Connaître le pays basque: Labourd, Basse Navarre, Soule PDF

Basques , c’est-à-dire des premières populations ayant peuplé la zone appelée aujourd’hui Pays basque. Cet article traite de ces trois aspects à travers différentes études sur l’origine des Basques accompagnées d’éléments sur la linguistique et la génétique. Certaines de ces études peuvent se recouper. D’un point de vue linguistique, la connaître le pays basque: Labourd, Basse Navarre, Soule PDF basque fait l’objet de débats récurrents et différentes hypothèses ont été développées sur son origine.


Par ailleurs en 2018 ont été publié les travaux d’Eñaut Etxamendi, comparant pour la première fois le basque avec les langues indo-européennes. Le basque a été longtemps considéré comme un isolat, toutefois parmi les travaux récents effectués sur cette langue les auteurs Michel Morvan et Eñaut Etxamendi la rattachent à des groupes définis. Les principaux travaux sont listés ci-dessous. Cette thèse est celle d’Eñaut Etxamendi Gueçainburu, linguiste et auteur basque.

Ses analyses mettent en évidence l’importante proximité de l’euskara avec beaucoup de langues indo-européennes très anciennes et souvent très lointaines du Pays basque telles que le grec ancien, l’arménien, le sanskrit, etc. Ces travaux s’éloignent ainsi des schémas de pensée habituels qui font de cette langue un isolat. Je suis effectivement le seul linguiste à avancer cette thèse, et pour cause. Antoine Meillet, Émile Benveniste, Pierre Chantraine, André Martinet, Claude Tchekhoff. On se gardera d’oublier que l’on peut attribuer au hasard une ressemblance isolée, mais non un ensemble de faits connexes.

Ce constat ne peut pas résulter, selon lui, du seul emprunt du basque aux langues environnantes. D’une part, nous pensons que l’emprunt, même à grande échelle, ne peut expliquer ces « coïncidences multiples » et, d’autre part, l’on a guère signalé à ce jour, de migrations en provenance de la Méditerranée orientale vers notre pays aux dimensions restreintes : Grecs, Arméniens et Indo-iraniens sont à grande distance de l’aire basque. Eñaut Etxamendi réfute le caractère exclusif de certains particularismes généralement attribués à la langue basque. Enfin, le stock lexical irréductible de l’euskara – si cela signifie sans racines communes – ne nous est pas apparu à ce jour. De par la comparaison systématique qu’il a faite dans ses travaux entre le basque et les langues indo-européennes, tant au niveau du vocabulaire que de la construction grammaticale, Eñaut Etxamendi confirme la très grande ancienneté de l’euskara. En effet, beaucoup de noms de techniques et d’outils, attestés au Néolithique, sont déchiffrables par cette langue.

Parmi les nombreux exemples qu’Eñaut Etxamendi cite pour illustrer sa démarche scientifique il rapproche le terme basque EZAGUNARAZI  faire connaître  avec le grec διά. Selon lui l’erreur est d’avoir voulu rattacher le basque à une famille de langues traditionnelle bien délimitée. La présence également en slave pourrait être substratique. D’un point de vue grammatical et typologique, ils comparent les objets en langues agglutinantes et ergatives, et avec le même système déclinatif. Mais on sait que convergence typologique n’implique pas ipso facto parenté génétique.

Merritt Ruhlen rattache le basque au groupe des langues sino-caucasiennes lui-même rattaché à la super-famille des langues dené-caucasiennes. Pour le rattachement du basque à la famille dené-caucasienne, Ruhlen cite les travaux de Bengtson et Trombetti comme étant les principaux chercheurs ayant mis en lumière ce lien. Merritt Ruhlen explique également que les dené-caucasiens sont isolés entre eux par les autres groupes de langues eurasiatiques arrivés postérieurement. Sur le plan génétique, il dit que pris au niveau mondial le groupe bascophone ne se différencie pas suffisamment des autres européens pour constituer un isolat génétique. Les langues ne font pas l’amour , dit-il pour expliquer des différences linguistiques que l’on ne retrouve pas dans les gènes.

Shevoroshkin font entrer le basque dans cet ensemble. Le déné-caucasien, très large, réunit notamment, en plus du basque et du caucasien, le chinois et le na-déné. Or, une parenté entre le chinois et le caucasien est réfutée par des linguistes tel Laurent Sagart, spécialiste du chinois archaïque. La proximité linguistique entre le basque et les langues kartvèles a été combattue par plusieurs linguistes, tel Larry Trask, bascologue renommé.