Bibliothèque raisonnée des ouvrages des savants de l\’Europe: Tome 20. Partie 1: Pour les mois de janvier, février et mars 1738 PDF

Cette partie de sa production est restée oubliée pendant près de deux siècles, mais bénéficie aujourd’hui d’un mouvement incontestable de redécouverte. Jean-Philippe Rameau a débuté dans la carrière d’organiste à l’bibliothèque raisonnée des ouvrages des savants de l\’Europe: Tome 20. Partie 1: Pour les mois de janvier, février et mars 1738 PDF Saint-Étienne de Dijon.


This Elibron Classics book is a facsimile reprint of a 1738 edition by J. Wetstein et G. Smith, Amsterdam.

Sa mère, Claudine de Martinécourt, fille de notaire, est issue de la petite noblesse. Son père voudrait qu’il devienne magistrat : lui-même décide d’être musicien. Son plus jeune frère, Claude Rameau, précocement doué pour la musique finit par exercer lui aussi cette profession. Rameau fut organiste de la cathédrale de Clermont-Ferrand durant plusieurs années. Jusqu’à l’âge de quarante ans, sa vie est faite de déménagements incessants et assez mal connus : après son retour en France, il aurait fait partie d’une troupe de musiciens ambulants, comme violoniste, jouant sur les routes du Languedoc et de Provence et aurait séjourné à Montpellier. Je connais celui qui dit vous l’avoir enseigné vers votre trentième année. Vous savez qu’il habite rue Planche-Mibray à côté d’une lingère.

Je me suis toujours fait un plaisir de publier dans l’occasion que M. Lacroix, de Montpellier, dont vous avez marqué la demeure, m’avait donné une connaissance distincte de la règle de l’octave à l’âge de vingt ans. Le premier livre de clavecin manifeste l’influence de Louis Marchand. D’ailleurs, Marchand était précédemment – en 1703 – organiste des jésuites de la rue Saint-Jacques et Rameau y est donc son successeur. Il est vraisemblablement encore à Paris en juillet 1708. En 1709, Rameau retourne à Dijon pour y prendre, le 27 mars, la succession de son père, à l’orgue de l’église paroissiale Notre-Dame.

Là aussi, le contrat est de six ans mais ne va pas à son terme. En juillet 1713, Rameau est à Lyon, comme organiste de l’église des Jacobins. Le frontispice de l’ouvrage le désigne comme  organiste de la cathédrale de Clermont . Ce traité fondamental, qui pose Rameau comme musicien savant, il y réfléchit en fait depuis sa jeunesse. Rameau est de retour à Paris, cette fois de manière définitive, à partir de 1722 ou au plus tard début 1723, dans des conditions restées obscures. On ne sait pas où il habite alors : il publie en 1724 son second livre de pièces de clavecin qui ne porte pas l’adresse du compositeur.

Ils auront ensemble deux fils et deux filles. Le parrain est son frère, Claude Rameau, avec qui il conserve tout au long de sa vie de très bonnes relations. Antoine Houdar de La Motte aurait pu être ce librettiste. Poète établi, il connaît le succès depuis de nombreuses années dans sa collaboration avec André Campra, André Cardinal Destouches, Marin Marais.

Houdar de la Motte ne répond pas, semble-t-il, à l’offre. Rameau pour plusieurs opéras-comiques et introduisit le musicien auprès du fermier général La Pouplinière qui devint son mécène. Portrait gravé en 1773 par Noël Le Mire d’après un dessin de Nicolas-Bernard Lépicié. France, amateur d’art qui entretient autour de lui un cénacle d’artistes dont il fera bientôt partie. Les circonstances de la rencontre entre Rameau et son mécène ne sont pas connues, même si l’on suppose que celle-ci doit avoir lieu avant l’exil de La Pouplinière en Provence à la suite d’une aventure galante, exil qui doit durer de 1727 à 1731. En ce qui concerne Voltaire, il a de prime abord une opinion assez négative de Rameau, qu’il juge pédant, méticuleux à l’extrême et, pour tout dire, ennuyeux.

On suppose que, dès 1731, Rameau dirige l’orchestre privé, de très grande qualité, financé par La Pouplinière. Il est également professeur de clavecin de Thérèse Des Hayes, la maîtresse de La Pouplinière à partir de 1737 et qui finit par l’épouser en 1740. Elle se révèle comme l’une des meilleures alliées de Rameau avant sa séparation d’avec son mari, en 1748 – l’un comme l’autre étant fort volages. En 1732, les Rameau ont un deuxième enfant, Marie-Louise, qui est baptisée le 15 novembre. 1 200 livres du riche banquier pour sa prestation. Cependant, son œuvre de compositeur se limite à quelques motets et cantates et à trois recueils de pièces de clavecin dont les deux derniers sont remarqués pour leur aspect novateur.