Considération sur le fonctionnement du système nerveux PDF

Traitements neurochirurgicaux de la douleur chronique M. I – INTRODUCTION Au cours des vingt dernières années, les connaissances sur les mécanismes de la douleur chronique ont connu d’importantes avancées. Par voie de conséquence, les méthodes neurochirurgicales à considération sur le fonctionnement du système nerveux PDF antalgique et leurs indications se sont profondément modifiées, respectivement dans le sens d’une vaste multiplicité et d’une plus grande sélectivité.


Considération sur le fonctionnement du système nerveux, par le Dr Rames
Date de l’édition originale : 1876
Appartient à l’ensemble documentaire : Auvergn1

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Les méthodes conservatrices de neurostimulation ont acquis une place importante dans certaines douleurs d’origine neuropathique. La morphinothérapie intrathécale s’est avérée utile pour le contrôle de certaines algies cancéreuses. Enfin les techniques ablatives -en devenant plus sélectives dans leurs effets- ont gardé droit de cité pour le traitement de certaines douleurs de mécanismes bien précisés et topographiquement limitées. En réalité elle agirait aussi par un effet de masquage -sinon de réel blocage- des influx nociceptifs transitant le long de ces nerfs. La stimulation peut être portée au voisinage de la structure nerveuse dont dépend le territoire douloureux, c’est à dire que les nerfs stimulés sont superficiels.

Le mécanisme de la douleur neuropathique est celui d’une désafférentation périphérique ou d’un névrome. Les meilleures indications sont donc les douleurs secondaires aux lésions traumatiques des nerfs périphériques et aux amputations. Mais, étant donné son caractère non-invasif, la stimulation transcutanée mérite d’être essayée en première intention dans la plupart des douleurs chroniques d’origine neurologique localisées. Les électrodes sont considérées en bonne place lorsque la stimulation évoque, pour une faible intensité, des paresthésies dans la totalité du territoire du nerf stimulé. Lorsque les structures à stimuler ne sont pas superficielles, les électrodes sont mises en regard de la zone douloureuse elle-même. Chez les amputés, les électrodes sont placées de part et d’autre du moignon. Pour les lésions nerveuses périphériques, les électrodes sont placées en regard de la partie proximale du tronc du nerf.

Pour les lésions radiculaires et les zonas, la stimulation ne peut qu’être distale au niveau du métamère douloureux. Pour les atteintes du plexus brachial, les électrodes sont placées au niveau du creux sus-claviculaire. Une période de test percutané et externalisé de trois à six jours peut être utile, en particulier dans les indications « limites ». Les complications de la méthode sont rares : déplacement secondaire de l’électrode necessitant une réintervention ou infection.

C’est le cas pour les douleurs de topographie céphalique ou lorsque les voies lemniscales sont lésées, c’est à dire lorsque les lésions siègent au niveau de la moelle ou sont radiculaires proximales, entre la moelle et le ganglion spinal. Les tentatives de stimulation médullaire sont alors, dans ces cas, inutiles. MethodeL’électrode de stimulation, en règle multipolaire, est mise en place par voie stéréotaxique selon des repères strictement définis. Une période de test durant laquelle les connections de l’électrode restent externes permet de juger de l’efficacité de la méthode avant l’implantation définitive du boitier de stimulation.