Cahier de travaux dirigés CM1 PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Réplique du premier prototype de V2 tiré avec succès en octobre 1942 photographiée en 2002 au musée de Cahier de travaux dirigés CM1 PDF. Cette fusée de 13 tonnes pouvait emporter une charge explosive de 800 kg à une distance de 300 kilomètres.


La réalisation du missile V2 est le résultat des travaux d’ingénieurs et chercheurs allemands dans le domaine des fusées qui débutent dans les années 1920 et qui sont soutenus à partir de 1934 par l’armée allemande désireuse de disposer de nouvelles armes échappant aux limitations du traité de Versailles. La V2 en tant qu’arme est un échec. Son guidage imprécis, sa charge militaire limitée ne permettent pas d’avoir un impact notable d’un point de vue militaire : les 3 000 V2 tirées ont tué quelques milliers de civils en drainant les ressources d’une Allemagne exsangue. Wernher von Braun tenant une maquette de V2. L’armée allemande investit dès 1929 dans des travaux de recherche sur l’utilisation militaire des fusées. L’objectif poursuivi est notamment de trouver des moyens de contourner les restrictions du traité de Versailles qui limite le développement des forces aériennes allemandes. Celui-ci a plus de succès lorsqu’il expose la même proposition à Von Braun qui a participé aux négociations entre Nebel et les militaires.

Becker propose de financer une thèse de Von Braun sur la propulsion à ergols liquides, à condition que les essais des fusées issues de ces travaux se déroulent à Kummersdorf. En janvier 1933, deux mois après le début des travaux de Von Braun pour le compte des militaires, Hitler arrive au pouvoir. Le nouveau régime prend immédiatement des mesures autoritaires en muselant l’opposition. Becker profite de ce nouveau climat pour mettre pratiquement fin aux travaux du groupe d’amateurs de fusées de la V. Comparaison des A3, A5 et A4. D’une masse de 150 kg pour une hauteur de 1,35 mètres son moteur développe une poussée de 300 kg.

Les essais au sol se passent bien mais la fusée 1 explose à la suite d’un retard à l’allumage, et des problèmes de stabilité en vol sont mis en évidence. L’Armée de l’Air, pour laquelle Von Braun a développé des fusées d’assistance au décollage, comme l’Armée de Terre dont dépendent Dornberger et Becker sont désormais prêtes à mettre à disposition des moyens financiers importants. En 1936 l’équipe de Von Braun compte désormais 80 personnes, et le terrain de Kummersdorf est devenu trop exigu pour les essais envisagés. Le moteur-fusée de l’A4 avec sa turbopompe, son générateur de gaz et sa structure de poussée. Le système propulsif est une technologie clé de la fusée A3. Son développement est placé sous la direction de Walter Thiel. Le moteur-fusée de l’A3 est initialement une version agrandie de celui de l’A2, mais avec des différences importantes au niveau du système d’injection.

Fin 1937, un an après la date prévue par Von Braun, la fabrication des quatre premiers exemplaires de l’A3 est achevée. Mais les essais en vol effectués en décembre se passent mal : le système de guidage de la fusée ne parvient pas à faire face aux vents violents qui soufflent à cette période de l’année et le contrôle de la fusée est perdu à chaque essai. L’A5 reprend la plupart des organes internes de l’A3 mais sa forme diffère et le système de guidage autonome est remplacé par un système de guidage depuis le sol par radio. Dornberger est désormais optimiste car tous les obstacles techniques semblent levés, et il envisage le début du déploiement opérationnel d’une arme basée sur l’A4 vers 1943. L’entrée en guerre de l’Allemagne en 1939 draine les ressources financières et humaines. Une des cases d’équipement de l’A4 contenant le système de guidage.

Décollage d’un A4 depuis un pas de tir à Peenemünde pour un vol d’essai. V2, quatre secondes après le décollage depuis le banc d’essai VII, été 1943. V2 depuis Peenmünde les 16 et 17 août 1943. A5 aux 25 tonnes de poussée du moteur de l’A4 nécessite de revoir complètement la conception du moteur-fusée. Il optimise la forme de la tuyère.

La longueur de la tuyère est raccourcie par rapport aux plans originaux. Après avoir essayé plusieurs configurations aboutissant à des perçages par brûlure ou des problèmes de refroidissement, Thiel choisit une configuration comportant 18 injecteurs en forme de champignon. Les vols de l’A5 et d’autres tests effectués par la suite avec des modèles à échelle réduite de cette fusée ont prouvé que les formes définies par Kurzweg étaient optimales aux basses vitesses. Mais aucun essai n’a été effectué aux vitesses supersoniques que doit atteindre l’A4. Les connaissances théoriques concernant le passage du mur de son sont à l’époque embryonnaires. Alors que les recherches sur la motorisation et l’aérodynamique de l’A4 débutent dès 1936-1937, la mise au point du système de guidage n’est pas entreprise avant fin 1937, lorsque les échecs de l’A3 démontrent les insuffisances du constructeur Kreiselgeräte. Von Braun décide à la fois de faire appel à d’autres entreprises disposant de compétences dans le domaine du pilotage automatique et des gyroscopes, et en parallèle de créer un laboratoire de recherche sur le guidage à Peenemünde.

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Le développement de l’A4 qui avait débuté vers mai 1937 ne débouche sur un premier essai de la propulsion sur banc d’essais que le 21 mars 1940. Le blockhaus d’Éperlecques en 1945 a été abandonné après des bombardements massifs. En décembre 1942, Albert Speer parvient à convaincre Hitler, réticent, de lancer la production en masse des A4 pour les utiliser en tant qu’armes.

Compte tenu de la menace aérienne des Alliés il était proposé de lancer les V2 vers le sud du Royaume-Uni, depuis des blockhaus installés le long de la côte française. Les travaux sur la batterie sous blockhaus sont confiés à l’organisation Todt et débutent en mars 1943 à Eperlecques près de Calais. L’organisation retenue vise à simplifier au maximum les opérations de lancement pour réduire le temps de préparation et permettre l’utilisation de sites non préparés. Les missiles V2 sont livrés par chemin de fer puis sont stockés dans des ateliers situés à quelques kilomètres des sites de lancement. Alliés qui avaient franchi la Meuse contraignirent les Allemands à se rapprocher de leur frontière. V2 tirée sur Londres tombait à Chiswick. Le secret était d’autant plus facile à garder que contrairement aux V1 qui avaient un ronronnement caractéristique évoquant le moteur d’une motocyclette, les missiles arrivaient à une vitesse de Mach 3,5, supérieure à celle du son, c’est-à-dire dans un silence total.

Les explosions pouvaient être imputées à toutes sortes de causes. Les tirs de 1 500 autres V2 se poursuivirent jusqu’au 27 mars 1945, principalement depuis La Haye, et toujours vers Londres — cible civile principale des Allemands — et Anvers, ainsi que vers quelques cibles militaires. Au total la région de Londres reçut 1 350 V2 et celle d’Anvers plus de 1 600, les victimes étant surtout civiles. Articles connexes : Mittelwerk et Camp de concentration de Dora.

Chaîne de montage de la V2 dans le complexe Mittelwerk de Nordhausen. Photo réalisée par l’armée américaine après la prise du complexe fin avril 1945. Les américains découvrent en avril 1945 dans les baraques du camp de concentration de Dora plus de 2 000 cadavres. Le site retenu est un ensemble de tunnels creusés dans les années 1930 pour extraire du gypse et situés sous la montagne de Kohnstein près de la ville de Nordhausen. Les tunnels sont d’abord aménagés par des prisonniers qui travaillent, mangent et dorment dans des conditions sanitaires épouvantables. Plusieurs dizaines de petits camps de concentration et de sites de production sont créés par la suite dans la région pour alimenter la chaine d’assemblage installée dans les tunnels de Mittelwerk mais beaucoup n’entreront pas en production avant la fin de la guerre.