Des metiers et des hommes t2 : a la lisiere des bois PDF

Les blasons des Sept Lignages de Bruxelles, gravés par Jacques Harrewyn, 1697. Sleeus, Sweerts, Serhuyghs, Steenweeghs, Coudenbergh, Serroelofs, et Roodenbeke, ont formé depuis le Moyen Âge une classe d’hommes ayant le monopole, jusqu’en 1421, au des metiers et des hommes t2 : a la lisiere des bois PDF de l’administration urbaine, des fonctions dirigeantes civiles, militaires et économiques. Cette institution a existé jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.


Maisons successives de Louvain, de Bourgogne que de Habsbourg. Suprême Charité, fondateurs et gestionnaires d’hôpitaux, d’hospices et d’institutions de bienfaisance ainsi qu’en tant que Doyens et Octovirs de la Chambre de Commerce appelée Gilde Drapière, Surintendants du canal de Bruxelles ou responsables des travaux et de l’embellissement public. Les « Lignages de Bruxelles » constituaient ainsi, comme dans plusieurs autres cités européennes dirigées par des Lignages urbains, un type de gouvernance clanique où la capacité d’exercer une fonction publique était subordonnée à l’appartenance, attestée par une preuve généalogique patrilinéaire ou matrilinéaire, à un de ces sept clans ou lignages privilégiés. Ce système ayant existé sans interruption à Bruxelles du Moyen Âge jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, il a laissé de nombreuses traces dans l’histoire urbaine qui ne peut être évoquée sans rappeler cette ancienne organisation de la cité. En effet, il existe en 1306 une charte scellée par Jean II, duc de Brabant, qui promettait de rétablir leurs privilèges tels qu’ils étaient appliqués du temps de leurs ancêtres. Comme dans toute oligarchie, les héritiers des familles lignagères se mariaient souvent entre eux. De sorte que bien vite, nombreux furent ceux qui descendaient de plusieurs lignages.

Durant tout l’Ancien Régime, les Premiers-Bourgmestres, les sept échevins, le premier doyen de la Gilde Drapière, les Capitaines de la Garde bourgeoise, les Trésoriers de la ville et les Superintendants des Serments étaient exclusivement issus des sept Lignages. Les lignages eurent l’exclusivité des charges politiques jusqu’en 1421. En 1421, après les sanglants troubles civils entre les gens des Lignages et les riches bourgeois chefs des Métiers, formés en corporations, ceux-ci purent se grouper en neuf  Nations , regroupant 49 corporations. Toutefois, le nombre des fonctions lignagères resta toujours supérieur à celui des fonctions des Nations de telle sorte que les décisions des Lignages aient toujours la majorité des votes.

Après la fin de l’Ancien Régime le pouvoir des lignages ne disparut pas d’un seul coup, et longtemps encore les descendants des Lignages de Bruxelles ont exercé des fonctions civiles ou politiques importantes dans la cité. L’échevin Herkenbald égorgeant son neveu qui a commis une forfaiture. Il symbolise l’échevin des Lignages dirigeant la cité avec sagesse et justice. Le héros bruxellois Éverard t’Serclaes traîtreusement poignardé par un vassal du seigneur Sweder d’Abcoude.

Il symbolise l’échevin des Lignages défendant la cité avec force contre les ennemis d’au-delà des remparts. Tous les ans le magistrat de Bruxelles était renouvelé à la Saint-Jean d’été. 13 juin, les membres des Lignages se réunissaient pour procéder au vote et pour participer à un banquet solennel. Dans chaque lignage il est distribué autant de boules de cire que de membres présents.