Analyse et théorie syntaxiques PDF

Palo Alto sous l’impulsion du Professeur Paul Watzlawick. Nous partirons du postulat que lorsqu’une communication analyse et théorie syntaxiques PDF deux personnes est établie, il n’y a plus ni commencement ni fin, mais un modèle circulaire d’échanges, dont ni l’un ni l’autre des interlocuteurs n’a la prééminence. La communication sera considérée alors comme système d’interactions en marche, et, à l’extrême, certains ont pu dire que : « On ne communique pas, mais on prend part à une communication. Partant des modèles mathématiques de la théorie des groupes et des types logiques pour expliquer les différents types de changements et leurs implications dans le comportement humain, les auteurs en ont déduit cinq axiomes de base qui gouvernent toute communication.


Le but de ce livre est double : d’abord proposer une méthode empirique et heuristique d’analyse syntaxique, qui ne projette pas sur les langues une théorie venue de l’extérieur (de la logique ou des mathématiques, par exemple), mais qui s’appuie avant tout sur le fonctionnement effectif dans les langues particulières ; et à partir de là, élaborer ensuite une théorie de la syntaxe descriptive, qui dégage une définition proprement syntaxique, c’est-à-dire constructionnelle, des catégories et des
fonctions syntaxiques. La méthode d’analyse syntaxique se fonde, avant tout, sur ce que les linguistes américains ont appelé  » l’analyse en
constituants immédiats « , qui, à condition de ne pas être considérée abusivement, ainsi que l’ont fait les générativistes, comme une théorie de toute la grammaire ou même de la langue, n’est nullement
disqualifiée, en tant qu’instrument d’analyse proprement et exclusivement syntaxique. La théorie syntaxique s’efforce de repenser, en termes exclusivement syntaxiques, et non pas plus ou moins
sémantico-syntaxiques ou morpho-syntaxiques, comme le fait facilement la grammaire traditionnelle, les grandes notions de base de la syntaxe : celles de phrase et de proposition, celles de sujet, de complément de verbe et de circonstants celles de subordination et de coordination. Cette théorie, illustrée ici surtout à partir de langues indo-européennes, se veut générale, et applicable à toute langue particulière.

I – Les cinq axiomes de la communication 1- « On ne peut pas ne pas communiquer. Démonstration : si l’on prend comme exemple de communication le comportement humain, alors on peut dire que le comportement n’a pas de contraire, ce qui revient à dire qu’on ne peut pas ne pas avoir de comportement. Si le comportement existe, alors il a valeur de message, et tout message a valeur de communication. Donc, on ne peut pas ne pas communiquer. 2- « Toute communication présente deux aspects : le contenu et la relation, tels que le second englobe le premier et par suite est une méta-communication. Tout message transmet une information mais induit également un comportement.

Toute interaction suppose un engagement et définit par suite une relation. L’information, c’est le contenu de la communication : elle a valeur d’indice. La relation, c’est la manière dont on doit entendre le contenu : elle a valeur d’ordre. Une relation saine est spontanée et donne priorité aux messages, donc au contenu. Une relation perturbée ou malade est une relation qui pose problème et parasite le contenu qui passe en arrière plan et finit par perdre toute importance. 3- « La nature d’une relation dépend de la ponctuation des séquences de communication entre les partenaires.

De l’extérieur, une interaction peut être considérée comme un échange ininterrompu d’échanges de messages, mais, de l’intérieur, chacun ponctue ces messages à sa façon. Le problème en jeu est donc un problème de dépendance, de prééminence ou d’initiative. Il existe foule de conventions culturelles admises qui structurent notre vie sociale, avec de telles ponctuations. Dans la vie de tous les jours, on parle de leader, de suiveur, mais qui commence, et que deviendrait l’un sans l’autre? Madame à ne voir que la beuverie de Monsieur : elle crie. Ils ne ponctuent pas leurs échanges de la même façon.

Ils ont surtout des difficultés à parler de leur relation, à méta-communiquer. Leurs communications s’organisent en dents de scie. 4- « Les êtres humains usent simultanément de deux modes de communication : digitale et analogique. Le langage digital possède une syntaxe logique très complexe et très commode mais manque d’une sémantique appropriée à la relation. Par contre, le langage analogique possède bien la sémantique mais non la syntaxe appropriée à la définition non équivoque de la relation. La communication digitale est de nature symbolique. Ces symboles sont les mots que l’on emploie pour désigner les choses, mots qui relèvent d’une convention sémantique propre à une langue donnée.