Approches scientifiques des faits religieux PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Selon le concept de religion approches scientifiques des faits religieux PDF est ainsi posé et selon la question fondamentale que l’on se pose sur la religion, la philosophie de la religion peut correspondre à différentes démarches.


La philosophie de la religion est confrontée à une difficulté particulière qui est l’absence d’un concept de religion convenant à tout ce qu’il est d’usage de considérer comme de l’ordre de la religion. La philosophie de la religion se présente de manière sensiblement différente selon les religions, les époques et les lieux. Historiquement, la philosophie de la religion peut aussi désigner un moment de l’histoire de la pensée centré sur les auteurs allemands que sont Kant, Schleiermacher et Hegel. Kant et Hegel ont donné l’un et l’autre des cours de philosophie de la religion. C’est à leur époque que la philosophie de la religion est devenue une discipline universitaire. Les approches essentialistes ont un concept de religion défini et accordent le plus souvent une grande importance à la question de l’existence d’une ou plusieurs divinités.

Cette question détermine le fait que l’on considère la religion comme une invention humaine ou comme l’activité d’une ou de plusieurs divinités dans le monde. Les approches dites fonctionnalistes portent sur les faits ou les fonctions de la religion dans les sociétés : à quoi sert-elle, quelles en sont les manifestations ? Les approches fonctionnalistes sont fréquentes en Europe continentale. Ces approches retiennent que le religieux n’existe pas en dehors de formes données et contingentes sur un plan historique.

Elles accordent la priorité aux phénomènes dits religieux par rapport à la réflexion sur les enseignements des religions et ce qu’elles proposent de croire. La religion est alors envisagée selon la grande diversité des phénomènes religieux. Bien qu’il soit possible de distinguer assez nettement des approches essentialistes incluant une réflexion sur les propositions des religions et leur justification, d’approches fonctionnalistes se concentrant sur les faits religieux, une approche fonctionnaliste reconduit nécessairement à un questionnement sur l’essence ou la nature de la religion, notamment à cause de la place centrale qu’occupe l’idée de croyance dans la réflexion moderne sur la religion. La philosophie est aussi interrogation sur elle-même de sorte que celui qui veut philosopher sur la religion, ne peut se contenter de prendre la religion pour objet, mais il est aussi conduit à s’interroger sur ce qui lui permet de savoir qu’il y a des religions, ou que tel phénomène peut être dit religieux. Jean Grondin remarque que la philosophie de la religion est en partie déterminée par le cadre fortement nominaliste de la pensée contemporaine. Le nominalisme est une tournure d’esprit selon laquelle le nom est la chose. Dans le nominalisme, le nom est intuitivement lié à l’existence, de sorte que si l’on ne peut pas définir la chose et lui constater une existence conforme à sa définition, on dit que la chose n’existe pas ou qu’elle n’est pas ça.

Qu’est-ce que dieu, les dieux, le divin, les divinités, le monothéisme, le polythéisme, le déisme, l’animisme, l’athéisme, l’agnosticisme ? Avons-nous de bonnes raisons de penser que les divinités existent ou n’existent pas ? Quelles connaissances peut on avoir de ces objets ? Qu’est ce que le fanatisme religieux et comment y remédier ?