Alechinsky: Au pays de l’encre : collection du Centre Georges Pompidou, Musée national d’art moderne PDF

Le père de Pierre Alechinsky est russe, avec des origines juives, et sa mère est belge, d’origine wallonne. Dans les années alechinsky: Au pays de l’encre : collection du Centre Georges Pompidou, Musée national d’art moderne PDF, Alechinsky étudie à l’école Decroly à Bruxelles. On oblige l’enfant gaucher à écrire de la main droite. De 1944 à 1948, il étudie l’illustration du livre, la typographie, les techniques de l’imprimerie et la photographie à l’École nationale supérieure d’Architecture et des Arts visuels de La Cambre à Bruxelles.


Pierre Alechinsky devient très rapidement l’un des acteurs majeurs du monde artistique belge de l’après-guerre. Il fonde avec Olivier Strebelle et Michel Olyff dans une maison communautaire, les Ateliers du Marais. 1949 à ce mouvement d’avant-garde artistique, rejoignant Karel Appel, Constant, Jan Nieuwenhuys et Asger Jorn. Pendant la brève existence du groupe, il s’y implique très fortement, organisant des expositions, comme la deuxième exposition internationale d’art expérimental Cobra au palais des beaux-arts de Bruxelles en 1951 et contribuant à la réalisation de la revue Cobra.

Pierre Alechinsky s’installe à Paris, où il va côtoyer les surréalistes. En 1954, il fait la connaissance du peintre chinois Walasse Ting, qui aura une grande influence dans l’évolution de son œuvre. Alechinsky présente, cette même année, sa première exposition personnelle à la galerie Nina Dausset, à Paris. Sa première grande exposition est organisée en 1955 au palais des beaux-arts de Bruxelles. Il abandonne progressivement l’huile pour des matériaux plus rapides et plus souples comme l’encre, qui lui permet de donner libre cours à un style fluide et sensible. L’interaction entre les deux zones est à la fois énigmatique et fascinante. Toujours en 1965, André Breton, un an avant sa mort, invite Pierre Alechinsky à participer à la 21e Exposition internationale du Surréalisme, L’Écart Absolu.