Catherine de Sienne : L’audace de la parole au service de l’Eglise PDF

Catherine de Sienne portant sur son catherine de Sienne : L’audace de la parole au service de l’Eglise PDF la couronne d’épines, tenant un crucifix et une fleur de lys. Née à Sienne, elle y grandit et désire très tôt se consacrer à Dieu, contre la volonté de ses parents. Elle rejoint les sœurs de la Pénitence de saint Dominique et y prononce ses vœux.


La vie de Catherine de Sienne, mystique, visionnaire et prophète, a beaucoup frappé l’imagination. Femme pleine d’audace par ses prises de parole et vraiment hors catégorie par ses expériences mystiques, elle a été particulièrement attentive à toutes les questions – politiques, sociales, ecclésiales et familiales – de son temps. Pendant sa courte existence, elle n’a cessé de désirer donner effectivement sa vie pour le salut des hommes, la santé et la vitalité missionnaire de l’Église. Le livre de Marie-Vincent Bernadot offre aux lecteurs une très bonne initiation à l’expérience et à la mission de sainte Catherine de Sienne par une présentation de son action et une lecture directe de ses œuvres, citées largement : le Dialogue, ses très nombreuses lettres et ses Oraisons témoignant d’une intimité authentique avec le Christ. On comprend pourquoi cette fille de saint Dominique a été déclarée docteur de l’Église par le pape Paul VI.

Très vite marquée par des phénomènes mystiques comme les stigmates et le mariage mystique, elle se fait connaître. Elle accompagne l’aumônier des dominicains auprès du pape à Avignon, en tant qu’ambassadrice de Florence, ville alors en guerre contre le pape. Son influence auprès du pape Grégoire XI joue un rôle avéré dans sa décision de quitter Avignon pour Rome. Le grand schisme d’Occident conduit Catherine de Sienne à aller à Rome auprès du pape. Elle meurt le 29 avril 1380, épuisée par ses pénitences. La dévotion autour de Catherine de Sienne se développe rapidement après sa mort.

Elle est canonisée en 1461, déclarée sainte patronne de Rome en 1866, et de l’Italie en 1939. Elle est aussi la sainte protectrice des journalistes, des médias, et de tous les métiers de la communication, en raison de son œuvre épistolaire en faveur de la papauté. Catherine de Sienne est l’une des figures marquantes du catholicisme médiéval, par la forte influence qu’elle a eue dans l’histoire de la papauté. Elle est à l’origine du retour du pape d’Avignon à Rome, et a effectué ensuite de nombreuses missions confiées par le pape, chose assez rare pour une simple religieuse au Moyen Âge.

Elle a également fortement influencé Rose de Lima. Ses écrits — et principalement Le Dialogue, son œuvre majeure qui comprend un ensemble de traités qu’elle aurait dictés lors d’extases — marquent la pensée théologique. Elle est l’un des écrivains ayant la plus grande influence dans le catholicisme, au point qu’elle est l’une des quatre seules femmes à être déclarées docteur de l’Église. La vie de Catherine se déroule dans un contexte de grands changements à la fin du Moyen Âge en Europe et particulièrement en Italie. L’apparition de nouvelles cités influentes marque l’émergence d’un monde nouveau avec la disparition progressive de la féodalité.

Cette opposition et l’échec de la bulle papale conduisent à l’exil de Rome : le pape se réfugie en Avignon en 1309, créant une rupture dans la papauté qui continue à être présente à Rome. De plus, la peste noire qui apparaît en 1347 et ne disparaît qu’en 1441, marque profondément la société européenne, faisant de nombreuses victimes et produisant des bouleversements importants. D’après les confidences de Raymond de Capoue, elle a sa première apparition vers l’âge de 6 ans, lorsqu’elle marche avec son frère Stefano dans les rues de Sienne. Cette expérience renforce la ferveur de Catherine. L’éducation religieuse qu’elle reçoit est constituée de lectures d’histoires de saints, d’ermites ou des pères du désert. Vers l’âge de 7 ans, Catherine fait vœu de chasteté, selon son biographe Raymond de Capoue. Chambre de la maison natale de Catherine de Sienne dans la maison-sanctuaire.