Avant la chair PDF

Basse-Bretagne et avant la chair PDF la cordillère Cantabrique. Le planorbe Planorbarius corneus ressemble superficiellement à l’escargot de Quimper. Par sa taille, sa forme générale et sa coloration, l’escargot de Quimper rappelle le grand planorbe, un gastéropode d’eau douce très utilisé en aquariophilie. La coquille mesure jusqu’à 30 mm de diamètre pour une hauteur de 12 mm, ce qui en fait un des grands escargots de la faune française.


«J’ai appris à vivre dans la lumière et le silence des récits et, grâce à eux, à aimer le silence des miens, père, mère, et grands-parents surtout. A dénouer le silence des ombres et celui des objets posés comme des guetteurs dans la maison. A consulter la quiétude d’un arbre ou de presque rien, d’un escargot, d’un pissenlit dans la haie, comme un oracle possible de ma présence au monde. A aimer le rien, le rien du tout à force, l’invisible et pourquoi dire ange ou âme, c’est là, c’est tout, on ne sait pas ce que c’est.»

Dominique Sampiero

Dans son enfance ouvrière au royaume des taiseux, le poète a appris à se taire, lèvres jointes pour ressembler au père et à la mère, ne rien trahir. Comme si le silence était une façon d’aimer, d’être la, être avec, rien d’autre. Puis des livres sont entrés dans la chambre et ont embarqué la solitude plus loin dans les voyages.
Un carnet de lecteurs succède aux poèmes. De professions et d’âges divers, des lecteurs prennent la parole pour évoquer leur promenade intime dans les pages de ce livre.

Écrivain et scénariste (notamment de Bertrand Tavernier), Dominique Sampiero est l’auteur de nombreux recueils de poèmes, livres jeunesse et romans parmi lesquels Le Ciel et la Terre (2001), Les Encombrants 12009), Bégaiements de l’impossible et de l’impensable (2012) et La vie est chaude (2013).

Sa caractéristique la plus évidente est son aplatissement lié au fait que les 5 ou 6 tours de spire s’enroulent dans un plan. Sur le vivant, la coquille est de couleur brune ou cornée. Les nuances jaunâtres ne se voient guère en fait que sur les coquilles mortes. Le test d’Elona est loin d’être aussi épais et opaque que celui des escargots classiques, petit gris, escargot de Bourgogne ou même escargot des bois.

L’escargot de Quimper pourrait éventuellement être confondu avec Retinella incerta, et les jeunes individus avec des espèces du genre Trichia : l’aplatissement presque parfait de la face supérieure et le péristome blanc constituent toujours des caractères diagnostiques. C’est semble-t-il en 1817 qu’un naturaliste s’intéressa pour la première fois de près à ce bel escargot. Au cours des décennies suivantes, malacologistes et naturalistes s’attachèrent à préciser sa répartition. Basse-Bretagne, c’est-à-dire la partie occidentale de la péninsule, à l’ouest d’une ligne imaginaire allant approximativement de la région de Vannes au sud à celle de Saint-Brieuc au nord. Au sud du golfe de Gascogne, l’escargot de Quimper habite les contreforts les plus occidentaux de la chaîne pyrénéenne, dans le Pays basque français, ainsi que la totalité de la corniche Cantabrique, depuis la province basque du Guipuscoa, en Espagne, jusqu’en Galice.

D’une manière générale, l’escargot de Quimper habite essentiellement les lieux boisés, ombragés et frais. Il est souvent considéré comme caractéristique des chênaies-hêtraies acidiphiles atlantiques. La situation de la Bretagne est exemplaire à cet égard. Au sein de ces habitats, il affectionne particulièrement la présence de bois abattu, de souches, de draperies de lierre, de blocs rocheux ou de ruines sous lesquelles il peut s’abriter lors de ses fréquentes et parfois longues périodes d’inactivité.

Dans les montagnes d’Espagne, on peut le rencontrer jusqu’à 1 600 m environ. Pour les uns, au maximum de son extension, la répartition de l’espèce était continue de l’Espagne à la Bretagne au moins. Avec le recul du temps, on ne peut manquer d’être frappé par deux éléments de cet ancien débat. Le premier est la minceur des arguments avancés par les tenants de l’idée d’introduction.