Atlas historique de la Savoie 1792-1914 PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Le Faucigny est une petite région naturelle française et l’une des six provinces historiques de la Savoie, située au centre du département de la Haute-Savoie. La région prend atlas historique de la Savoie 1792-1914 PDF nom du château de Faucigny possédé par les sires de Faucigny.


Grâce à une présentation claire et facile d’accès, sous forme de cartes et de graphiques, l’Atlas permet aux lecteurs curieux de mieux connaître le territoire de la Savoie dans son acception historique (les deux départements actuels) et aux spécialistes de disposer d’une vision synthétique de l’histoire de ce territoire entre 1792 et 1914. La variété des thèmes abordés permet de rendre compte de la richesse de cette période. Le lecteur y trouvera des chapitres concernant l’organisation territoriale, la population, l’urbanisation, la politique, la religion, l’agriculture, l’industrie, le commerce, les réseaux de communication, l’immigration, la sociabilité, l’alphabétisation… Cet atlas s’appuie sur les nombreux travaux historiques réalisés sur la Savoie depuis au moins trente ans, travaux connus comme études plus confidentielles. Il s’agit donc d’un ouvrage de synthèse, un résumé visuel de l’histoire des Pays de Savoie dans une période où s’amorcent de profondes mutations, mais où le nouveau se mêle encore à l’ancien.

Le Faucigny dans l’ensemble des pays de Savoie. L’espace géographique du Faucigny correspond aux bassins de l’Arve et du Giffre jusqu’au abord de la cité de Genève. Ce traitement phonétique correspond à celui du nord de la France. Ernest Nègre ne semble pas basée sur l’étude d’une forme ancienne connue, puisqu’il n’en cite aucune. Elle est en effet difficilement compatible avec ces formes anciennes. Les historiens envisagent cette époque avec beaucoup de prudence : nos aînés étaient persuadés que les vallées alpines avaient connu un peuplement gaulois très dense. Il faut en tout cas regarder comme un mythe l’existence de l’antique peuplade des Fauces mentionnée sur base des inscriptions de la colonne de Bonneville.

En 121 avant notre ère, les vallées de l’Arve et du Giffre sont passées sous la domination romaine, et l’on aurait tort de penser que les lieux sont restés retirés, sans traces de civilisation gallo-romaine. Le conflit prend une telle proportion que Rome fait intervenir Cneus Pinarius Cornelius Clemens, légat de la Germanie supérieure. Une population très bigarrée, rassemblant des éléments d’origine ethnique très différentes, connue sous le nom de Burgonde. Les origines des sires de Faucigny sont assez mal connues, et pour des générations d’érudits et de chroniqueurs, elles ont été un vaste champ d’hypothèses plus ou moins fondées. Il faut dire que le contexte politique dans lequel s’inscrit l’ascension des Faucigny est aujourd’hui sujet à de nombreux questionnements.

Les sires de Faucigny font partie de ces innombrables familles qui, à partir de l’An Mil, ont participé à l’émiettement de l’autorité impériale en affirmant un pouvoir territorial héréditaire, et en œuvrant à la création d’un État autonome. Les témoignages écrits sont hélas trop peu nombreux et trop disparates pour déterminer avec précision le profil des premiers sires de Faucigny. L’historiographie traditionnelle a souvent dépeint ce personnage comme un authentique seigneur médiéval, fondateur de dynastie, déjà bien ancré dans son territoire. Sa seigneurie devait prendre forme autour d’une bourgade rurale, Faucigny, où un petit château dominait le cours de l’Arve. Tout porte à croire que Louis exerça un pouvoir bien réel sur la région sur le plan politique, économique et juridique. On ignore si l’on peut pour autant le présenter comme un authentique seigneur féodal, seul maître en ces domaines, et dégagé des mouvements politiques du Saint-Empire. Faucigny affirmaient leur autorité en restant intimement liés aux grands dignitaires et impliqués dans les affaires politiques de l’Empire.

Par leurs savantes alliances et leur tempérament réaliste, les sires de Faucigny sont parvenus à établir un pouvoir solide sur une vaste région englobant les vallées de l’Arve et du Giffre, Megève, Flumet et Beaufort-sur-Doron. Les premiers dynastes auraient rêvé d’un destin plus prestigieux. Faucigny : s’installer sur un escarpement rocheux, voisin de Genève, mais cerné de rivaux de toutes parts. Si l’on excepte les vignes de la Côte d’Hyot et le petit prieuré clunisien de Contamine, la quasi-totalité des environs appartenait au Genevois.

Assurément, la basse vallée de l’Arve était un lieu de disputes plus que d’agrément, et le château de Faucigny était un édifice éminemment militaire. Le pouvoir politique des évêques s’affirmant très nettement sur la cité Genevoise, les sires de Faucigny se consacrèrent à l’expansion de leur territoire dans l’amont des vallées : bientôt ils furent maîtres de toute la rive droite de l’Arve, entre Bonneville et la Menoge, de toute la moyenne vallée de l’Arve jusqu’au défilé de Servoz, et de toute la vallée du Giffre. Une des grandes questions que l’on se pose est de savoir par quel moyen les sires du Faucigny ont pris l’ascendant sur les forteresses environnantes et sur leurs maîtres. On peut s’interroger sur les relations qu’entretenaient les dynastes de Chatillon et de Boege avec les sires du Faucigny. Ils pouvaient être leurs vassaux, des nobliaux de courte envergure, ou bien même des héritiers d’une très ancienne noblesse montagnarde ? Conquête militaire, intimidation ou fines alliances matrimoniales ? Il y aurait là de quoi alimenter de longues discussions historiques.

Les sires du Faucigny sont en tout cas parvenus à asseoir leur domination sur une vaste région et, semble-t-il, dans un espace de temps relativement restreint. Faucigny figure aux côtés de ceux des plus hauts dignitaires de la région : les comtes de Savoie et les sires de Rovorée. Faucigny ne semblaient pas encore posséder la vallée du Giffre, ni y porter bien grand intérêt. Pour accroître leur puissance à la guerre, les sires du Faucigny confièrent leur troupe armée au commandement d’un sénéchal établi au château de la Crête. Contrairement à leurs illustres voisins, les comtes de Savoie, les Faucigny ne pouvaient prétendre à une position de portiers des Alpes, les montagnes des vallées de l’Arve et du Giffre n’étant frontalières qu’avec le Valais.

Aucun col stratégique permettant le passage des marchandises venues d’Italie ne se trouvait sur le territoire. Ils cherchèrent à s’implanter dans des régions éloignées de leur  berceau  familial. La famille, de plus en plus influente, jouait du trône et de l’autel en continuant à rêver au prestige des grandes villes. Genève était toute proche et le rêve genevois bien vivace.

Parmi les historiens, on s’accorde à reconnaître l’habileté avec laquelle, sur plusieurs générations, les sires de Faucigny ont élevé leurs cadets aux plus hautes dignités ecclésiastiques. Cette omniprésence dans les hautes sphères du pouvoir religieux témoigne de l’influence et des étroites relations que les Faucigny entretenaient avec les souverains du plus haut rang. Pour les sires de Faucigny, placer les cadets de famille sur les sièges épiscopaux relevait d’un jeu politique subtil et fort pratiqué en Europe durant cette époque. Placer un parent sur un siège d’évêque permettait d’acquérir du pouvoir, mais aussi de se réclamer de l’empereur et gagner en ascendant sur leurs rivaux, les comtes de Genève. Faucigny ont fait également de généreuses donations aux monastères.