Citoyenneté, planification et gouvernement urbains aux Etats-Unis PDF

Ces citoyenneté, planification et gouvernement urbains aux Etats-Unis PDF sont récentes et structurées en réseaux. Leur poids économique est considérable pour le pays.


La gestion des villes sera vraisemblablement un des problèmes majeurs du XXIe siècle. Face à ces préoccupations et aux dangers qu’elles pourraient engendrer, les villes des États-Unis ont été les premières à devoir prendre promptement des décisions. Certaines ont adopté des modes de planification nouveaux. L’auteur s’appuie sur les exemples de Seattle, San Diego et San Francisco pour analyser les mécanismes, les enjeux et les perspectives en même temps que les limites et les risques de ce mode d’organisation.

Elles connaissent des difficultés liées à l’immigration, aux mutations sociales et à la mondialisation. Les critères pour définir les espaces urbains sont très complexes : tout d’abord, depuis 1900, une ville compte plus de 2 500 habitants agglomérés. 1950 pour désigner un groupe de comtés autour d’une ville de plus de 50 000 habitants. Dans l’État de New York par exemple village est employé pour des hameaux et des regroupements ruraux.

Les villes coloniales sont dépendantes de la métropole sur les plans politique, administratif et économique. Sur la côte est, les treize colonies britanniques d’Amérique du Nord se développent en gardant des liens avec l’Angleterre. Les institutions et la vie économique sont aux mains des élites marchandes ou militaires. Il n’existe aucune noblesse seigneuriale, à la différence de l’Europe. En Nouvelle-Espagne, les colons fondent des bourgs qui se développent aux carrefours des pistes. Enfin, en Louisiane française, c’est aussi la fonction d’échanges qui stimule la croissance urbaine.

Les autorités françaises aménagent des forts autour desquels grandissent des bourgs. La seule grande ville est alors La Nouvelle-Orléans. La Willis Tower à Chicago est le deuxième plus haut gratte-ciel du continent américain. La constitution des villes par blocs permet de reconstruire un quartier indépendamment de la ville. Les usines s’installent sur les cours d’eau de la moitié est. Les infrastructures de transport deviennent un élément déterminant de la croissance urbaine : New York voit sa population augmenter fortement après le percement du canal Érié. Pour Chicago, c’est l’ouverture du canal Illinois-Michigan en 1848 qui permet aux bateaux circulant sur les Grands Lacs de rejoindre le Mississippi.

Le deuxième facteur d’extension urbaine est l’immigration : les villes de la côte Est sont les portes du Nouveau Monde. Ces immigrants venus d’Europe s’entassent dans des quartiers bien souvent insalubres, les tenements. Les anciens esclaves noirs du vieux sud, libérés des tâches agricoles par la mécanisation, partent pour les villes du Nord-Est et se rassemblent dans les ghettos. L’urbanisation du pays s’accompagne d’un mouvement de création de municipalités, appelé incorporation. La fondation d’un nouveau pouvoir local est soumise au vote des deux tiers de la population concernée. Elle donne lieu à la rédaction d’une charte. Stimulée par l’invention de l’ascenseur et par l’utilisation de l’acier et du béton, cette architecture devait répondre au défi posé par le manque de place et la cherté des terrains.