Décret concernant l’admission au commandement des bâtiments du commerce PDF

Cette école est située à La Flèche dans le département de la Sarthe dans la région des Pays de la Loire, dans décret concernant l’admission au commandement des bâtiments du commerce PDF Maine angevin. Tableau de Frans Pourbus le Jeune représentant Henri IV, fondateur à La Flèche du collège des Jésuites qui porte son nom.


Décret concernant l’admission au commandement des bâtiments du commerce… (signé : Napoléon. [30 janvier 1857.])
Date de l’édition originale : 1876
Sujet de l’ouvrage : Second Empire (Actes Administratifs)
[Acte. 1857-01-30]

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Henri IV, fondateur à La Flèche du collège des Jésuites qui porte son nom. Le vieux château féodal de la ville, actuel château des Carmes, étant trop vétuste et sans confort, Françoise d’Alençon fait construire un nouvel édifice. En 1550, après la mort de la duchesse d’Alençon, son fils Antoine de Bourbon hérite de ses possessions. En janvier 1604, le collège accueille ses premiers élèves et les cours sont donnés par des professeurs venus du collège jésuite de Pont-à-Mousson.

Dès sa première année, le collège de La Flèche connaît un certain succès et compte près de 1 000 élèves. Article détaillé : Collège Henri-IV de La Flèche. En mai 1607, Henri IV signe à Fontainebleau l’édit de fondation du collège de La Flèche, dans lequel il fixe le programme d’enseignement de l’établissement. Au lendemain de la mort d’Henri IV, Guillaume Fouquet de La Varenne rappelle à la reine la promesse du roi de léguer son cœur au collège. Il atteint le nombre de 1 800 élèves en 1626. Comme dans les autres collèges de la compagnie, l’enseignement est dispensé gratuitement et en latin. La prospérité du collège ne le prive pas d’un certain nombre de conflits.

Guillaume leur avait laissées par testament. Devant l’intransigeance des Jésuites, René et ses gentilshommes prennent les armes, ce qui entraîne la fermeture du Collège pendant plusieurs jours. Un arrêt du parlement de Paris du 6 août 1761 ordonne la fermeture des établissements tenus par les Jésuites et les condamne par ailleurs à la sécularisation et à la vente de leurs biens. En 1764, le duc de Choiseul, ministre de la guerre transforme le collège en une  École de cadets , également appelée  École militaire préparatoire . En 1767, l’université de Paris obtient le droit d’inspection et de juridiction sur l’école de La Flèche. En 1776, le comte de Saint-Germain, nouveau ministre de la guerre, décide la suppression de l’école militaire de Paris et de son annexe de La Flèche.

Le collège connaît à nouveau la prospérité et les importants revenus des pères Doctrinaires leur permettent d’entreprendre un certain nombre de travaux. La période révolutionnaire condamne peu à peu l’établissement. En 1790, les preuves de noblesse à l’entrée sont supprimées. L’année suivante, les deux abbayes de Mélinais et de Bellebranche, les prieurés et les propriétés du collège sont vendus comme biens nationaux.

Pendant la période révolutionnaire, les bâtiments du collège connaissent des affectations diverses. Les grandes salles sont transformées en hôpital et en maison de convalescence, une fabrique de salpêtre est installée dans les communs, ainsi qu’un atelier de cordonnerie pour l’armée. 1795, la municipalité réunit quelques élèves dans un pensionnat, qu’elle confie à quatre anciens professeur du collège des Doctrinaires. En 1797, le département lui accorde l’autorisation de créer une  école centrale supplémentaire . Les élèves sont reçus au Prytanée national militaire depuis l’âge de huit ans jusqu’à douze.

Les parents doivent les destiner au service militaire. Pour être admis, les enfants doivent savoir lire et écrire, avoir une notion des déclinaisons, des conjugaisons et des quatre règles de l’arithmétique. Ils restent au Prytanée jusqu’à dix-huit ans. Les demandes d’admission sont adressées au ministre de la guerre. Les parents qui demandent des places de pensionnaires, ajoutent à ces pièces un certificat du préfet de leur département, pour justifier qu’ils sont en état de payer la pension.

Saint-Cyr, et y sont entretenus aux frais de l’État. Les autres sont placés dans les régiments, avec le grade de sous-officier. Les élèves sont instruits dans leurs devoirs religieux par un aumônier attaché au Prytanée. Dans tous les instants de la journée, ils sont surveillés par des officiers et des maîtres d’études qui ne les abandonnent jamais à eux-mêmes. Le maire de La Flèche Charles-Auguste de Ravenel et son conseil municipal adressent à l’Empereur une notice historique et descriptive du Collège terminée par une supplique.

L’empereur y répond favorablement et décide de transférer le Prytanée à La Flèche. Le nombre de places est fixé à 400, dont 200 places gratuites aux frais du gouvernement, réservées de préférence à des fils de militaires sans fortune, et 200 places de pensionnaires. Pierre Crouzet, directeur du Prytanée de Saint-Cyr, assure le transfert des élèves du Prytanée français de Saint-Cyr à celui de La Flèche. Dès le 10 avril 1814, le conseil d’administration du Prytanée se rallie à la Restauration. En juillet, tous les élèves étrangers sont rendus à leur pays, et l’école d’artillerie est immédiatement supprimée.

En novembre 1830, le maréchal Gérard, ministre de la guerre, propose la suppression de l’école de La Flèche afin de recruter les élèves de l’École spéciale de Saint-Cyr directement dans les régiments, après un an de service. Peu après l’avènement du Second Empire, l’établissement recouvre son appellation de  Prytanée . Dès le début de la guerre franco-allemande de 1870, l’ensemble du personnel militaire de l’établissement rejoint les différents corps d’armée. Alors que 86 d’entre eux s’enrôlent dans l’armée, les élèves du Prytanée se distinguent dans les combats contre les Prussiens quand ceux-ci arrivent à La Flèche le 19 janvier 1871.

Laissez le Prytanée, fermez ses portes, faites ce que vous voudrez de ses vastes bâtiments et de ses immenses jardins, et placez ses pensionnaires embataillonés dans vos lycées ordinaires, à proximité de leur famille. Le 1er juin 1901, sur la sollicitation des élus sarthois, le président Émile Loubet rend visite au Prytanée, avant d’inaugurer le service de distribution d’eau potable de la ville de La Flèche. Bien que le président de la république ait promis le maintien du Prytanée, les attaques envers l’école ne cessent pas. Le nombre d’élèves baisse considérablement, en raison de l’engagement de certains d’entre eux, tandis que d’autres ont abandonné leurs études pour rejoindre leur famille. Le nombre des candidats à l’admission au Prytanée diminue de moitié entre le début et la fin de la guerre.