Atlas linguistique et ethnographique du Centre, volume 1 : La Nature PDF

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L’avant de l’aeme é de la cunsience é le devant coméyà e trtouts fratrnaument. Il est parlé dans l’ancienne province du Poitou, le nord de l’Aunis et quelques autres secteurs limitrophes. Il est associé au saintongeais au sein d’un groupe poitevin-saintongeais. Le poitevin a eu une influence dans le québécois, l’acadien et le cadien. Carte illustrant la répartition géographiquer des langues d’oïl selon Marie-Rose Simoni Aurembou. Carte des langues d’oïl selon Marie-Rose Simoni-Aurembou. 16 traits absents du français et des parlers du nord-ouest, mais communs au poitevin et à l’occitan, tous les 16 communs avec le saintongeais.

Analyse dialectométrique : En 2003, le linguiste Hans Goebl, de l’université de Salzburg, publie son analyse dialectométrique de 1421 cartes de l’Atlas linguistique de la France. L’écriture en poitevin fait le plus souvent appel à autant d’orthographes qu’il y a d’auteurs, faute de norme graphique largement diffusée ou acceptée. L’existence de parlers de type occitan, ou tout au moins de types intermédiaires, est confirmée par de nombreux noms de lieux de la Saintonge, de l’Angoumois et du sud du Poitou. En 2015, Jacques Duguet, complète les données relevées par Jacques Pignon, en recherchant cette fois des traits de phonétique occitane non plus simplement dans les textes anciens en langue vulgaire, mais dans les cartulaires et chartes en latin. Poitou ce sont des textes en langue d’oïl marquée de traits poitevins qu’on trouve comme l’ateste le recueil de documents publiés par S. En 1555 parait à Poitiers, le « Menelogue de Robin, le quo a predi son procez trinlaty de gric en francez, et de francez en bea latin, e peux d’iquy en poectevin ». En 1646 parait à Poitiers un recueil de textes en poitevin de Poitiers, le « Rolea divisy in beacot de peces ou l’Universeou Pictevinea, fut pre dialogue », réédité en 1660.

En 1738 parait à Fontenay-le-Comte un recueil de chants de Noël intitulé « Noëls très nouveaux dans tous les stiles pour tous les gouts. En 1774 parait à Poitiers « Entretien d’in breger avec s’en ami, sur différonts oubjets de la ville de Poitiers » sous le pseudonyme de Perrot-Francillon Piorry. La poulitique de Maître Francet dans son journal Le Mellois. Dans la même mouvance on trouve d’autres auteurs d’expression poitevine : Auguste Gaud, cordonnier originaire de Chef-Boutonne, Henri Martin originaire de Niort et cordonnier chez auguste Gaud et Adolphe Métivier jardinier à Melle. Et, comme nous l’explique Jean-Jacques Chevrier : « Tous les trois se lancèrent dans l’écriture de nombreuses pièces de théâtre.

Alphonse Farault alias « Francet », né en 1862 à Vouillé en Deux-Sèvres, publie en poitevin du Niortais de nombreux textes dont : « Histouère dos quate fails Aymein très noblles et très vaillonts, les meillours chevalaies de lou temp » paru en 1885. Jules Guérin, alias « Jule Garin », né en 1840 à L’Ile-d’Elle en Vendée, publie en 1892 ses poèmes en poitevin de ce secteur du Marais poitevin : « Trelans et Rigourdaines. Lathiube », né en 1845 à Melle en Deux-Sèvres, publie de nombreux textes en poitevin, et surtout son ouvrage : « La Gronde et Belle Histouère de la Meurlusine, Tote en bea lingage poitevin » paru en 1893. 2″ le petit livre suivant : « Une rigolade, conte en patois poitevin-charentais des environs de Ruffec » publié en 1897. En 1901 parait à Matha en Charente-Maritime le célèbre journal « Le Subiet, Jhornau des bons bitons, Émolé châ dimanche, En biâ parlanjhe de la Saintonjhe, de l’Angoumois et de l’Aunî ». Le titre devient dès 1908, « Le Subiet des Chérentes et dau Pouétou » affichant dans son titre l’ouverture aux auteurs poitevins qui est une réalité depuis le début.

Armand Lacroix, de Sompt en Deux-Sèvres, écrit en poitevin du Mellois de très nombreux textes dont « Pour la Terre, ou Suzon et Francet à Paris » paru en 1929. Boupère dans les années 1930 et 1950, en particulier dans le Bulletin de la Société Olona. Pays de Retz parus dans la presse locale et le « Subiet », et réunis en un volume posthume en 1991. Yves Rabault, né en 1910 à Marigny en Deux-Sèvres, connu comme  barde poitevin  se produisit durant tout le milieu du siècle à la radio et sur scène avec ses textes en poitevin du Niortais jusqu’à Tours, La Rochelle, Nantes et Limoges. Ruffécois de nombreux textes parus dans « L’Avenir de Ruffec » puis réunis en un volume en 1987 : Avant que le temps ne l’emporteRécits en patois poitevin.

Lucien Racinoux, né en 1920, de Yversay en Vienne écrit de très nombreux textes en poitevin des environs de Neuville-de-Poitou publiés dans la revue hebdomadaire régionale « Le Picton », et qui seront réunis en un volume en 1981 : « En Haut Poitou dou coûté d’Nuville ». Arsène Garnier, né en 1921 à Aizenay en Vendée écrit de nombreux textes en poitevin de la région d’Aizenay, publiés dans le « Subiet » dans les années 1970, et un ouvrage « La Fontaine à la sauce vendéenne », contenant 120 fables et publié en 1980. Michel Gautier, né en 1942, de La Roche-sur-Yon, fait paraître ses textes, souvent des poèmes, en poitevin de Vendée dans Le Subiet avant qu’ils soient collationnés dans deux recueils : Mordienne paru en 1974 et La Pibole paru en 1979. Dans la même mouvance, mais avec des textes ors poésie, on trouve à la même époque deux autres auteurs d’expression poitevine de Vendée : Christian Trojet et Jean-Loïc Le Quellec. Dans les différents paragraphes de cette page, la prononciation est indiquée en alphabet phonétique international entre crochets. Ce son existe en arabe, en tahitien et dans certaines variétés de l’anglais. Le « h » au début de certains mots se prononce pareil en Haut-Poitou mais est resté en Bas-Poitou : pour dire « haut », la SEFCO écrit jhaut ou haut selon le patois, et l’UPCP haut.