Calvin : Un homme, une oeuvre, un auteur PDF

Bill Watterson, qui met en scène les aventures humoristiques de Calvin, un enfant imaginatif de six ans, et de Hobbes, son calvin : Un homme, une oeuvre, un auteur PDF en peluche sarcastique. Créée le 18 novembre 1985, la série s’est terminée le 31 décembre 1995, après dix ans de parutions à raison d’une bande par jour, et d’une planche hebdomadaire en couleur.


Portrait d’un homme, synthèse d’une œuvre, situation et portée d’un auteur. Calvin, présenté par un des meilleurs spécialistes actuels, reprend vie et couleur. Sa pensée et son action s’inscrivent dans le vaste courant d’idées de la Réforme, dans les polémiques et les combats politiques de son temps, dans l’histoire même de la langue et de la littérature française. Au cœur de la Renaissance, Calvin contribue de manière déterminante à la métamorphose de l’horizon religieux et culturel de l’Occident.

Elle a, durant cette période, connu un succès fulgurant, et été publiée par plus de 2 400 journaux de par le monde. La série se déroule quelque part dans le Midwest des États-Unis à la périphérie d’une banlieue, un endroit probablement inspiré de la maison d’enfance de Watterson à Chagrin Falls dans l’Ohio. Exemple de disposition des cases d’une planche de bande dessinée afin de tenir sur la moitié d’une page de périodique. Il expérimente plusieurs idées que les éditeurs rejettent.

Toutefois il reçoit une réponse positive du United Feature Syndicate à des dessins mettant en scène un enfant et un tigre imaginaire. United Feature Syndicate rejette ses nouveaux dessins et il essuie par la suite plusieurs réponses négatives. C’est dans un journal américain que Calvin et Hobbes est publié pour la première fois, le 18 novembre 1985. Très vite la série connaît le succès.

En 1988, il en gagne un second tandis que la série est diffusée sur 600 supports. En 1991, 1800 journaux publient la série et celle-ci reçoit un premier prix au festival de Barcelone. En même temps, il est une troisième fois nommé pour un Reuben Award. De mai 1991 à février 1992, puis d’avril à décembre 1994, Watterson décide de s’accorder quelques mois sabbatiques. Durant ces périodes, de nombreux journaux republient des gags des premières années de la série. En 1995, Bill Watterson annonce, dans une lettre à ses éditeurs, la fin de la série à la fin de l’année.

Il considérait en effet qu’il avait fait tout ce qu’il pouvait dans les contraintes de temps et d’espace qu’impose une diffusion dans la presse quotidienne et qu’il était temps pour lui de s’arrêter. 3 160e et dernière planche dans le Washington Post. Celle-ci dépeint Calvin et Hobbes émerveillés par le spectacle d’un paysage fraîchement recouvert par la neige :  C’est un monde magique, vieux frère ! Des albums inédits parurent en France jusqu’en 2005. Exposition  À la Recherche de Calvin et Hobbes  d’œuvres et de matériel de dessin de Watterson, en 2015. Calvin et Hobbes se caractérise surtout par l’humour, une critique sociale et politique, appuyés par divers personnages. Calvin, et l’usage fréquent de blagues visuelles et de métaphores.

Dans l’ordre original de publication des strips, l’environnement de Calvin correspondait avec celui de l’hémisphère nord. Calvin joue dans la neige dans les strips publiés l’hiver, et est en grandes vacances pendant l’été. Les strips de Noël et d’Halloween étaient également dessinés pendant cette période de l’année. Vue humoristique de la série mettant en scène les vrais Calvin et Hobbes. La série reste donc relativement peu commercialisée, Watterson estimant qu’il est du devoir de l’artiste de protéger sa création. Teaching with Calvin and Hobbes et d’un T-shirt, aucun autre produit dérivé sur la série n’est théoriquement autorisé. Watterson refuse également de vendre ses originaux.

Ce choix lui a souvent causé de nombreux désaccords avec son agence de presse et avec les journaux qui le publient. Depuis la fin de la série, des rumeurs de films d’animation circulent régulièrement mais rien ne prouve leur véracité. En 1989, Watterson réfléchissait déjà à la question, mais le projet n’a jamais abouti. Watterson profite aussi de la série pour critiquer la société américaine et occidentale.

Watterson exprime ses frustrations sur la société de consommation, la décadence et l’apathie du public, sa sujétion aux médias de masse. Les faiblesses des sondages d’opinion sont aussi régulièrement soulignées dans les bandes où Calvin annonce à son père les résultats de sondages réalisés auprès des enfants de six ans de la maison au sujet des actions de son père, et traitant la position du père comme celle d’un élu politique. Par exemple, à un moment, Calvin demande à Hobbes s’il a déjà lu des histoires de science-fiction où des machines transforment les humains en zombies esclaves. Il regrette aussi parfois sa propre apparence qui ne le munit ni de griffes rétractiles, ni de crocs, ni de vision nocturne, ou d’autres facultés animales, ce qui le fait envier Hobbes.

Son amour des animaux et de la nature accentue le côté misanthrope de Calvin, blessé par le vandalisme humain dont ils sont victimes. Watterson se sert de son œuvre pour critiquer le monde de l’art, à travers la mise en forme par Calvin de bonshommes de neige difformes, de graffitis sur le pavé, de sculptures en pâte à modeler, etc. Quand mademoiselle Wormwood se plaint qu’il perde son temps en classe à faire d’incompréhensibles dessins, Calvin déclare appartenir à l’avant-garde. Au cours des ans, les créations de Calvin se diversifient. Watterson attaque aussi bien l’aspect commercial de l’art que ceux qui prétendent y échapper.