Bibliotheque de l’homme-d’état et du citoyen Tome 16 PDF

La Bibliothèque de l’Assemblée nationale possède, dans son fonds ancien, un ensemble de versions manuscrites ou imprimées – et dans ce cas annotées de la main de l’auteur – du roman La nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau. Ces versions ont précédé l’établissement du texte bibliotheque de l’homme-d’état et du citoyen Tome 16 PDF que l’on connaît aujourd’hui. Assemblée en 1794, l’édition en version intégrale du Brouillon, accompagnée d’une courte notice de présentation. La Copie personnelle correspond au deuxième brouillon de La nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau.


Dictionnaire universel des sciences morale, économique, politique et diplomatique; ou Bibliotheque de l’homme-d’état et du citoyen. [Tome 16] / , Tome premier [-trentieme]
Date de l’édition originale : 1777-1778

Ce livre est la reproduction fidèle d’une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d’une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d’un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d’un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

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Tel quel, ce manuscrit, qui comporte encore de nombreuses corrections, est loin de représenter la version définitive de l’oeuvre. Primitivement, cette copie, reliée en maroquin rouge, comportait quatre volumes, tous les quatre la propriété du conventionnel Hérault de Séchelles qui les avait achetés en Hollande, ainsi qu’un petit portrait sur émail de Mme de Warens, pour 24 000 livres. Les deux premiers volumes regroupent les trois premières parties de La nouvelle Héloïse et les deux suivants la quatrième, la cinquième et la sixième partie de l’oeuvre. A la mort de Hérault de Séchelles, guillotiné en 1794, la Convention se saisit des deux derniers volumes au domicile du parlementaire. Ce sont eux qui sont présentés ici. En revanche, les émissaires de la Convention ne retrouvèrent pas les deux premiers volumes, ni le portrait. Ceux-ci font cependant leur réapparition en 1801, lors d’une vente aux enchères effectuée au bénéfice de la veuve du conventionnel.

Tous ces souvenirs sont achetés pour 700 francs or par une seule personne, un particulier du nom de Rivière. Ensuite, on perd à nouveau la trace des deux premiers volumes de la Copie personnelle. On sait cependant que, entre les deux guerres, un volume – le premier correspondant au deux premières parties de La nouvelle Héloïse – était passé dans la bibliothèque du duc de Newcastle. Louis Barthou, ancien Président du Conseil. Un spécialiste de Rousseau, professeur à la Sorbonne, Daniel Mornet, a pu consulter cet ouvrage pour l’édition Hachette de 1925.

La troisième oeuvre présentée ici, la Copie pour la Maréchale de Luxembourg, n’est pas à proprement parler un brouillon mais plutôt une copie autographe de La nouvelle Héloïse que Jean-Jacques Rousseau a réalisée en 1760, afin d’honorer l’une de ses bienfaitrices. Tout en recopiant, Rousseau n’a pu néanmoins s’empêcher de procéder à un certain nombre de corrections. La dernière oeuvre présentée ici – l’édition Duchesne-Coindet – n’est pas un manuscrit stricto sensu. C’est une version imprimée mais annotée et corrigée de la main de Rousseau en 1764.

La première version imprimée de La nouvelle Héloïse date de 1761. L’édition que l’on trouvera ci-après, appelée d’abord tout simplement l’édition Duchesne, a été réalisée en 1764, à Paris et à Neuchâtel, sans avoir reçu l’aval de Rousseau. Le texte était sensiblement différent de l’édition Rey. Rousseau tombe sur elle chez un ami genevois François Coindet.