Bloc-notes, 6e : Sciences PDF

Un bloc erratique en forêt, couvert de mousse et de bloc-notes, 6e : Sciences PDF. Le Schwanenstein, bloc erratique près de Lohme, ile de Rügen, en Allemagne.


Alpes suisses et le Jura sont intrigués par d’énormes rochers granitiques de plusieurs tonnes placés au sommet des collines, isolés au milieu des plaines, etc. Ils sont rapidement appelés  blocs erratiques  car on ne sait comment ils sont arrivés là, ils se sont perdus. De nombreuses théories et explications voient alors le jour. Jean-Étienne Guettard suppose en 1762 que les blocs erratiques de la plaine d’Europe du Nord sont tout ce qui reste d’une ancienne montagne érodée. Mais l’origine alpine de ces blocs est rapidement démontrée. Se pose alors la question du transport de ces masses rocheuses.

Dans un même ordre d’idées, Horace-Bénédict de Saussure, qui parcourt les Alpes depuis 1758, imagine un transport par d’énormes crues provoquées par la rupture de lacs ou de la fonte brutale des glaciers par des gaz chauds. Johann Gottfried Ebel, quant à lui, songe lui aussi à des inondations périodiques, mais dues à l’océan: : le soulèvement des Alpes aurait été si brutal que la mer aurait charrié les blocs erratiques en se retirant. Léonce Élie de Beaumont intègre diverses théories. D’autres, en partant des observations sur les banquises, pensent que les blocs erratiques auraient été déposés par la banquise ou les icebergs en train de fondre lorsque la mer recouvrait la région. Toutes ces théories ont leurs avantages, leurs défauts, leurs défenseurs et leurs détracteurs mais aucune ne fait unanimité. Une autre piste est ainsi explorée : les glaciers.

En effet, à cette époque, les glaciers sont en pleine crue à cause de ce que l’on appellera plus tard le Petit âge glaciaire. Cette progression inquiète les autorités, helvétiques, qui craignent la destruction de certains villages par les glaces. Genève, parcourt le massif du Mont-Blanc et rédige un guide de voyage dans les Alpes. Des savants britanniques également s’emparent de la question, notamment James Hutton qui en 1795 explique le déplacement des blocs erratiques par le mouvement des glaces. Cette conclusion, toutefois, dérange car, dans la tradition chrétienne, la Terre, depuis sa création, va en refroidissant. Les glaciers n’ont donc pu être plus étendus qu’aujourd’hui. Pour démontrer la véracité de sa théorie, Venetz va encore plus loin.

Il se remémore lui aussi une rencontre de 1818 avec Jean-Pierre Perraudin, qui affirmait que les glaciers recouvraient jadis l’ensemble des Alpes comme le prouvaient les roches striées et les blocs erratiques trouvés en altitude. Il se pose alors une question : jusqu’où les glaciers ont-ils avancé? En 1829, Venetz fait part de ses observations et de ses conclusions à un ami : Jean de Charpentier. Au départ sceptique, ce dernier se laisse persuader. Mais l’avancée des glaciers est encore expliquée par un soulèvement important des Alpes qui atteignaient une hauteur plus importante qu’aujourd’hui et qui se seraient tassées.

Bloc de calcaire situé sur la commune de Saint-Fons dans le Rhône. Mais on réserve le terme de bloc erratique aux fragments rocheux de gros calibres. Les géologues peuvent retrouver le lieu d’origine d’un bloc erratique en effectuant des analyses pétrographiques. On démontre ainsi que des blocs peuvent être transportés sur des milliers de kilomètres.

On retrouve des blocs erratiques partout où il y a eu des glaciers. Les géologues s’aident en général des moraines pour reconstituer l’avancée extrême d’un glacier. Mais ces formations, relativement fragiles, disparaissent souvent avec l’érosion. Les blocs erratiques peuvent alors être d’un grand secours car il est rare qu’ils soient déplacés autrement que par un glacier après leur dépôt. Il existe également des blocs erratiques sous-marins : soit parce qu’ils se trouvaient sur la terre ferme lors de leur dépôt et que le niveau des mers a augmenté par la suite, soit parce qu’ils étaient prisonniers d’un iceberg qui les a relâchés en pleine mer lors de sa fonte. 1833 intitulé Géologie élémentaire à la portée de tout le monde. Il tente ainsi d’expliquer l’existence des blocs erratiques par le fait de cataclysmes ayant pour origine la collision d’une comète avec la Terre.

Tobias Krüger,  À l’aube de l’âge de glace. Jean de Charpentier pionnier tragique d’une révolution scientifique , dans Patrick Kupper, C. Drahos A, Le mystère des blocs erratiques, Pour la Science, mai 2008, p. Voir la section  Notes et références  de l’article sur Nérée Boubée.

Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 15 août 2018 à 19:31. Il est formé principalement d’activistes issus des mouvances libertaires. Un black bloc en Bulgarie en 2007. La tactique du black bloc apparaît dans les médias en 1991 aux États-Unis à l’occasion d’une manifestation contre la guerre du Golfe ou des participants effectuèrent des actions directes en marge des cortèges conventionnels.