Démocratie, citoyenneté et héritage gréco-romain PDF

Ruines du démocratie, citoyenneté et héritage gréco-romain PDF antique de Sparte avec le Taygète en arrière-plan. Péloponnèse, perpétuée aujourd’hui par la ville moderne du même nom de 18 185 habitants.


La connaissance des sociétés grecque et romaine anciennes permet de comprendre la démocratie et la citoyenneté aujourd’hui. C’est dans cette approche que les auteurs de ce livre, qui comptent parmi les plus grands spécialistes mondiaux de ces domaines, analysent ce qu’étaient les sociétés grecque et romaine.

De plus, Sparte est la seule cité de Grèce dépourvue de murailles car d’après Lycurgue,  une ville bien défendue est celle qui est entourée d’un mur d’hommes, et non d’un mur de briques . Il est à noter que jamais une armée étrangère n’a réussi à prendre Sparte avant les Goths en 396, alors que la cité est depuis plusieurs siècles sur le déclin. Carte du territoire de la Cité-État de Sparte dans la plaine de Laconie. Il comprend deux régions principales, séparées par des montagnes.

La frontière nord est plus changeante : victorieuse à la  bataille des Champions  en 545 av. Dinos laconien du Peintre des Cavaliers, 560-540 av. La transition entre cette ancienne ville et la Sparte dorienne s’explique pour les Anciens par le  retour des Héraclides  : Hyllos, fils d’Héraclès, doit fuir le Péloponnèse à la suite des persécutions d’Eurysthée. Le retour des Héraclides a été interprété comme la version mythique d’une invasion des Doriens, un peuple venu du Nord et parlant le grec. Les Spartiates remontent ensuite vers les sources de l’Eurotas, puis se lancent dans la conquête de la Messénie, qui donne lieu à trois guerres dont ils sortent vainqueurs. Sparte apparaît comme la championne de la Grèce face aux Perses pendant les Guerres médiques. Sparte est consacré hégémon de la Grèce et arbitre des libertés du monde grec.

Asseyant son nouveau statut, Sparte installe peu à peu dans toutes les villes grecques des gouvernants à sa solde. Sparte se rallient à eux, donnant l’hégémonie sur la Grèce à Thèbes. L’armée ennemie grossit tant et si bien que la Laconie est pillée par les Thébains et mise à sac sans que les Spartiates n’osent intervenir, chose inédite jusqu’alors. Cette mise à sac matérialise la fin de la suprématie spartiate sur la Grèce. Homoioi entraînent plusieurs réformes menées successivement par Agis IV, Cléomène III puis par l’usurpateur Nabis. Sparte bénéficie du statut avantageux de cité libre et conserve des institutions spécifiques.

Les empereurs romains reconnaissent et utilisent parfois ce prestige, ainsi Lucius Verus et Caracalla ont des contingents de Spartiates parmi les troupes qu’ils mènent contre les Parthes, répétant la lutte passée contre les Perses. Une ville est refondée sur le site en 1834 : c’est la Sparte actuelle. Les citoyens Spartiates ne représentent qu’une faible partie de la population globale de la cité. La première mention fiable est celle que fournit Hérodote : en 480 av.