Cliniques méditerranéennes, N° 85, 2012 : La pensée magique PDF

En raison de l’accès limité au réseau Internet, le projet avance lentement. Internet, et le rythme de croissance des publications s’accélère. Parallèlement, en 1978, le Conseil des Arts du Canada créé Canadiana, un organisme sans but lucratif visant la préservation du patrimoine canadien cliniques méditerranéennes, N° 85, 2012 : La pensée magique PDF à sa mise en ligne. En 1993, John Mark Ockerbloom crée Online Books Page.


L’humanité, écrit Freud, a produit, au cours des temps, trois systèmes de pensée ou trois grandes visions du monde : l’animisme (mythologique), la religieuse, la scientifique. Parmi elles, la première créée, celle de l’animisme, est peut-être la plus conséquente et la plus exhaustive. C’est un système de pensée qui permet de concevoir à partir d’un seul point le tout du monde comme «un unique ensemble cohérent» {Les Nouvelles conférences) et qui laisse des traces dans la superstition, dans le fondement de notre parler et de notre croire, voire de notre philosopher.

Ce numéro propose d’analyser le statut métapsychologique de la magie, de réfléchir sur le lien de la toute-puissance de la pensée à la régression, la projection, le refoulement, l’inquiétante étrangeté et le principe du plaisir. Du primitif à la Renaissance, des pratiques chamaniques à l’islam, la pensée magique sera abordée à partir des différents points de vue : anthropologique, religieux, psychanalytique et psychopathologique.

Coordination : Houria ABDELOUAHED – Laurie LAUFER

Ont participé à ce numéro : Paul-Laurent ASSOUN – Thamy AYOUCH – Fréderique-F. BERGER – Isée BERNATEAU – Livio BONI – Roseline BONNELLIER – Nafissa BOUKERCHE-DELMOTTE – Sylvain BOUYER – Paulo-Roberto CECCARELLI – Serge COTTET – Daniel DERIVOIS – Vincent ESTELLON – Florent GABARRON-GARCIA – Mireille GUITTONNEAU – Ludovic ISSARTEL – Marie JEJCIC – Sydney LEVY – Chantal LHEUREUX-DAVIDSE – Cristina LINDENMEYER – Silvia LIPPI – Pierre LORY – Remy POTIER – François RICHARD – Manuel RODRIGUES-MARTINS – Louis RUIZ – Claire SQUIRES –

Contrairement au projet Gutenberg, ce projet cherche à répertorier et réunir différents textes numériques anglophones déjà publiés, au sein d’un point d’accès unique. En 1995, Jeff Bezos crée Amazon. La presse, dans son sens large, commence alors à se mettre en ligne. De son côté, Brewster Khale fonde Internet Archive. En 1997, la Bibliothèque nationale de France crée Gallica. En 2000, le logiciel de lecture Mobipocket est créé. Le Gemstar ebook devient alors la première tablette de lecture numérique officielle.

En 2001, Adobe Flash Player lance son premier logiciel gratuit qui permet la lecture de fichiers numériques. L’année 2001 marque enfin la création du premier smartphone. En 2004, la compagnie Sony produit sa propre tablette. En 2007, Amazon commercialise Amazon Kindle, ou Kindle, qui permet à l’entreprise de se spécialiser dans la lecture numérique, alors qu’elle se concentrait jusque là sur l’édition numérique. 2008, la qualité de lecture sur l’écran des liseuses s’améliore considérablement.

De nombreux éditeurs commencent dès lors à distribuer, sous format électronique, des livres tombés dans le domaine public. Au même moment, pour une question de coûts et de rentabilité, certains éditeurs commencent à publier leurs auteurs de cette manière. C’est la  transposition à l’identique d’un livre papier en version numérique . Le livre numérique homothétique respecte les limitations physiques du livre malgré l’absence de ces limitations dans un environnement numérique. Il s’agit de la forme la plus répandue et de la première à être apparue. Ce type de livre vient compléter la version imprimée grâce aux avantages que permet le format numérique, tant sur le plan de la forme que du contenu.

Ainsi, par les possibilités d’enrichissement quasi infinies de l’œuvre qu’il admet, le type enrichi est de plus en plus exploité. Marcoux écrit qu’il s’agit du livre  créé par ou pour le numérique , c’est-à-dire que le livre originairement numérique a été pensé en fonction du format numérique et de ses potentialités techniques. Pour cette raison, il possède une forte hypertextualité, mais il est plus récent et moins commun que les précédents. La plateforme Scalar est une plate-forme qui permet l’édition de livres augmentés. Elle a été conçue en 2009 par L’Alliance for Networking Visual Culture.

Le livre numérique doit être lisible. Le livre numérique doit être manipulable. Pour cela, il faut que l’on puisse indexer son contenu et effectuer des recherches. Plus on crée de livres applications, plus il est difficile de les indexer et de créer des outils d’indexation. Le livre doit être citable et ce, de façon simple. Plusieurs dispositifs mis en place dans différents environnements et reposant sur des logiques différentes ont été développés. Maniabilité physique et technique Physique: L’œuvre écrite  complète  de Victor Hugo éditée chez Jean-Jacques Pauvert représente 40 millions de caractères.

Une simple carte SDHC de 32 Go permet donc d’emporter partout avec soi environ 2 000 collections de textes de cette taille. Technique: Un passage donné d’un ouvrage, lorsqu’on en connaît un mot spécifique, se retrouve rapidement même si le document ne possède pas d’index. Accessibilité pratique et commerciale Pratique: Par rapport à la forme classique qu’est le livre imprimé, le livre numérique présente, pour les personnes handicapées, l’avantage d’une meilleure accessibilité. L’édition numérique dans les pays en développement. Selon cette étude, le livre numérique constitue un réel atout pour le développement des pays émergents et ce, sur les plans éducatif et économique. Kulesz soutient que les pays comme l’Inde, le Brésil et la Chine doivent tirer leur épingle du jeu pour s’approprier les nouvelles technologies occidentales.