Biens et propriété, 2e édition, 1995 PDF

En Occident, la philosophie s’interroge au moins depuis Platon sur ce qui nous constitue en tant que communauté. Cette notion est souvent utilisée pour les questions relatives à la propriété de certaines ressources et désigne la relation entre l’accès à des ressources équitablement partagées et des intérêts qui soudent les membres d’une communauté et contribuent à son existence. On peut néanmoins opérer les distinctions biens et propriété, 2e édition, 1995 PDF : l’adjectif  commun  désigne une réalité partagée par tous, indépendamment d’une organisation sociale donnée, alors que  public  désigne une réalité qui dépend d’un pouvoir politique, d’un État. Au singulier, on peut donner à l’expression  bien commun  au moins deux définitions, selon qu’on se place dans une perspective chrétienne héritière de la philosophie aristotélicienne et thomiste, ou non.


Mais les deux notions sont liées. L’éducation des enfants et des jeunes, la procréation et la propriété des femmes appartiennent à l’ensemble des citoyens. Le bien commun définit un mode de propriété conçu pour assurer l’harmonie collective. Le rapport du souverain avec le bien commun départage la nature despotique, oligarchique ou démocratique du régime.