Annales de La Propagation de La Foi, Volume 39 PDF

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Portrait de Claude-Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon. Philosophe de l’industrialisme, il est le penseur de la société industrielle française, qui était en train de supplanter la société d’Ancien Régime. Il est le cousin éloigné du duc de Saint-Simon, célèbre mémorialiste de la cour de Louis XIV et de la Régence. Claude Henri, comte de Saint-Simon, né à Paris en 1760, descend d’une famille de la noblesse, appartenant à la branche des Sandricourt natifs de Picardie. Philippe Auguste, probablement afin de justifier l’annexion de l’apanage des Vermandois au domaine royal. Vers 1560, Jean du Tillet, un greffier du parlement et un rénovateur de la science historique, avait traduit ce texte latin de manière bizarre, en lui ajoutant une phrase n’existant pas dans l’original. Elle fut à l’origine d’une légende selon laquelle les Saint-Simon descendaient directement de Charlemagne.

Le père de Claude-Henri, Balthasard-Henri de Saint-Simon, militaire comme son père, a neuf enfants dont Claude Henri, futur comte de Saint-Simon, l’aîné de ses fils. Les informations dont nous disposons sur les premières années de Claude-Henri de Rouvroy de Saint-Simon émanent de lui-même, ou bien ont été recueillies de ses disciples par Nicolas Gustave Hubbard. Claude Henri est un enfant plutôt turbulent. L’enfant était en rupture avec sa famille. Claude-Henri de Rouvroy de Saint-Simon reçoit son éducation d’un précepteur qui lui transmet les enseignements de D’Alembert et de Rousseau. Il reçut plus qu’il n’accepta l’éducation des jeunes hommes de son milieu.

En 1812, il écrit :  Mon éducation a été très soignée mais mal dirigée . Il passe son enfance jusqu’en 1777 à Falvy, où il s’intéresse à l’hydraulique. Adepte des idées nouvelles, le jeune gentilhomme s’engage à 17 ans dans l’armée de libération des États-Unis aux côtés de La Fayette et du comte de Rochambeau. Il achète tous les biens nationaux du département de l’Orne. Dans ses vastes acquisitions se trouvent compris les domaines du prieuré de l’abbé Maury ainsi que l’hôtel des fermes de la Rue du Bouloi à Paris. Georges Weill mentionne une lettre du futur philosophe qui est décisive quant au fait sinon quant à l’importance des acquisitions réalisées par les associés. Ses relations étroites avec le diplomate prussien le rendent bientôt suspect au gouvernement révolutionnaire.

Il est enfermé à Sainte-Pélagie puis au Luxembourg et il ne sort de prison qu’après le 9 thermidor. En 1798, avec l’argent gagné, il s’installe à Paris dans un appartement en face de l’École polytechnique. Sous l’influence du docteur Jean Burdin, et probablement des Idéologues, il suit alors les cours de physique de l’École polytechnique. Saint-Simon souhaitait donner un sens commun à la science, et unifier les principes scientifiques. En 1803, après avoir organisé une souscription en l’honneur de Newton, il écrit les Lettres d’un habitant de Genève à ses contemporains. Il s’agit d’une sorte d’éloge à la science, considérée comme une nouvelle religion. Avec le savoir éclectique enregistré par ses contacts avec des scientifiques, il bâtit une philosophie prônant le progrès de l’humanité par les sciences.