Architectures peintes en trompe-l’oeil PDF

Les coupures chronologiques d’un style à l’autre demeurent des sujets de discordes : passe-t-on du deuxième au troisième style aux environs de l’ère chrétienne ou de la mort d’Auguste en 14 ? Dépourvu d’éléments figuratifs il a pour origine architectures peintes en trompe-l’oeil PDF monde hellénistique oriental et ses décorations en grandes dalles de marbre dont il reproduit les éléments. Le décor, en relief, est réalisé en stuc polychrome imitant les marbres de couleurs. La paroi, divisée en trois parties horizontales et verticales, respecte une tripartition stricte.


La partie inférieure présente un socle reposant sur une plinthe jaune, imitant le bois, séparé de la partie médiane par un bandeau. Ce premier style, qui avait déjà trois siècles lors de l’éruption du Vésuve en 79, n’est connu que par un petit nombre de maisons campaniennes. Exemples : atrium de la maison de Salluste, premier péristyle de maison du Faune, maison du Centaure. Entrée de la maison samnite, mur latéral imitant des dalles de marbre, Herculanum. Mur de l’atrium dans la maison de Salluste, Pompéi. Pièce de la villa d’Arianna à Stabies.

Mur intérieur de la basilique de Pompéi. Le deuxième style se développe après la guerre sociale jusqu’au début du règne d’Auguste, vers -20. Il présente une rupture importante avec le premier style puisqu’il n’y a plus de relief en stuc. La phase dite architectonique a pu être datée grâce au mur de construction de la maison des Griffons, à Rome. La maison des Griffons est un parfait exemple de cette première phase. Vitruve donne une description détaillée de ce style :  Ils en vinrent à représenter des édifices avec des colonnes et des frontons, qui se détachaient parfaitement sur le fond.

Dans les lieux spacieux, dans les salles de conférences, par exemple, où les murs présentent de grandes surfaces, ils peignaient des scènes tragiques, comiques ou satiriques. La seconde phase, dite ornementale, présente une architecture beaucoup plus fastueuse. La transition se fera sous le règne d’Auguste entre -40 et -30. Vitruve qualifia de dépérissement de l’art cette évolution, qu’il jugeait fantaisiste et irrationnelle :  Cette belle nature, dans laquelle les anciens allaient prendre leurs modèles, nos goûts dépravés la repoussent aujourd’hui. Maison d’Auguste sur le Palatin à Rome.