Au nom du Seigneur: La religion au crible de l’évolution PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Au sommet du village, les ruines du château du marquis de Sade, pillé à la Révolution. La commune au nom du Seigneur: La religion au crible de l’évolution PDF partie du périmètre du parc naturel régional du Luberon.


Du point de vue de l’évolution, les raisons pour lesquelles la religion ne devrait pas exister sont évidentes : elle est matériellement coûteuse et intellectuellement contre-intuitive. La pratique religieuse est coûteuse en sacrifice matériel (concernant le temps passé à prier), en dépenses émotionnelles (provoquant craintes et espoirs) et en efforts cognitifs (maintien de réseaux de croyances à la fois factuels et contre-intuitifs). Or toutes les sociétés connues, passées ou présentes, supportent les coûts très substantiels de l’engagement matériel, émotionnel et cognitif de la religion, c’est-à-dire d’un univers mental qui défie le simple bon sens.
Scott Atran passe en revue toutes les explications ― sociologiques, psychologiques, neurologiques, métaphysiques ― de la religion et montre leur insuffisance. Il explique alors comment le sacrifice de soi émotionnellement motivé envers le surnaturel stabilise l’ordre moral du groupe d’appartenance, incitant la compétition avec les autres groupes. Il fait ainsi comprendre pourquoi la religion est source de guerre.

Lacoste est un village du Vaucluse, à quelques kilomètres de Bonnieux, Ménerbes, Goult et Gordes. La gare TGV la plus proche est la gare d’Avignon TGV. La commune est desservie par les sorties de l’autoroute A7 à Avignon sud ou Cavaillon. La commune s’étend elle jusqu’au sommet où se trouve la forêt de cèdres au sud et descend vers la plaine du Calavon au nord. Sur le versant nord dont la commune de Lacoste fait partie, c’est le barrémien qui occupe la plus grande surface. Quelques ruisseaux traversent la commune, pour se jeter dans le Calavon.

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Après une année 2007 caractérisée par une très faible pluviométrie, 435 mm d’eau en pays d’Apt, 2008 avec 1 202 mm, soit 2,8 fois plus, se place juste derrière l’année 1968. Lacoste bird view by Jm Rosier. La période préhistorique a laissé de nombreuses traces sur tout le territoire. Dans la Grotte de la Combe Buisson ont été identifiées deux périodes d’occupation.

Une église dédiée à saint Trophime fut fondée en 1123 et desservie jusqu’en 1325 par les moines de l’abbaye Saint-Eusèbe de Saignon. Cette année-là, Barthélémy de Simiane, seigneur de La Coste, est nommé viguier d’Apt par le roi Charles VIII. Le village se désertifie peu à peu, ce qui oblige son fils Balthazar à signer un acte d’habitation, en 1533, pour faire venir des familles vaudoises. Les vaudois s’étant ralliés à la réforme en 1532, en avril 1545 une persécution est organisée contre eux par le Parlement d’Aix.

Le splendide beffroi le dominant date de 1620. Et c’est vingt-et-un ans plus tard qu’Isabelle de Simiane épouse Joseph Dominique des Balbes de Berton, marquis de Crillon. Sans descendance, en 1716, elle désigne par testament un de ses cousins comme légataire universel. Gaspard François de Sade, mari de Diane de Simiane, devient le premier marquis de La Coste. La Coste, les Sade possèdent en propre 42 hectares auxquels s’ajoutent les 15 de Bonnieux et les 64 de garrigues du Luberon.

Il y avait alors à La Coste 247 hectares de terres labourables et 37 de vignobles. Le marquis de Sade y séjourna de 1769 à 1772, entre le scandale d’Arcueil et celui de Marseille, puis après celui-ci et sa fuite en Italie, s’y réfugia jusqu’à son incarcération au donjon de Vincennes en 1777. F de Sade fit ici son plus long séjour, au cours de celui-ci, il se fit construire dans son château un théâtre pouvant accueillir 120 spectateurs à chaque représentation. Tout au long de ses internements, il aura pour La Coste  un attachement extraordinaire . En 1792, le château est pillé.

Rovère, député du Vaucluse, natif de Bonnieux, qui, victime du coup d’État du 18 fructidor sera déporté en Guyane où il mourra à Sinnamary en 1798. Le 29 juin 1816, maître André rédige l’acte de vente du domaine de Lacoste au sieur Pierre Grégoire, menuisier et agriculteur. André Breton viendra à Lacoste en 1948 pour visiter les ruines du château du marquis. En parcourant les rues du village, il tombe en admiration devant les sculptures naïves du meunier Cyprien-Agricol Malachier.