Chamanisme au quotidien PDF

C’est un démon qui prend la forme d’une femme pour séduire un homme durant son sommeil et ses rêves. Les succubes chamanisme au quotidien PDF Lilith et ont pour mode d’action la séduction des hommes.


Envie de trouver une nouvelle harmonie ? Le chamanisme vous aide à mieux vivre votre quotidien. Sens du sacré, respect, retour à la nature, unité du corps et de l’esprit : les principes de base de cette pensée mis à la portée de tous. Basé sur des situations concrètes, le livre vous invite à mettre en pratique les leçons du chamanisme dans votre vie quotidienne. Vous apprendrez à gérer petit à petit vos difficultés en développant vos ressources intérieures : à la maison, dans votre environnement, en famille, en amour, seul, en compagnie. De précieuses clés pour être mieux avec soi et les autres.

Des légendes racontent que le succube prendrait l’apparence d’une femme défunte et, faisant croire à la résurrection de celle-ci, s’accouple avec son bien-aimé. Une autre dit que les succubes punissent les hommes pour leur traîtrise en les charmant puis en les abandonnant. Le succube est de nature ambivalente, puisqu’il est à la fois redouté et désiré. Le terme succube vient du mot latin succuba qui signifie  concubine . Une autre étymologie le fait dériver du latin classique sub,  sous , et cubare,  coucher  :  qui couche sous  ou  être couché sous . Sculpture de succube sur un encorbellement en bois d’une auberge anglaise, suggérant que le lieu a peut-être servi de lupanar. Dans la mythologie antillaise, le succube porte le nom de dorlisse, dorlis ou encore dorliis.

Aussi appelé l’homme au bâton, il serait plutôt un incube. Au Maghreb, on les appelle al Djinns al ‘achiq, ce qui signifie  le djinn ou le démon amoureux qui habite le corps d’une personne , ils sont mariés dans le monde des rêves avec la personne possédée. En Côte d’Ivoire, il existe une croyance en des femmes de nuit ou maris de nuit, esprits qui prendraient l’apparence de l’être aimé ou désiré pour s’accoupler avec une personne pendant son sommeil. Cela peut aller jusqu’à empêcher la victime d’éprouver le moindre intérêt pour des personnes de chair et d’os. Ces thèmes, considérés comme néfastes et démoniaques en règle générale, n’en sont pas moins des formes à caractères initiatiques dans les sociétés traditionnelles. Le vampirisme, dans sa version féminine, présente à certains égards une thématique commune à celle du succube, notamment ceux de la séduction, de la dévoration et de la mort.

Les créatures féminines au caractère bénéfique, comme les dryades et les nymphes peuvent également être rattachées au succube, du fait de l’ambivalence de sa nature, et, comme il sera vu plus bas, du fait de leurs parentés à certaines traditions chamaniques. Des créatures divines partageant ce statut de  femme fatale , à la fois séduisante, protectrice et dangereuse, se retrouvent dans la mythologie égyptienne, avec la troublante déesse-chatte Bastet. En effet, on retrouve dans les deux l’allégorie de la féminité et de la séduction, mais également de la cruauté. La croyance qu’il existe des unions entre des déesses ou des divinités et des hommes n’est pas nouvelle. Dans l’ouvrage de Balthazar Bekker en 1694 où  pendant 130 ans qu’Adam s’abstint du commerce de sa femme, il vint des diablesses vers lui, qui en devinrent grosses, qui accouchèrent de diables, d’esprits, de spectres nocturnes, de fantômes . Dans les traditions chamaniques, où il est souvent question d’une alliance surnaturelle et de rapports sexuels entre la fille de l’esprit de la forêt et le chaman. Un jour je dormais sur mon lit de souffrances lorsqu’un esprit s’approcha de moi.

Elle me dit « Je suis l’áyami de tes ancêtres, les chamans. Tu seras mon mari et je serai ta femme. Je te donnerai des esprits qui t’aideront dans l’art de guérir. Si tu ne veux pas m’obéir, tant pis pour toi. Les Maîtres et les Maîtresses des Abassy du monde supérieur ou inférieur apparaissent dans les rêves du chaman, mais ils n’entrent pas personnellement en relations sexuelles avec lui : c’est réservé à leurs fils et à leurs filles.

Dans le chamanisme des Bouriates de Sibérie, l’esprit de la forêt est représenté par le Grand Cerf. C’est lui qui donne la chance à la chasse, c’est-à-dire que c’est lui qui pourvoit les chasseurs en gibiers. Pour le chaman, il existe une véritable union maritale avec elle, un mariage surnaturel, conjointement à son union terrestre. Elle peut apporter le gibier pour le chasseur et l’enseignement pour le chaman. Mais elle apporte aussi la folie et la mort pour le chasseur qui se laisse trop envahir par elle, et la mort pour le chaman s’il refuse de s’unir à elle. Bien que les relations sexuelles avec l’esprit féminin de la sur-nature pendant les rêves soient une constante dans le chamanisme sibérien, l’élément important est celui de l’initiation du chaman par celle-ci. C’est elle qui, esprit protecteur principal, choisissant le chaman, donnera à celui-ci les esprits auxiliaires qui lui obéiront et l’assisteront.

Lilith comme un succube de la plus belle espèce. Bien que la notion de sexualité ne soit pas évidente, il existe manifestement, dans la Vita Nuova de Dante, une relation de type succubique, entre Dante et Béatrice. Les fées ne sont pas étrangères à cette conception du succube. Dans l’amour chevaleresque médiéval, Evola pense que  La Dame  est plus une femme de  l’esprit  qu’une femme réelle. Le chevalier s’y consacrait et la servait jusqu’à sa mort.