Alexandre le Grand: « la conquête » PDF

Macédoine lui est fournie par des cités grecques alliées. La longueur alexandre le Grand: « la conquête » PDF sarisses permet d’augmenter le nombre de rangs d’hoplites pouvant combattre.


Cette sarisse comporte une pointe à chaque extrémité et pesait 5,6kg. Cette stratégie est particulièrement efficace pour briser les charges de cavalerie ou des phalanges adverses. Pour cela, les hoplites chargent en groupe compact sur 16 rangs si serrés que leurs masses se cumulent. Dès lors les phalanges macédoniennes sont beaucoup plus puissantes que leur homologues classiques et l’impact est susceptible de renverser plusieurs rangs de fantassins adverses. En dehors de la formation serrée de la phalange, la sarisse est gênante lors des marches. Autre avantage, cet armement moins coûteux, permet d’équiper un plus grand nombre de soldats.

Cette réforme militaire a donc aussi des conséquences politiques considérables : elle permet d’intégrer un nombre beaucoup plus grand de Macédoniens dans la défense du royaume, et dans sa vie politique. Philippe, le nombre de Macédoniens mobilisables dans l’infanterie lourde recrutée sur une base territoriale est estimé à 30 000 hommes. L’armée d’Alexandre compte 24 000 fantassins répartis en 12 taxeis de phalangites d’environ 1 500 hommes et 3 chiliarchies de 1 000 hypaspistes. Il faut y ajouter un nombre incertain d’archers et d’autres fantassins légers.

Alexandre étend l’appellation de pézétaires à l’ensemble des phalangites, ce qui explique la loyauté que ces derniers vouent par la suite à sa personne, puis après sa mort, à ses descendants directs. Elle compte 3 000 cavaliers au début de la campagne d’Alexandre, dont 1500 l’accompagnent en Asie. L’unité de base de la cavalerie est donc une ilè, l’escadron de 250 cavaliers commandé par un ilarque, et divisée en deux lochoi, eux-mêmes divisés en deux tétrarchies de 60 cavaliers, commandés par un tétrarque. La formation tactique de base de la tétrarchie est le coin, que Philippe II reprend aux Thraces : le tétrarque est à la pointe de cette formation triangulaire, tandis que des cavaliers expérimentés occupent le milieu et chaque extrémité des lignes de 13 cavaliers.

L’ilarque est accompagné d’un héraut relayant ses ordres, et secondé d’un hyperétès. Chaque cavalier dispose d’un valet chargé de veiller à son cheval et à son équipement. Le cavalier est coiffé d’un casque, d’abord du modèle phrygien, peint aux couleurs de l’escadron, avant qu’Alexandre n’impose le modèle béotien plus simple. Le casque comporte les marques du rang de son porteur. Il porte également une cuirasse et des bottes, mais pas de bouclier. L’effet destructeur de la phalange étant dû à la cohésion des hoplites lors de l’impact, une attaque de cavalerie sur le flanc ou à revers est susceptible de désorganiser la formation et de la rendre vulnérable lors de l’impact contre une autre phalange.