Capitaux propres et quasi-fonds propres PDF

Please forward capitaux propres et quasi-fonds propres PDF error screen to sharedip-10718041148. Il est vrai toutefois que pour la plupart des entreprises, les capitaux propres ont une valeur très proche des fonds propres. Cette notion est parfois étendue aux  quasi-fonds propres , qui regroupent des ressources stables n’ayant pas le caractère de capitaux propres, telles que les comptes courants d’associés, les emprunts participatifs ou les obligations convertibles. Plus les capitaux propres sont élevés, plus le risque de faillite est faible et l’espérance de vie de la société élevée.


Les actionnaires peuvent aussi augmenter les capitaux propres au fil du temps, progressivement, en acceptant la mise en réserve d’une partie des bénéfices, plutôt que de les distribuer sous forme de dividendes. Une autre manière de rémunérer les actionnaires est, pour l’entreprise, de racheter ses propres actions. C’est le mécanisme inverse d’une augmentation de capital. Les capitaux propres correspondent donc à la somme des montants inscrits dans les comptes 101000 à 145000. En comptabilité française, le montant des capitaux propres est le premier sous-total du passif du bilan.

Leur autre nom est  actif net . Une coopérative ou une mutuelle, dépourvues de capital social, peuvent ainsi avoir des capitaux propres si la valeur de leurs actifs dépasse le montant de leurs dettes. Cet actif net est calculé chaque année lors de la présentation du bilan comptable. Les analystes financiers peuvent aussi calculer un actif net réévalué, qu’ils comparent à la capitalisation boursière. Les fonds propres, ou capitaux propres, ont plusieurs avantages pour l’entreprise. Le principal est de représenter un matelas de sécurité pour les créanciers de l’entreprise.

En absorbant les pertes en période de pertes, ils garantissent une croissance durable. En effet, au cours de la vie de l’entreprise, les bénéfices sont ajoutés aux capitaux propres et les pertes en sont soustraites. En cas de pertes importantes, les capitaux propres peuvent donc devenir négatifs. Conséquence de cette sécurité pour les tiers, les fonds propres favorisent la résistance de l’entreprise. En effet, en cas de graves difficultés financières, les chances de survie de l’entreprise sont proportionnelles à l’importance de ses capitaux propres, beaucoup plus qu’à sa taille.

Une très grande entreprise ayant trop peu de capitaux propres peut disparaître très rapidement. Les actionnaires ont donc un intérêt à long terme à posséder une entreprise correctement capitalisée. Lorsque les capitaux propres sont insuffisants, on parle de sous-capitalisation, ce qui peut se traduire par une crise de solvabilité. Pour l’entreprise, le coût des capitaux propres est plus élevé que celui de la dette. L’actionnaire supporte plus de risques qu’une banque prêtant de l’argent : en cas de liquidation, la banque sera remboursée en priorité alors que l’actionnaire venant en dernier dans l’ordre des remboursements risque de tout perdre. En échange de ce risque, il attend donc une rémunération supérieure au taux d’intérêt pratiqué par une banque en échange de son investissement. Si l’entreprise n’est pas en mesure de fournir à l’actionnaire ce retour sur investissement plus élevé, celui-ci préférera placer son argent ailleurs.

Par exemple, il pourrait prêter de l’argent à l’entreprise sous forme de dette plutôt que de l’investir sous forme d’actions : l’entreprise ne pourra pas lever de fonds auprès d’investisseurs. Le coût des ressources financières de l’entreprise dépend donc à la fois des coûts financiers de la dette, de la rémunération attendue par l’actionnaire et de la répartition du capital entre dettes et capitaux propres. La proportion de capitaux propres et de dette au passif de l’entreprise est un positionnement stratégique qui traduit le compromis nécessaire entre la solidité face aux difficultés et le coût des ressources financières. Le montant des capitaux propres donne une simple indication comptable. Les investisseurs boursiers actualisent cette indication en fixant à ces capitaux propres, chaque jour, une valeur boursière, appelée capitalisation boursière en fonction des perspectives de rentabilité de l’entreprise : c’est la valeur de marché de l’entreprise.

Les comptables appellent  valeur d’entreprise  la valeur totale des actifs. Cette valeur inclut la valeur des fonds propres mais aussi la partie des actifs qui est financée par des dettes. Lors d’une transaction, le repreneur versera aux actionnaires la valeur des fonds propres, immédiatement. Puis, dans les années qui suivent, il reversera progressivement aux banquiers la valeur des actifs financés par la dette. En ne revenant que très brièvement sur le principe des comptes consolidés, l’objectif est de présenter la situation financière d’un groupe de sociétés comme si celles-ci ne formaient qu’une seule entité juridique. Le principe de base est de substituer à la valeur comptable des titres détenus par la société consolidante la quote-part des capitaux propres des filiales correspondant à ces titres.

Ce faisant, le principe consiste à ré-évaluer périodiquement la valeur des sociétés contrôlées par la société consolidante puis de déterminer la part revenant aux minoritaires. Il n’existe aucune définition unique des capitaux propres. En effet, cette notion peut prendre une signification différente en fonction des analyses et des référentiels comptables utilisés. De la même façon, les écarts de réévaluation et les écarts de mise en équivalence sont supprimés.

Parce que les fonds propres représentent le gage des créanciers, le Législateur a prévu le respect de règles strictes. Il s’agit du fait que les pertes constatées dans les documents comptables rendent les capitaux propres inférieurs à la moitié du capital social. Il ne s’agit donc pas uniquement de la perte de l’exercice, mais du cumul des pertes des exercices précédents. Dans un tel cas de figure une procédure stricte doit être respectée : Il convient de se référer au code commerce qui dispose en son article L. 223-42 qu’il est nécessaire de mettre en œuvre des actions visant à garantir la situation financière de l’entreprise.