Carl Einstein 1885-1940. Itinéraires d’une pensée moderne PDF

Carl Einstein 1885-1940. Itinéraires d’une pensée moderne PDF est également peintre de décors et costumes de ballets et de théâtre, graveur, illustrateur et écrivain. Salué comme le pionnier d’un nouvel art, le fauvisme, avant la guerre de 1914, il s’oriente après 1918 vers un réalisme au classicisme renouvelé où s’exprime son goût du théâtre et des lettres qui en fait une des figures majeures de l’entre-deux-guerres.


Découvreur de l’art africain, théoricien majeur de l’art moderne dont il publia la première somme, lucide et audacieuse, dès 1926 dans L’art du XXe siècle, écrivain d’avant-garde dans Bebuquin ou les dilettantes du miracle (1912, Carl Einstein exerça également une médiation culturelle de premier plan entre la France et l’Allemagne. Personnalité très connue du monde des arts et des lettres tant à Berlin qu’à Paris, il signa de multiples contributions dans les revues allemandes, en particulier dans celle de son beau-frère Franz Pfemfert Die Aktion. Il cofonda Documents à Paris en 1929 avec Georges Bataille et Michel Leiris et participa aussi pleinement à la réalisation du film Toni de jean Renoir en 1934. Ami des cubistes et de leur marchand D.-H. Kahnweiler, lié avec les talents les plus représentatifs de son époque, il se caractérisa toujours par son esprit de pionnier. Il opéra des croisements féconds entre divers domaines du savoir humain et sut constituer de riches réseaux de sociabilité dans l’Europe du moment. Intellectuel engagé dans toutes les luttes de son temps, combattant de la liberté en Espagne, il chercha sa vie durant à faire coïncider idées et réalité, art et existence.
Cet ouvrage est le premier à explorer l’ensemble des itinéraires intellectuels qu’emprunta Carl Einstein en ces débuts fascinants du XXe siècle. Il s’appuie sur l’analyse des œuvres, de très nombreux documents inédits, des correspondances, des souvenirs recueillis auprès des derniers contemporains de Carl Einstein tels D.-H. Kahnweiler, Louise et Michel Leiris, Maria Jolas.

Premier Salon d’automne, 1903, couverture du catalogue. André Derain est placé dans une famille nourricière à Orgeval. Il commence à peindre vers 15 ans alors qu’il termine ses études secondaires au lycée Chaptal. Jeunes peintres démunis avec Vlaminck, ils partagent un atelier dans la Maison Levanneur à Chatou. Il effectue son service militaire entre 1901 et 1904.

Il rencontre le poète et critique Guillaume Apollinaire qui dédicacera un poème dans son recueil Alcools. Publié dans L’Illustration, 4 novembre 1905,  Les Fauves. Derain rejoint Matisse à Collioure en 1905. En 1906-1907, il est bouleversé par la découverte des arts  primitifs  à Londres et commence avec Vlaminck à collectionner ce que l’on appelle, alors, l’ art nègre .

En étroite relation avec Matisse, il poursuit sa réflexion sur les liens entre décoration et expression. Derain assumeront l’éducation de sa nièce Geneviève, née en 1919. Mme Derain organise la vie et supporte les aventures de son mari André. En 1906, Derain séjourne à l’Estaque où il travaille avec Braque.