Correspondance et papiers d’Etat : Tome 2, 1652-1657 PDF

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« Pour ce qui est de M. Talon, je n’ai pas cru que ce fût un homme à s’y abandonner entièrement, mais seulement à le ménager pour éviter, dans une occasion pressante, les extrémités ; et enfin, je l’estime du nombre des serviteurs tièdes, qui, dans les grands coups du rétablissement de l’autorité royale, ne mériterait pas d’être excepté, mais duquel on peut tirer quelque avantage tant que les affaires demeureront en l’état où elles sont. Pour les pratiques du cardinal de Retz, Votre Éminence sait bien que je n’en suis guère informé, ne visitant presque personne que mes affaires ne m’y obligent. Je puis seulement assurer Votre Éminence que les plus éclairés du parlement craignent la paix, voyant bien que l’autorité qu’ils usurpent incessamment ne peut pas se soutenir si le Roi était déchargé d’une guerre étrangère ; et j’estime que le Premier Président est le chef de ceux qui sont dans ce sentiment. »

La bilbiothèque et les collections de la S. Pour les membres de la S. Recueillies par Pierre Champion et Michel François, publiées par Jacqueline Boucher. Plus de 800 lettres conservées couvrent les derniers dix-huit mois du règne de Henri III, l’une des périodes les plus tragiques de l’histoire de France. La huitième guerre de Religion s’étendait à tout le royaume, le souverain était chassé de Paris, l’État s’effondrait. L’exécution des Guise fut alors un coup de théâtre, suivi d’une volée de lettres où le roi n’invoquait ni la justice ni la vengeance, mais la légitime défense et la nécessité d’État. Les lettres les plus familières montrent enfin une personnalité sentimentale, rare au XVIe siècle.

Le dernier Valois, incompris de ses contemporains, a prêté le flanc à la propagande contre son caractère et ses actions. C’est ce qui a rendu possible son assassinat et a brouillé son souvenir jusqu’à nos jours. A cet ensemble s’ajoutent plus de 300 missives complétant les précédents volumes ou de date incertaine, portant le total de l’édition à plus de 8 400 lettres. BROWN, « Réflexions sur Philippe le Bel ». TOUREILLE, « Violences de guerre et populations civiles : Un document inédit relatif à la famille de Jeanne d’Arc : la rémission royale de Jean de Vouthon ». RICHARD, « Sic verba non valuerunt, nisi pro sponsalibus ?

Publié par Kathleen Daly avec la collaboration de Gillette Labory. Mathieu Thomassin en 1456, le Registre delphinal porte les fruits de la longue carrière d’un officier dauphinois dans une période agitée par la guerre civile, l’invasion anglaise et le redressement de la monarchie française. Le texte est établi d’après l’un des trésors de la bibliothèque municipale de Grenoble, ms. S’y ajoutent des extraits du Breviere des anciens droys, honneurs et prerogatives du Daulphiné de Viennoys par le même auteur, qui aident à comprendre l’évolution de sa pensée politique et historique. L’introduction examine la carrière, les ouvrages et la pensée de Mathieu Thomassin comme historien et serviteur des dauphins. Correspondance du cardinal Jean DU BELLAY.

Publiée par Rémy Scheurer, Loris Petris, David Amherdt et Nathalie Guillod-Falconet, avec la collab. Au total, ce sont quelque 2 000 lettres et mémoires rédigés entre 1527 et 1559 qui sont désormais à la disposition des chercheurs, éclairant d’un jour nouveau tant les événements politiques et diplomatiques que l’histoire culturelle, artistique et littéraire. Publiées par David Buisseret et Bernard Barbiche. 1750-1768, livre de compte mais aussi histoire de sa famille, ou plutôt de sa fortune et de ses alliances, qui constitue un témoignage précieux sur la vie de la noblesse de robe au temps des Lumières. Conseiller au parlement de Paris, l’auteur doit à l’héritage de son grand-oncle Jean-Baptiste de Gaumont, intendant des finances immensément riche, son patrimoine et notamment la seigneurie du Saussay près de Corbeil, dont le château tient une grande place dans ses préoccupations : Bragelongne se présente lui-même comme un magistrat peu zélé mais amateur éclairé d’architecture. Il n’en participe pas moins aux mouvements d’opposition qui dressent le parlement contre la politique de Louis XV, ce qui lui vaut d’être exilé en Auvergne : la description de cette province occupe dès lors une bonne partie du manuscrit.

Si les enfants de Bragelongne ne connurent pas le destin prospère auquel les destinait Gramont, la famille a été illustrée par de brillants militaires sous la Révolution française et l’Empire. Le chateau, aujourd’hui encore propriété des Bourbon-Busset, issus de la descendance de Bragelongne par les femmes, constitue comme un conservatoire lignager qui a peu changé depuis le XVIIIe siècle. Le marquis de Bouillé, officier général, est un acteur important de la guerre de l’indépendance des Etats-Unis. Nommé au début de l’année 1777 au gouvernement général de la Martinique et autres colonies françaises des îles du Vent, il prépare habilement l’engagement des hostilités, entre autres en montant un réseau d’espions, en accueillant les corsaires américains et en fournissant des armes aux révoltés. De tels succès demandent non seulement des capacités militaires mais aussi de bonnes aptitudes à la gestion administrative et financière dont la conduite est détaillée dans ces Mémoires.

L’édition, préparée par l’auteur, a été interrompue par son décès, mais le manuscrit, soigneusement conservé par la famille, est reproduit intégralement dans le présent livre. Publiée par Rémy Scheurer, Loris Petris, David Amherdt et Nathalie Guillod. Ce volume compte quelque 340 lettres et mémoires, dont près des trois quarts adressés à une quarantaine de correspondants, surtout le roi Henri II et le connétable Anne de Montmorency. Dès son quatrième séjour à Rome, à partir de 1553, Jean du Bellay est constamment mêlé aux affaires politico-religieuses du pontificat de Jules III. Souvent seul cardinal français présentà Rome et de facto protecteur des affaires de France, il intervient au-delà de l’attribution des bénéfices ecclésiastiques pour défendre les intérêts du roi et s’impliquer dans les relations avec les États italiens, allant jusqu’à offrir ses mules pour ravitailler Sienne assiégée.

C’est un acteur de l’Histoire que continue de révéler cette correspondance, en même temps qu’un collectionneur passionné d’antiquités et, dans le genre épistolaire, un véritable écrivain. Faisant suite au recueil de lettres royales de pardon de 1565-1566, le corpus des lettres concernant l’Anjou dans les deux dernières décennies du XVIe siècle est original à plus d’un titre. Portant sur une période que laisse dans l’ombre l’enregistrement interrompu de ces documents par la chancellerie royale, il couvre toute la guerre de la Ligue, et notamment les cinq années où les institutions royales furent transférées à Tours. Fondé sur un registre du présidial d’Angers, il permet aussi de mieux connaître les pratiques de l’entérinement, notamment la proportion des suppliants déboutés et les mesures visant à contrôler le pardon des nobles locaux en les renvoyant devant un parlement. Une autre innovation institutionnelle, un pardon spécifique aux homicides involontaires, témoigne d’une réflexion neuve sur la différence entre homicide et meurtre. La présentation du contexte local et l’identification des protagonistes permettent d’aller plus avant dans la compréhension des conflits évoqués. Plusieurs lettres, en particulier, jettent un jour nouveau sur des personnages déjà connus des historiens, comme le fameux voyageur Jacques de Villamont ou des femmes ayant mis en œuvre des formes remarquables de charité.

Publiée par Rémy Scheurer, Loris Petris et David Amherdt, avec la collab. Entre le début de 1549 et le départ du cardinal pour la France en juillet 1550, ce volume compte quelque deux cents lettres et mémoires, dont les trois quarts sont adressés à une trentaine de correspondants : principalement Henri II et Anne de Montmorency, dans une moindre mesure Charles de Guise ainsi que des familiers de Jean du Bellay. Grâce à la bonne conservation de l’ensemble des minutes et de la plus grande partie des lettres destinées au roi et au connétable, c’est le témoignage peu altéré d’un observateur attentif et d’un acteur fort impliqué qui est mis au jour pour la fin du pontificat de Paul III et le début de celui de Jules III. Par endroits, elles laissent aussi paraître, sous le serviteur du roi, l’individu avec ses espoirs et ses désillusions, ses élans et son abattement, notamment lorsqu’il est atteint par la maladie ou menacé par la disgrâce. Qu’elle influence la politique ou dévoile l’intime, la plume de Jean Du Bellay, douée d’évidentes qualités littéraires, témoigne du monde complexe de la Renaissance. Lettres de HENRI III, roi de France. VII : 21 mars 1585-31 décembre 1587.

Recueillies par Pierre Champion et Michel François, publiées par Jacqueline Boucher. Près de mille cinq cents missives de la partie la plus tumultueuse du règne constituent ce septième volume de l’édition. La prise d’armes de la Ligue remit en question tous les espoirs et les efforts du roi. Il dut révoquer les édits permettant l’existence de deux cultes.

Il travailla à regagner les mécontents en faisant appel à leur fidélité. Le succès remporté par Henri III en dispersant ces troupes étonna les contemporains. Guise, et d’avoir vaincu par la grâce de Dieu, non par son mérite. A Paris, le souverain rentra dans une ville gagnée à la Ligue, agitée par les prédicateurs, et seul le soulèvement de la capitale allait l’empêcher de poursuivre sur sa lancée. Ces lettres démentent plus que jamais les historiens du XVIIe siècle qui, pour magnifier son successeur, ont campé le dernier Valois en roi fainéant et frivole, luxurieux et corrompu.