Contraception et sexualité. PDF

Pour contraception et sexualité. PDF annuaire national des chirurgien. Les règles, en avoir ou pas ?


Existe-t-il un traitement pour faire « revenir les règles » ? Pilule, cancer, tabac et âge des utilisatrices – quels sont les risques, exactement ? Le refus de contraception est un acte criminel ! J’ai arrêté ma contraception il y a quelques semaines et je ne suis toujours pas enceinte. Comment s’y retrouver, parmi toutes ces pilules ? Pilule « Jasmine » : à ne pas utiliser n’importe comment ! Peut-on se retrouver enceinte en prenant la pilule, sans l’avoir oubliée ?

La direction canadienne des produits thérapeutiques en a prévenu les médecins du Canada fin 2002. Voici l’avertissement adressé aux prescripteurs canadiens depuis 2002. On pouvait donc lire cet avertissement sur mon site un an après sa publication en ligne au Canada ! Mais il est un autre risque dont personne ne parle, qui est beaucoup plus fréquent, probablement, et passe très certainement inaperçu.

France à être utilisée comme contraception. Parce que les effets contraceptifs de DIane 35 n’ont pas été mesurés et comparés au long cours avec ceux des pilules qui contiennent un progestatif « classique ». Il faut rappeler en effet que dans les contraceptions hormonales, c’est le progestatif qui est contraceptif, pas l’estrogène. Or, le « progestatif » de Diane est surtout un « anti-androgène ». Autrement dit : il diminue les effets des androgènes sur les tissus féminins et ainsi atténue l’acné, la pousse des poils, la séborrhée, etc. Mais son effet sur le bloquage de l’ovulation n’est pas connu exactement. Il est possible qu’il soit surtout important chez les femmes ayant une « hyperandrogénie » importante – mais pas chez les autres.

Diane avaient pour instruction de dire aux femmes d’utiliser EN PLUS des préservatifs car l’effet contraceptif n’était pas assuré. Au cours de ma carrière au centre d’interruption de grossesse, j’ai vu de nombreuses femmes arriver en me disant qu’elles s’étaient retrouvées enceintes sans avoir oublié leur pilule. Diane ne devait pas être prescrite comme contraception au long cours. Ce n’est pas la pilule elle-même qui est en cause, mais l’effet d’une pilule donnée sur l’ovulation d’une femme donnée. Si la femme est très jeune et la pilule peu dosée, le risque d’ovulation est fort. Les femmes repartaient en choisissant souvent de changer de pilule, parfois de garder Diane en prenant des précautions supplémentaires – prise continue, par exemple ou, si elles avaient des relations sexuelles occasionnelles, utilisation de préservatif.

En tout cas, elles choisissaient en connaissance de cause. C’est un événement naturel, physiologique, qui peut survenir MALGRE la prise de Diane. Et il n’est donc pas comptabilisé par les centres de pharmacovigilance comme étant un accident. Si le fabriquant suggère qu’il vous protège d’une grossesse ou d’une MST ou, simplement, s’il omet de vous dire le contraire, il y a escroquerie. Rien de tel pour Diane 35. Diane 35 comme un contraceptif similaire aux autres.

Informées que leur contraception n’était peut-être pas assurée, de toute façon, leur perspective était autre. On leur avait fait porter une double responsabilité, indue. Mais l’absence d’information loyale, la prescription inconsidérée, l’absence de respect des indications officielles, le refus d’entendre qu’il peut y avoir grossesse sans oubli de comprimé – tout cela concourt, encore une fois, à montrer que les bonnes pratiques de contraception guidées par le respect pour les femmes sont encore loin d’être la norme, en France. Combien de femmes se sont retrouvées enceintes parce qu’elles prenaient Diane en faisant confiance à leur contraception ? Combien se sont entendu dire qu’elles étaient seules responsables de cette grossesse ?

Mais on est en droit de penser qu’il y en a eu beaucoup plus encore que de femmes ayant subi un AVC grave. Et le fait qu’une grossesse ne soit pas considérée comme un « accident » n’est pas une consolation. Dans « Le point » du 27 janvier 2013, le laboratoire dit que le risque « thrombo-embolique » de Diane est clairement évoqué et que Diane ne doit être prescrite que « contre l’acné ». Dans le même article, le laboratoire précise que « Diane 35 est un médicament approuvé en France par les autorités de santé publique dans le traitement de l’acné chez les femmes et n’est pas indiqué en France en tant que méthode de contraception ». On ne saurait être plus clair et plus hypocrite.

C’est surtout une manière de se dédouaner en disant : « Si votre médecin vous prescrit Diane comme n’importe quelle contraception, et si vous êtes enceinte, c’est de sa faute, pas de la nôtre. Pilule, cancer, tabac et âge des utilisatrices – quels sont les risques, exactement ? Comment s’y retrouver, parmi toutes ces pilules ? Que coûtent la pose et le retrait d’un implant contraceptif ?