Cours D’Economie Politique: Fait Au College de France. La Monnaie… PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Joseph-Désiré Mobutu naît à Lisala en 1930. Son cours D’Economie Politique: Fait Au College de France. La Monnaie… PDF, Albéric Gbemani, cuisinier pour un magistrat colonial de Lisala, meurt alors qu’il a 8 ans.


Il est de fait élevé par son grand-père et son oncle. Il poursuit ses études dans une école catholique. 20 ans, il est enrôlé dans la Force publique à Luluabourg. En juillet 1960, il devient secrétaire d’État du gouvernement indépendant de Patrice Lumumba. En tant que colonisé et ex-soldat de la Force publique, Mobutu représente ce qu’aime l’administration belge, il sait les caresser dans le sens du poil comme avec l’arrestation de Lumumba mais il sait aussi qu’il a besoin du soutien des populations congolaises et c’est ainsi qu’il fait de Lumumba le héros national, le premier martyr de l’indépendance économique et c’est en son nom que les toutes puissantes entreprises minières belges sont nationalisées en 1966. Le 2 juin 1966, la population a pu mesurer toute la détermination de Mobutu qui fit pendre sur la place publique 4 anciens ministres accusés à tort de complot : Alexandre Mahamba, Jérôme Anany, Emmanuel Bamba ainsi que l’ancien Premier ministre Évariste Kimba. Ce jour-là, la population a cessé d’acclamer Mobutu, tout le monde a eu peur.

En 1969, il fait écraser une révolte estudiantine. Les cadavres des étudiants abattus sont jetés dans des fosses communes et 12 étudiants sont condamnés à mort. L’université est fermée pendant un an et ses 2000 étudiants enrôlés dans l’armée où, selon la télévision nationale,  ils apprennent à obéir et à fermer leur gueule. Mobutu avec le prince Bernhard des Pays-Bas en 1973.

Il instaure un régime autoritaire à parti unique,  le Mouvement populaire de la Révolution  et en devient le maréchal-président en 1982. Les premières années, le régime est très bien vu sur le plan international, la personnalité affable du maréchal-président et les ressources naturelles du pays aidant un peu. Le Zaïre est alors considéré comme un exemple pour toute l’Afrique. Les investisseurs étrangers se précipitent sur les ressources naturelles dont le Zaïre est richement pourvu. Au fil du temps, les méthodes du régime et le non-respect des droits de l’homme le déconsidèrent aux yeux des démocraties. Ayant basé le développement du Zaïre sur le modèle d’une économie rentière, Mobutu ne peut qu’en constater les inconvénients lorsque se produit une subite chute des cours du cuivre. Les finances publiques étant d’un coup exsangues, Mobutu lance le Zaïre dans une politique de  zaïrianisation  de l’économie.

En tant que pion des Américains face au communisme progressant, Mobutu envoie en 1975 face à la retraite militaire soudaine des Portugais en Angola, ses troupes pour soutenir le FLNA contre la guérilla du MPLA qui a déjà pris Luanda, la capitale. 20 000 soldats cubains débarqueront néanmoins très rapidement au secours de Neto et repousseront les troupes de Mobutu. En 1986, une grave crise économique secoue le Zaïre et accentue une crise politique et une révolte latente, entre un peuple qui a faim et un chef multi-milliardaire mégalomane qui a utilisé la corruption comme mode de gouvernement. Mais c’est l’inattendue fin de la guerre froide avec la chute du mur de Berlin qui va achever le régime mobutiste. Privé de ses généreux soutiens extérieurs qui le soutenaient comme  rempart au communisme  depuis son accession au pouvoir, Mobutu se retrouve en quelque sorte isolé face à son opposition intérieure. En 1989, il publie Dignité pour l’Afrique ? La conférence nationale organisée à l’occasion devient un véritable tribunal populaire dénonçant les dérives flagrantes du système mobutiste.