Correspondance du ministre de l’Intérieur relative au commerce: aux subsistances et à l’administration générale PDF

Ses habitants sont appelés les Sénans. Vieille et la tourelle de la Plate sont visibles au premier plan, et l’île de Sein à l’arrière-plan. Elle fait partie d’une arête granitique dont la partie immergée se prolonge sur 25 km vers le large et forme la barrière de correspondance du ministre de l’Intérieur relative au commerce: aux subsistances et à l’administration générale PDF appelée la chaussée de Sein.


Correspondance du ministre de l’Intérieur relative au commerce, aux subsistances et à l’administration générale (16 avril-14 octobre 1792) / publiée et annotée par Alexandre Tuetey
Date de l’édition originale : 1917
Collection : Collection de documents inédits sur l’histoire économique de la Révolution française

Ce livre est la reproduction fidèle d’une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d’une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d’un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d’un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

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Cette chaussée s’interrompt un peu au-delà du phare d’Ar-Men. L’est de l’île est occupé par le port et le bourg où est regroupé l’ensemble des habitations. L’île est bordée principalement par des plages de galets et de sable qui constituent un rempart fragile contre les tempêtes. Des digues ont donc été construites pour éviter sa  destruction  pure et simple. L’île de Sein vue du phare.

L’île a une surface de seulement 0,5 km2 et est basse, son altitude moyenne de 1,5 mètre. Située non loin d’un axe important de navigation commerciale entre la Manche et l’Atlantique, elle a été le témoin de nombreux naufrages de navires venus s’échouer sur sa barrière de récifs. L’Île de Sein est composée d’une assise granitique recouverte de roches sédimentaires. Le granit qui forme le sous-sol profond n’est pas homogène. Le vent est tout-puissant à Sein : ni arbre ni buisson, une haie maigre. Les petits champs entourés de murets coupe-vent, où les paysannes cultivaient autrefois l’orge et les pommes de terre, sont laissés à l’abandon. Les rares terres de Sein sont envahies de ronces et de broussailles.

Là où les murets de pierre tiennent encore, des soucis fleurissent à l’abri, au printemps les pâquerettes ont des tiges. Afin de protéger les maisons sénanes des rafales chargées de sable, l’espace entre les façades a été calculé au plus étroit. Qui voit Groix, voit sa croix. Qui voit Ouessant voit son sang. Qui voit Sein voit sa fin. Qui voit Groix voit sa joie. De tout temps, l’île de Sein, en raison de sa petitesse et de sa platitude, a été menacée par l’érosion marine, voire par la submersion.

Le journal du Père Maunoir évoque une tempête qui se serait produite vers 1638 :  Les habitants de ce lieu ont été à la veille d’être submergés, une partie des maisons furent renversées par la mer et remplies d’eau . En 1756, en raison de la coïncidence d’une tornade avec une grande marée, la mer faillit engloutir toute l’île, et le duc d’Aiguillon incita alors en vain les Sénans à abandonner leur île, à nouveau envahie par la mer en 1761 lors d’une grande marée. Une autre tempête les 22 et 23 novembre 1822 renverse 115 m de la digue, les muretins servant de clôture aux terres labourées dans la partie sud de l’île et submergé les trois-quarts des terres labourables. Un raz de marée survient en 1830, obligeant les habitants à se réfugier sur le clocher et les toits. L’île est à nouveau submergée pendant une douzaine d’heures en 1836.