Chardin, la chair et l’objet PDF

Les éoliennes accroissent-elles les émissions de CO2 ? Un vent de chardin, la chair et l’objet PDF souffle sur l’éolien outre-Manche.


Lundi 9 janvier, un rapport publié par le think tank britannique Civitas a relancé le débat entre les pro et anti-turbines. L’objet du litige : cette énergie censée être propre et renouvelable se révèlerait en réalité chère et inefficace en termes de réduction des émissions de CO2 comparée au nucléaire ou au gaz. Il n’existe pas de justification économique à l’énergie éolienne , conclut sans ambages l’étude du cercle de réflexion indépendant, qui recommande au gouvernement britannique d’abandonner son projet de construire 32 000 turbines d’ici 2020, faute de quoi le pays serait incapable de remplir ses objectifs de réduction des émissions de CO2. Trois rapports menés par des experts notoirement anti-éolien, note le journaliste du Guardian Leo Hickman, qui a décrypté l’étude de Civitas avec l’aide des internautes. Si le cercle de réflexion maintient ses assertions, les ONG contre-attaquent.

Alors, quels sont les arguments économiques pour et contre ? Comme le vent est une source d’énergie ni fiable ni régulière, les turbines doivent être couplées avec une source d’électricité disponible immédiatement. Construire des turbines produit du dioxyde de carbone, surtout pour l’offshore qui nécessite des structures massives. Il faut environ dix-huit mois de fonctionnement pour compenser ces coûts énergétiques, estime le rapport de Kees Le Pair. Et chaque éolienne doit être remplacée tous les 12 à 30 ans. Leur réparation a aussi un coût, de même que leur connexion au réseau électrique. 82 euros pour le nucléaire, 117 pour le gaz et 135 pour le charbon.

Le coût est aussi écologique, estime quant à lui Kees le Pair. Le chercheur hollandais a estimé qu’un parc éolien de 300 MW, fonctionnant pendant 21,5 heures lors d’une journée normale en termes de vent, a nécessité la consommation de 47 150 m3 de gaz naturel, provoquant une émission supplémentaire de 117,9 tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Un rapport établi par l’agence économique Bloomberg en novembre 2011 soutient que la performance des parcs éoliens s’est améliorée tandis que leurs coûts ont baissé. Robert Gross, directeur du Centre de recherche britannique sur l’énergie.

Les émissions de carbone liées à la construction et au maintien des parcs éoliens sont faibles comparées à celles entraînées par le fonctionnement des centrales de combustibles fossiles , poursuit Robert Gross. Ainsi, les prix imbattables du nucléaire font fi du démantèlement des centrales ou de leur amélioration ainsi que de la gestion des déchets. Cette entrée a été publiée dans Climat, Energie. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien. 361 commentaires à Les éoliennes accroissent-elles les émissions de CO2 ? Il est exact que l’énergie éolienne est faible, diluée et aléatoire ce qui impose de vastes réseaux électriques complexes à maîtriser. C’est pourquoi l’énergie élienne est et restera marginale et coûteuse.

D pour augmenter le pourcentage ! Je dit pas qu’il ne faut le faire, je dit qu’il faut pas fantasmer sur la place de cette filière. Quand je lis ça, je ne peux y croire! Pour combler les creux de production avec du nucléaire, il faudrait m’expliquer comment on démarre une tranche de 500 en moins d’un jour? L’avenir de l’énergie, quoi qu’on en dise, comprend aussi très certainement l’éolien. Peut-être de façon marginale mais il s’agit de concevoir un mix-énergétique  flexible et le plus sobre possible.

Bref, accuser telle ou telle source de production d’énergie alors qu’il s’agit de savoir si cette source peut avoir un rôle dans le  mix-énergétique , où, comment, pourquoi, c’est un peu court et un brin dogmatique à mes yeux. La plupart des gens qui parlent d’énergie ou d’électricité ne font que se balancer des arguments à la figure, le plus souvent à moitié vrais seulement. Leur but est de marquer des points, jamais de convaincre sur le fond. Résultat : le débat n’avance pas.