Bibliographie de la presse française politique et d’information générale des origines à 1944 : Puy-de-Dôme (63) PDF

La Résistance a pu se manifester en ville comme à la campagne, surtout bibliographie de la presse française politique et d’information générale des origines à 1944 : Puy-de-Dôme (63) PDF la naissance des maquis au printemps 1943. L’histoire de la Résistance intérieure, toute différente qu’elle soit de celle de la France libre, n’est pas dissociable de cette dernière.


Historien de l’engagement résistant, Olivier Wieviorka montre que la Résistance peut s’organiser selon une logique de guerre, à laquelle se rattachent les réseaux et la lutte armée, ou selon une logique d’occupation, à laquelle correspondent les mouvements et les formes civiles. 1940, la France libre crée en métropole des réseaux de renseignement, et les premiers contacts avec les mouvements de résistance intérieure sont établis fin 1941. L’unification des deux résistances sous l’égide du général de Gaulle, est opérée notamment par Jean Moulin en 1942-1943. Avant que les historiens aient eu le temps de définir ce qu’il convenait d’englober sous le terme de  Résistance , il a fallu déterminer administrativement qui avait droit de s’en réclamer, c’est-à-dire de toucher la pension à laquelle elle donnait droit. Le dispositif est complété par l’article 19 de la loi no 86-76 du 17 janvier 1986. L’historien peut vouloir estimer les différentes manifestations de la Résistance sous un angle strictement militaire.

Par ailleurs, des actions comme le sauvetage des Juifs, qui font partiellement échec aux plans génocidaires nazis, n’entrent pas dans une logique militaire. Cette appréciation est cependant à nuancer fortement. En outre, le débarquement de Normandie aurait été beaucoup plus sanglant, sans les renseignements et les actions retardatrices de la Résistance. Résistance sont considérées dans la mesure où elles changent la donne politique, notamment en donnant une légitimité à la France libre d’abord, et aux nouveaux pouvoirs qui émergent à la Libération. En 1946, les trois quarts des parlementaires sont d’anciens résistants.

En particulier, la Résistance a toujours été très divisée sur ce que doit être le sort des partis politiques après la guerre. Résistance  se forme et prenne en main la vie publique. Enfin, peut-on changer la vie politique en quatre années seulement, aussi intenses soient-elles ? Le socialisme, le radicalisme, le communisme, etc. Composantes politique et militaire de la Résistance peuvent être parfois séparées. STO pousse des centaines de milliers de Français à rejoindre les maquis. Article détaillé : Chronologie de la France pendant la Seconde Guerre mondiale.

Zone libre, zone occupée et zones interdites à statuts différents : les conditions de développement de la Résistance dans les deux zones sont très différentes. L’histoire de la résistance française est en partie déterminée par un certain nombre de facteurs externes découlant du contexte historique de la Seconde Guerre mondiale et de la France occupée. 30 septembre 1938 : signature des accords de Munich. 23 août 1939 : signature du Pacte germano-soviétique. 17 juin 1940 : le maréchal Pétain appelle à cesser le combat et demande l’armistice. 18 juin 1940 : appel du général de Gaulle : les militaires et les spécialistes de l’armement sont invités à venir le rejoindre à Londres pour continuer le combat.

22 juin 1940 : signature dans la clairière de Rethondes de la convention d’armistice franco-allemande. 11 juillet 1940 : Philippe Pétain prend le titre de chef de l’État français. 24 octobre 1940 : Pétain et Hitler définissent à Montoire les principes d’une collaboration politique. 22 juin 1941 : la Wehrmacht attaque l’Union soviétique.

8 décembre 1941 : entrée en guerre des États-Unis, le lendemain de l’attaque japonaise contre Pearl Harbor. 28 août 1942 : à Lyon, première rencontre entre Jean Moulin, délégué du général de Gaulle, et le général Delestraint. 1942 : les chefs régionaux de l’Armée secrète, nommés par Charles Delestraint, reçoivent son investiture. 8 novembre 1942 : opération Torch débarquement américain en Afrique du Nord. 11 novembre 1942 : la Wehrmacht pénètre dans la Zone libre. 30 janvier 1943 : création de la Milice française qui remplace formellement l’armée d’armistice, mais qui va se trouver en situation de réprimer la Résistance.

2 février 1943 : capitulation de l’armée allemande à Stalingrad. 16 février 1943 : deuxième loi sur le STO, apparition des premiers maquis. 9 septembre 1943 : débarquement en Corse des bataillons de choc français d’Afrique du Nord par le sous marin Casabianca. 6 juin 1944 : débarquement des Alliés en Normandie.

15 août 1944 : débarquement franco-américain sur les côtes de Provence. 24 août 1944 : arrivée de la 2e DB à Paris. 8 mai 1945 : armistice dans la zone Europe. Le résistant Emmanuel d’Astier de La Vigerie, dans Le Chagrin et la Pitié, a voulu, non sans provocation, donner d’eux l’image rétrospective d’ inadaptés sociaux , en marge de la société. Toutes les couches sociales, toutes les sensibilités politiques, toutes les sensibilités philosophiques et religieuses sont représentées au sein de la Résistance. Bien au-delà des seuls cercles de gauche, des catégories sont inversement blâmées dès l’Occupation pour leur sous-représentation dans la lutte clandestine, à commencer par les paysans, du moins jusqu’à la naissance des maquis en 1943, et surtout la bourgeoisie et le patronat. Gaulle, qui reçut une délégation de la confédération du patronat français en septembre 1944, se plaignant des conditions de vie sous le gouvernement de Vichy, ne manqua pas de leur rappeler qu’il ne les avait pas vus en délégation à Londres ou à Alger pendant 4 ans.