Conversations avec une archiduchesse PDF

Elle naît dans le quartier du Marais au 11 bis rue Elzévir, à deux pas de la rue de Thorigny où elle installe bien plus conversations avec une archiduchesse PDF son premier théâtre. Ce quartier parisien est celui de sa famille depuis sept générations. Elle perd sa mère très tôt et son père la met en pension.


Quel rapport entre une chaussette qui a perdu sa compagne et la géologie de la région de Grenoble ? Entre les équations détat des gaz et un bouquet de fleurs ? Aucun, pensez-vous ? Et pourtant, lhumour offre à la connaissance une légèreté quand la description brute de faits physiques ou mathématiques la rend rébarbative. En route pour le « Génipark » pour « danser avec la lumière ». Imaginés au hasard des pérégrinations de lauteur en Europe, les textes rassemblés dans ce nouvel opus raviront le lecteur par leur fraîcheur et leur impertinence. Toujours aussi érudit et déconcertant, Bernard Guy nous promène de sujets sérieux en balades oisives, mais ne perd jamais le fil. Celui de sa pensée, aiguisée comme la lame, et brûlante comme la flamme. Elle nest jamais là où on le penserait.

En 1939, à 16 ans, elle rencontre Maurice Clavel qui dirige ensuite le réseau de la Résistance d’Eure-et-Loir. Nogent-le-Rotrou et de Chartres en 1944. En 1945, elle se fait remarquer pour son interprétation d’une pièce de Federico Garcia Lorca, La Maison de Bernarda Alba. Interprétant par la suite la pièce de Tennessee Williams, Été et fumées, elle se lie à Léonor Fini qui débute alors dans la création de décors de théâtre. Le cinéma, par l’intermédiaire de Robert Bresson, l’avait sollicitée dès 1943 pour jouer dans Les Anges du péché.

En 1955, Agnès Varda, alors photographe au TNP, réalise son premier film, un des premiers manifestes de la Nouvelle Vague. Désormais séparée de Maurice Clavel, Silvia Monfort partage la vie du réalisateur Jean-Paul Le Chanois et participe à ses films. Durant les années soixante, Silvia Monfort se passionne pour la décentralisation culturelle en partant sur les routes avec Jean Danet et ses Tréteaux de France. Chaque soir, ils jouent sous un chapiteau dans une ville différente. Sans cesse en tournée théâtrale, elle écrit une à plusieurs fois par jour à son compagnon Pierre Gruneberg. Griffonnés sur le coin d’une nappe, au dos d’un programme de théâtre ou sur du papier à en-tête d’un hôtel, réactions, mots d’amour et anecdotes s’enchaînent. Danielle Netter, assistante à la mise en scène, ajoute :  Les Tréteaux de France, extraordinaire outil de théâtre qui nous a donné l’occasion de présenter Sophocle et autres poètes dramatiques devant les locataires des HLM, et d’entendre un soir une spectatrice, à l’issue d’Électre, déclarer à Silvia :  C’est aussi beau qu’un western !

Durant presque un demi-siècle, que ce soit avec les Tréteaux, dans les festivals, dans les théâtres privés et plus tard dans ses Carrés, Monfort explore le répertoire théâtral de l’antique au contemporain. Elle joue dans des pièces et des adaptations théâtrales de Maurice Clavel comme L’Île aux chèvres et La Terrasse de midi. Gérard Philipe, dont je fus la Chimène, avait pour habitude de répondre que son rôle préféré était le prochain. Pour moi, celui que je joue me comble. Quelles merveilleuses relations entre un acteur et son personnage.

Ils se voient tous les jours, mais ils savent aussi que ce n’est pas pour toujours, alors il faut mettre les bouchées doubles. Mais enfin, cela ne m’empêche pas de connaître de belles histoires avec celles qu’on n’épouserait pas. De toutes les héroïnes, celle peut-être qui m’exalta le mieux fut la reine des Amazones, Penthésilée. Lorsqu’elle se croit vaincue par Achille, elle refuse de le suivre dans son royaume. C’est chez elle qu’elle le voulait roi. Lorsque la mise en scène requiert des costumes contemporains, Silvia Monfort confie la création de ses habits de scène à la créatrice de mode parisienne Lola Prusac.