Aide-mémoire de l’officier d’état-major en campagne (2e édition) (Éd.1884) PDF

Le monument à Louise de Bettignies, à Lille. Elle était la fille d’Henri-Maximilien de Bettignies et de Julienne-Marie Mabille de Poncheville. Elle était mon aide-mémoire de l’officier d’état-major en campagne (2e édition) (Éd.1884) PDF de six ans. Je la voyais le plus souvent à Valenciennes, chez notre commune grand-mère, Louise était blonde, frêle d’apparence, avec un visage mobile et des yeux perçants qui semblaient fureter de toutes parts.


Aide-mémoire de l’officier d’état-major en campagne (2e édition) / France, ministère de la guerre
Date de l’édition originale : 1884

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Elle ne tenait pas en place. Il est vrai que les jours où je la voyais ainsi, vers sa douzième année, étaient ses jours de sortie. Louise avait, alors, une douzaine d’années. Nous étions, toutes deux, élèves des Dames de la Sainte-Union, elle comme pensionnaire, moi comme externe. Oui, Louise était très gentille, très intelligente et faisait preuve de beaucoup de personnalité. Elle profita de son séjour en Italie pour visiter la péninsule et 1906, alors qu’elle était chez les Visconti, elle voyagea beaucoup à travers l’Italie.

Puis elle s’installa chez la princesse Elvira de Bavière , au Château de Holesclau, en Autriche. C’est là qu’il lui fut proposé de devenir la préceptrice des enfants de l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche. Elle déclina l’offre et revint en France. Le 1er août 1914, Adolphe Messimy, ministre de la Guerre, supprima, avec l’aval de René Viviani, président du Conseil, le poste de gouverneur de Lille. Le 22 août, après que des patrouilles allemandes aient été aperçues dans les parages de Lille, le général Percin fit installer un canon de 75 devant chaque pont-levis de la citadelle. Cette initiative provoqua le courroux du maire Charles Delesalle et des tenants de la non-défense. Durant cette période trouble, le gouvernement céda à la peur.

Il ordonna au préfet Félix Trepont de se replier avec les services administratifs et postaux à Dunkerque. Puis quelques jours plus tard, un contre-ordre. Le 2 septembre, les Allemands pénétrèrent dans la ville, puis repartirent après avoir extorqué une rançon. Le 4 octobre, un détachement Wahnschaffe buta sur le bataillon de chasseurs à pied, en repos dans la ville. Décontenancés, ils battirent en retraite, en incendiant quelques maisons du faubourg de Fives.

Lille était envahie par une foule de réfugiés. Jusqu’au 9 octobre, ce fut la confusion aussi bien dans les rang préfectoraux, que dans la ville. Le 9 octobre, le commandant Felix de Pardieu et ses territoriaux reçurent l’ordre de retraiter dans la région de Neuve-Chapelle, laissant Lille sans défenseur. Foch, arrivé dans la nuit du 4 au 5 octobre, prévenu par le préfet, renvoya le commandant de Pardieu vers Lille, sous la protection du 20e Régiment de chasseurs à cheval. Sur le coup de midi, le 12 octobre, les Lillois entendirent la canonnade qui se rapprochait.

Le corps Conneau, engagé dans une fameuse bataille, n’insista pas, croyant que Lille avait succombé. Avant la fin du mois d’août, Louise quitta Wissant pour Saint-Omer. De là, elle rentra à Lille prenant prétexte de rejoindre sa sœur Germaine dont le mari, Maurice Houzet, était mobilisé. Louise et Germaine vivent ensemble au 166, rue d’Isly alors que leur mère s’est réfugiée à Boulogne. Du 4 au 13 octobre 1914, en faisant tourner l’unique canon dont les troupes lilloises disposaient, les défenseurs réussirent à duper l’ennemi et à lui tenir tête plusieurs jours, sous les intenses bombardements qui détruisent plus de 2 200 immeubles et maisons, en particulier dans le quartier de la Gare. Louise de Bettignies est alors âgée de 34 ans.

Lilloise depuis 1903, elle décide, dès l’invasion allemande de la ville en octobre 1914, de s’engager dans la résistance et l’espionnage. Lille du train impérial transportant le kaiser Guillaume II en visite secrète sur le front. Lors de l’approche de Lille, deux avions anglais surgirent et bombardèrent le train, mais manquèrent leur cible. Herr Dürr, ancien officier prussien réformé et directeur de la forteresse, et d’un transfert trop tardif à l’hôpital Sainte-Marie de Cologne où elle s’éteint à la suite d’un abcès pleural mal opéré.

Son corps est inhumé au cimetière de Saint-Amand-les-Eaux. Le 20 octobre 1915, Louise de Bettignies se rend à Bruxelles. Au poste de Froyennes, près de Tournai, elle doit prendre le train. Ce jour-là, la garde allemande fouille toutes les femmes dans une salle du « Café du Canon d’or ». Le cocher passe sans encombres avec le courrier caché dans la banquette. Une jeune fille, embarquée en route, est rudoyée une fois dévêtue. Louise dégrafe sa robe dans le dos et fait glisser sa chevalière sous laquelle elle cachait par habitude le pli enroulé.

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Après la guerre, plusieurs proches de Louise de Bettignies avaient exprimé des suspicions concernant les causes réelles de son arrestation. Peterinck de La Gohelle, trisaïeul de Louise, originaire de Lille, s’installa à Tournai en 1752, où il fonda, quai des Salines, une fabrique de porcelaine d’art. Cette fabrique eut le titre de manufacture impériale et royale. Tournai, conseiller général et conseiller magistrat, ouvrit un dépôt rue du Wacq à Saint-Amand-les-Eaux, qu’il confia à son fils Maximilien.