent le droit des enfants à la poésie et la nécessité de la rivière poétique pour vivifier notre géographie quotidienne. 30 noms-clés de la poésie d’aujourd’hui offrent leur contribution à ce grand format. L’album est tout à la fois un recueil de poèmes brefs et une invitation à jouer avec la mise en page, le dessin des lettres et l’art de l’affiche. Il donne envie de poursuivre le jeu. Les affiches, détachables, sont faciles à partager à la maison, à la bibliothèque ou à l’école. Les droits d’auteurs de cet album sont reversés à l’association Le Printemps des poètes.

La chute de Louis XVI entraîne aussi celle d’Anselme, fonctionnaire royal. En 1793, la famille prend la route du Havre, où Anselme Delavigne devient armateur avec ses deux frères, Jean-Fortuné et César-Casimir. Dans ce monde de bourgeoisie havraise, son épouse trouve une demoiselle Devienne, poétesse, artiste dramatique et confidente des Delavigne pour s’entremettre et intervenir auprès de Robespierre. Anselme se sort discrètement de ce mauvais pas et devient ce négociant estimé de ses concitoyens comme le rapporte la chronique du temps, Le Mercure de Londres, paru en 1834. Son biographe et frère a écrit :  Il naquit au Havre le 5 avril 1793, au numéro 27 du quai Sollier dans le vieux quartier Saint-François. Il était fils d’un négociant justement considéré, son enfance ne présentait rien de remarquable. Il apprend à lire et à compter dans sa ville du Havre auprès de l’abbé Trupel puis en 1801 Casimir rejoint son frère au lycée Henri-IV, il n’a alors que 8 ans.

On trouve aujourd’hui un buste de Casimir Delavigne au lycée Henri-IV. Dans ces années, il se fait remarquer — note son frère — par la bonté de son caractère et son application à l’étude. C’est à quatorze ans que ses facultés se développent. Bon écolier, son goût pour la poésie se révèle. Sur les bancs du collège il se lie d’une rare amitié avec Eugène Scribe. Ensemble ils forment des plans d’avenir. En l’absence de sa famille havraise, jeune homme, Casimir est reçu, les jours de liberté, par son oncle Andrieux, avoué à Paris, un ami de Crébillon qui aime et cultive les belles lettres.

Alors qu’il est encore élève, la naissance du roi de Rome lui offre l’occasion de se faire remarquer. Son oncle Andrieux, juge si bien la chose qu’il lui promet alors une carrière et de véritables succès. Cet encenseur de Napoléon Ier, n’est pourtant pas un foudre de guerre. Il est dispensé de service militaire, réformé, en raison d’une légère surdité qui par la suite disparaîtra complètement. Rue des Rosiers, au coin de la rue Pavée, la colonie Delavigne est réunie.

Germain, son frère et Casimir sont devenus soutiens de famille. Louise et le petit Fortuné, étudiant au lycée Napoléon, l’accompagnent. L’année suivante, en 1814, le sujet académique imposé est  La découverte de la Vaccine . Il tente une nouvelle fois la fortune. Il rencontre chez le comte Français le docteur Parisot, secrétaire perpétuel de l’Académie royale de médecine. Par le fer délicat dont le docteur arme ses doigts, Le bras d’un jeune enfant est effleuré trois fois.

Des utiles poisons d’une mamelle impure, Il infecte avec art cette triple piqûre. Autour d’elle s’allume un cercle fugitif, Le remède nouveau dort longtemps inactif. Le quatrième jour a commencé d’éclore, Et la chair par degrés se gonfle et se colore. Portrait par Marie-Alexandre Alophe d’après Henry Scheffer. Cependant les désastres de l’Empire avaient commencé et c’est avec une profonde douleur qu’il assiste à la chute de l’empereur et à l’invasion de la France. Après la funeste bataille de Waterloo, en juillet 1815, il publie ses premières Messéniennes : Waterloo, Les Malheurs de la guerre, puis Jeanne d’Arc et La Mort de Jeanne d’Arc. Les armées étrangères occupaient la France, les bons citoyens déploraient que leur pays fût ainsi mis hors de combat après 25 années de victoires.

Le poète prend sa lyre et chante les vaincus. Il se fait courtisan des braves de la Vieille Garde. Dès lors, il mérite d’être appelé le poète national, le poète de la patrie. Quand il voit le musée du Louvre dévasté par les envahisseurs étrangers, ses statues emportées comme butins de guerre, il proteste avec éloquence contre ces abus de la victoire et adresse de touchants adieux à ces merveilles des arts. Comme citoyen, il rappelle fièrement aux étrangers que s’ils pouvaient emporter des statues, ils n’emporteraient pas nos titres de gloire. Bientôt les armées étrangères quittent le pays mais les rivalités de partis, l’avidité des faux serviteurs menacent les libertés renaissantes, alors celui qui avait rendu hommage aux morts de Waterloo fait un appel à l’union, celui qui sortait des bancs universitaires gourmande les partis avec une sagesse précoce.

Son dernier adieu aux armées qui évacuent le sol français est un hymne à la concorde qui rend les peuples invincibles. La chute de l’empereur que Casimir Delavigne avait résumé ainsi :  Napoléon a oublié ses origines. Le comte français est naturellement éloigné des affaires et Casimir perd son  emploi . Libre de son temps et sécurisé par son emploi, toujours dans le genre héroïque, Casimir écrit en 1818 les Vêpres siciliennes, dont il sollicite la lecture au Théâtre-Français. Après deux ans d’attente, l’ouvrage est enfin écouté avec la défiance et la défaveur qu’accueille, ordinairement le coup d’essai d’un jeune homme. Trois mois plus tard, Les Comédiens sont écrits, la plus vive et la plus gaie des comédies de l’époque.

Caricature de Delavigne par Benjamin Roubaud. En 1821, pendant qu’il poursuivait sa carrière laborieuse avec Le Paria, les événements politiques marchaient très vite. Le ministre n’était plus le même, et comme le caractère indépendant et l’amour de la patrie du poète ne pouvaient convenir aux nouveaux agents du pouvoir, la place de bibliothécaire fut supprimée. Richard de Vernon, Adjutor qui devint saint Adjutor, patron des mariniers. Il y fonda un lieu de prière sur lequel les moines bénédictins bâtirent un prieuré.