Amenhotep : L’Elu des dieux PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Horemheb est le dernier pharaon de la XVIIIe dynastie. Manéthon le nomme Amenhotep : L’Elu des dieux PDF ou Armaîs selon les historiens qui nous ont transmis ses textes. Originaire de Hout Nesout en Moyenne-Égypte, non loin d’Amarna et d’Hermopolis Magna, Horemheb n’est pas d’origine royale.


Huy grandit dans une famille modeste au cœur du Delta du Nil. Quand son oncle décide de l’envoyer dans la prestigieuse école de scribes du temple de Râ, le jeune garçon est effrayé à l’idée de quitter le cocon familial… Loin des siens, Huy se lie très vite avec Touthmôsis, le fils du gouverneur d’Héliopolis. Mais il n’est pas préparé à la jalousie que cette amitié éveille. Mortellement blessé par un camarade d’école, Huy ressuscite dans des circonstances mystérieuses et découvre que les dieux l’ont doté d’un don hors du commun : prédire l’avenir. Ce drame bouleversera non seulement le destin du jeune homme, mais l’histoire de l’Egypte toute entière.

Il est probablement issu d’une famille noble du nome du Faucon aux ailes déployées ou est d’origine plus modeste. Horemheb va avoir une ascension formidable à la cour royale d’un pays qui souffre des bouleversements induits par la réforme religieuse atonienne. C’est notamment pendant le règne de Toutânkhamon que cette ascension se réalise. Devenu le premier homme de l’État après Pharaon, il accède au trône au moment où la dynastie des thoutmôsides s’éteint. Son règne marque deux fins, celle de la XVIIIe dynastie et celle de la période amarnienne. Il fait la transition entre deux périodes majeures du Nouvel Empire, et symbolise la prise du pouvoir royal par la classe des militaires du pays, devenue de plus en plus puissante dans une Égypte qui contrôlait alors un vaste empire et représentait l’une des principales puissances internationales de la région.

Voir l’article annexe : Arbre généalogique de la XVIIIe dynastie égyptienne. Les parents d’Horemheb restent à ce jour inconnus, faute de document éclairant précisément ses origines. Les inscriptions et sources qui précèdent le règne d’Horemheb ne sont pas prolixes concernant sa famille. Ce groupe statuaire est conservé au musée égyptologique de Turin.

Dans ce texte officiel certains des titres du dignitaire qu’il était alors sont cités. Parmi ces derniers on trouve celui de chef des prophètes d’Horus de Hout Nésout, cité dont sa famille est originaire. Cette divinité forme la racine du nom même d’Horemheb qui signifie en égyptien ancien,  Horus est en fête . Cet indice dans les titres de l’officier Horemheb pourrait donc indiquer une origine noble de sa famille. Il l’aurait reçu en héritage de son père qui l’aurait lui-même reçu en héritage. Cependant on n’a pas trouvé de monuments ou de témoignages d’Horemheb envers ses parents et aïeuls ce qu’il n’aurait pas manqué de faire si ses origines étaient de haute condition.

Article détaillé : Titulature dans l’Égypte antique. Il semble que la carrière d’Horemheb à la cour des derniers descendants de la famille régnante, ait débuté sous le règne d’Akhénaton et que son ascension ait été par la suite rapide. Certains spécialistes voient en lui le même personnage que Paatonemheb, c’est-à-dire  Aton est en fête , commandant en chef sous le règne d’Akhénaton et qui s’était fait préparer une sépulture dans la capitale du roi en Amarna. Quoi qu’il en soit les sources contemporaines attestent qu’il était au début de sa carrière un scribe royal. Cadre militaire et officier de l’armée du roi, son influence politique est déjà bien développée sous le règne de Toutânkhamon, dont il devient le conseiller et secrétaire particulier.

Il est ensuite nommé à la fonction prestigieuse de député du roi sur toute la terre, soit de porte-parole du roi en Égypte et dans toutes les terres étrangères, rôle apparenté à celui de ministre des affaires étrangères. Il est alors à la tête de l’armée, portant les titres de Supérieur des généraux du Seigneur des Deux-Terres et Généralissime, charges les plus élevées de l’administration militaire du pays. En tant que tel, représentant le roi à l’extérieur des frontières de l’Égypte, il est engagé dans une confrontation assez importante avec les Hittites, qui se termina par une défaite à Amqa, non loin de Kadesh. En Nubie il conduit personnellement une mission diplomatique, son action aura pour résultat la visite officielle du prince de Miam à la cour de Toutânkhamon. Les reliefs contemporains de cette époque, dont notamment ceux retrouvés dans la tombe du général à Saqqarah, montrent alors les défilés des prisonniers des régions reconquises.

Ils sont amenés en captivité avec leurs biens et leurs familles à la cour du roi. Outre ce rôle de premier ambassadeur du roi et de chef de l’administration militaire, il organise également des expéditions dans les carrières en tant que scribe des recrues et de supérieur des recrues du Maître des Deux-Terres. En plus du fait de commander les expéditions dans les carrières afin d’en rapporter les matériaux nécessaires aux édifices du règne, cette fonction le distingue comme l’un des principaux architectes du règne du jeune et dernier héritier de la lignée des Thoutmôsis. Horemheb reçoit ensuite à Memphis le titre de prince repâ, c’est-à-dire de  prince royal , titre honorifique qui le place à la tête du gouvernement du pays devant les vizirs. Ses principaux titres illustrent le haut degré de sa place auprès du roi. Il aide avec dynamisme à l’œuvre de réforme de Toutânkhamon.