Autour de Claude-Joseph Vernet. La Marine à voile de 1650 à 1890 PDF

Cette page est en semi-protection longue. Schéma classique du commerce triangulaire entre l’Afrique, les Amériques et l’Autour de Claude-Joseph Vernet. La Marine à voile de 1650 à 1890 PDF. Les flèches sur la carte représentant le  commerce triangulaire  conduisent également à ne considérer l’Afrique et l’Amérique qu’au travers d’escales, plus ou moins secondaires dans l’organisation et la logique du trafic. On mésestime ainsi lourdement l’importance du continent noir, où les captifs étaient  produits , transportés, parqués et estimés par des négriers noirs.


Outre les traites orientales et internes à l’Afrique, on oublie enfin les trafics océaniques ne s’inscrivant nullement dans un triangle. Celui reliant le Brésil à l’Afrique, et notamment à l’Angola, fut essentiel car il fit transiter la plus grande partie des captifs de la traite atlantique. Les armateurs négriers ne se livraient pas uniquement à la traite, mais aussi à d’autres activités, moins spéculatives, comme l’assurance, la droiture vers les îles ou la pêche à la morue. Ils occupaient souvent une place très importante dans les sociétés portuaires et ils étaient très influents.

Elle était trois fois supérieure à celle d’un bâtiment de même tonnage filant en droiture vers les îles. Pour financer leur expédition, les armateurs partageaient les risques financiers. Ils faisaient appel à un certain nombre de personnes pour prendre des parts dans l’entreprise. Appelés actionnaires ou associés, ces derniers pouvaient être très nombreux. Le choix du navire dépendait de la stratégie de l’armateur. Si celui-ci optait pour un voyage rapide alors le voilier devait être fin et rapide.

S’il voulait se montrer économe, un navire en fin de carrière pouvait convenir. Le tonnage moyen du négrier était souvent supérieur à celui des navires destinés à la droiture vers les îles. Il devait être polyvalent, c’est-à-dire, être capable de contenir des marchandises comme des captifs. 40 kilos de vivres par personne. La hauteur de l’entrepont devait être comprise entre 1,40 et 1,70 mètre. L’entrepont servait de parcs à esclaves et avec cette hauteur, les négriers augmentaient la surface disponible en installant des plates-formes à mi-hauteur sur les côtés, sur une largeur de 1,90 mètre. En effet, de nombreux produits de traite étaient relativement chers.