Comment (ne pas) devenir parisien PDF

Cet article est le premier volet d’une série de deux. Première difficulté : ne pas bloquer comment (ne pas) devenir parisien PDF roue1.


  • Vous vivez sur une autre planète ? (c’est-à-dire au-delà du périphérique)
  • Vous venez d’emménager à Paris et observez avec effarement et fascination les mœurs des indigènes ?
  • Le parisianisme vous fatigue ?
  • Ou bien, au contraire, vous êtes un autochtone de la « plus belle ville du monde », et revendiquez votre appartenance avec fierté ?

Ce livre est fait pour vous ! Dans cette toute nouvelle édition revue et augmentée, découvrez, page après page, les conseils qui vous mèneront pas à pas (… ou pas) dans la peau du parfait habitant de la capitale française. De la façon de marcher à celle de se marier, des attitudes au vocabulaire, apprenez tous les secrets des Parisiens, afin de mieux intégrer cette étonnante et merveilleuse espèce !

En bonus, cet anti-guide de la capitale vous propose les points de vue des auteurs de Bobos de merde, d’Arthur H, Nadège Winter, Miss.Tic, Yannig Samot, Anne Marivin, Thomas Lélu, Pauline Lefèvre et Nicolas Ullmann.
Ainsi qu’un test pour savoir quel Parisien sommeille en vous !

 

Attention, être Parisien requiert une sévère dose de travail et de motivation !

Quel est l’intérêt de l’ABS ? Le freinage est l’un des aspects les plus délicats de la conduite d’un deux-roues. Si votre moto ou scooter possède l’ABS, voire le freinage couplé, le problème se pose beaucoup moins. Pourquoi est-il si difficile de  bien  freiner ? Le  motard moyen  reste très loin d’être capable d’optimiser la capacité de freinage de sa moto. D’autant plus que par manque d’entraînement, sa réaction sera la plupart du temps induite par la surprise, voire par la peur. Car ne rêvez pas : ce n’est pas l’exercice de  freinage d’urgence  enseigné lors de la préparation à l’examen plateau du permis moto qui apprend à bien freiner !

C’est tout, sauf un freinage d’urgence ! J’enfonce une porte ouverte, mais c’est pour bien souligner un point important : la très grande majorité des motards ne sait pas freiner  correctement  ! Si la roue avant est bien droite, il est possible de  rattraper le coup  en soulageant la pression sur le levier, en relâchant le frein pour permettre à la roue de repartir en rotation. A basse vitesse, si on réagit vite, il est encore possible de sortir le pied pour rattraper l’équilibre avant que le poids de la machine penchée ne se fasse trop sentir. Mais si on est surpris, que la réaction va trop tard ou qu’on est déjà incliné, le déséquilibre et la chute sont inéluctables. Un blocage de la roue arrière porte moins à conséquence.

Il suffit de relâcher le frein pour que le deux-roues se remette de lui-même dans son axe. Mais tout ça se contrôle facilement, la moto restera en ligne. Si la moto est penchée, l’arrière va déraper, chercher à  passer devant , partir à gauche ou à droite. C’est plus compliqué à rattraper, mais possible. Dans tous les cas, une roue arrière bloquée sur de l’asphalte ne freine plus ou mal : elle ne possède plus d’adhérence, elle glisse, sans freiner le véhicule. Non seulement elle ne freine plus, mais la perte d’adhérence entraîne également la perte de la capacité directrice.

Une roue avant bloquée signifie une impossibilité de modifier la direction de la moto. Et si vous devez un jour effectuer un freinage imprévu et puissant, vous mesurerez l’intérêt de disposer d’une moto avec système anti-blocage ABS. Examinons les raisons du risque de chute lors d’un blocage de roue. D’abord, une moto repose sur des pneus étroits : le point de contact entre le pneu et la route ne dépasse pas quelques centimètres carrés.

Ensuite, lors d’un gros freinage, la suspension arrière de la moto va se délester et la fourche va s’enfoncer : c’est ce qu’on appelle le transfert de masse. La majeure partie du poids de la moto et du pilote, augmenté de la force d’accélération, va s’exercer sur ces quelques centimètres carrés de gomme. Là normalement, vous êtes en train de vous dire que cela fait tout de même beaucoup de circonstances où l’adhérence est dégradée et où on risque un blocage de roue. Si votre moto est dotée d’un ABS, pas de question à se poser : vous écrasez les freins, le système fait le boulot.

Vous avez des roulettes sur le côté de votre machine, vous ? Alors là où la moto de démonstration se met en travers, vous tomberez. Pour en savoir plus, lire l’article Le freinage ABS de série en 2016. Car croyez-moi, un  vrai  freinage d’urgence sera par définition non contrôlé ! Si vous n’avez pas d’ABS, soit vous percuterez, soit vous tomberez, voire les deux. Tout ce que vous pouvez espérer sur un freinage d’urgence sans ABS, c’est d’avoir assez d’entraînement et de réflexes pour sentir le blocage et relâcher votre freinage.

Mais cela entraînera fatalement un allongement de votre distance d’arrêt. Il n’est pas étonnant dans ces conditions que la perte de contrôle d’un deux-roues se produise essentiellement lors des phases de freinage. Certes, savoir freiner permet de diminuer considérablement les risques d’accident. Mais il est encore plus sûr de savoir anticiper sur les situations à risque pour ne pas avoir à effectuer un freinage violent. En résumé : on adopte généralement la valeur de deux secondes pour le temps global de perception-réaction, quelle que soit la vitesse. C’est d’ailleurs cette dernière valeur qui est adoptée aux États-Unis.

Vous donner les moyens d’anticiper vous permettra d’éviter d’avoir à pratiquer un freinage d’urgence toujours délicat ! Et vous n’aurez pas à le faire parce que vous aurez respecté trois règles. La première règle est la moins souvent appliquée : garder un espace libre devant soi suffisant pour s’arrêter. Pour cela, on essaie de se ménager une distance de sécurité. Si ce n’est pas possible, on se dé-ca-le ! Un deux-roues moteur ne doit JAMAIS rouler dans l’axe du véhicule qui le précède.